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EPR

Expérimentation pour l’instauration d’un enseignement d’éducation à l’alimentation à l’école

Proposition de loi Adopté en commission
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Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 10
Tous les groupes

Amendements (10)

Art. ART. 2 • 16/02/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, le groupe LFI réitère son opposition au financement de l'expérimentation du dispositif d'éducation à l'alimentation par des dons de personnes physiques ou morales, véritable cache-misère de la déliquescence du service public de l'éducation.

La Macronie en matière éducative s'est particulièrement illustrée ces dernières années par les mesures de coupes budgétaires successives, instrumentalisant la baisse de la démographie scolaire : à titre d'illustration, en raison de l'opposition idéologique du Gouvernement à une politique fiscale plus juste permettant d'augmenter les recettes de l'Etat dans le cadre du PLF 2026, ce dernier prévoit la suppression de 4 018 postes d'enseignants dans le 1er et le 2nd degré (alors même qu’encore récemment, selon un rapport de la Cour des Comptes du 12 décembre 2025, environ 9% des heures de cours ont été perdues dans les collèges publics français en 2023-2024, du fait essentiellement d’absences non remplacées), ou encore un niveau de recrutement insufffisant d'AESH (+ 2 000 ETP) au vu des besoins identifiés (48 726 élèves à la rentrée 2025 qui se sont vus notifiés l’aide d’une AESH, mais qui n’en bénéficiaient pas en raison d’un manque de personnels). Dans ce contexte, faire appel à des dons et du mécénat revient pour l'Education nationale à devoir faire la manche pour financer des politiques qu'elle aurait pourtant elle-même conçue, et prépare un désengagement plus massif de ce dernier des politiques éducatives.

Par ailleurs, le recours aux dons et au mécénat n'est pas sans incidence pour les finances publiques. En effet, ces derniers permettent à leurs auteurs, en raison d'un régime fiscal particulièrement avantageux, de bénéficier de nombreuses réductions d'impôts, ce qui entraîneraît des dépenses fiscales supplémentaires, tout en permettant à certaines entreprises de s'afficher, à moindre frais, comme des acteurs de l'intérêt général. Pour toutes ces raisons, nous demandons la suppression de cette modalité de financement, afin que cette expérimentation ne soit financée que par des fonds publics issus du budget général de l'Etat.

Dispositif

Supprimer l’alinéa 4.

Art. ART. PREMIER • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les professionnels du secteur de l’alimentation des partenaires des régions dans le pilotage de l’éducation à l’alimentation, afin de prémunir les élèves des influences exercées par des groupes de pression. La présence de ce type de groupes est incompatible avec l’objectif de politique publique de l’éducation à l’alimentation, puisque ces groupes, à but lucratif, tenteront d’inciter les élèves à consommer les produits qu’ils vendent, et à les dissuader d’adopter certains comportements pourtant vertueux.
 
Une enquête de Greenpeace de 2018, concentrée sur quatre organisations centrales du secteur de la viande, a recensé plusieurs campagnes visant des enfants afin de les inciter à consommer de la viande ou de les dissuader d’en consommer.
 
Depuis 2006 au moins, Interbev développe des outils pédagogiques sur l’élevage et l’alimentation à destination des enseignant·es et des élèves de la primaire au lycée, dont le
site “Mon assiette, ma planète”, une plateforme de ressources et d’animations gratuites à destination des enseignant·es de l’école primaire au lycée.
 
La BD de la famille Jolipré, financée par Interveb, a été publiée dans “J’aime Lire” en 2017, un des magazines leader sur la cible 7-12 ans. L’organisation l’explique elle-même : « La famille Jolipré va faire passer une information positive et valorisante sur les systèmes d’élevage français dans 7 numéros du magazine “J’aime Lire”. [...] Rappelons que “J’aime Lire” est le magazine le plus lu par les enfants en Europe avec 2 497 000 lecteurs. (…) il est également plébiscité par les enseignants ». Greenpeace fait le constat qu’entre 2016 et 2019, la campagne “À table avec les Jolipré”, déclinée sur série TV, BD et cahier d’activité a touché 999 communes, 4226 restaurants et 508 985 jeunes de 6 à 11 ans. En 2020, la campagne “Let’s talk about pork” d’Inaporc a touché 74 millions de millenials en Europe.
 
 
L’amendement vise également préciser le terme d’« associations » afin que l’enseignement à l’alimentation ne soit pas détourné par des associations visant à influencer négativement les élèves à leurs propres fins et de les inciter à se tourner vers des activités ou modes de consommation qui ne sont pas éthiques ou durables (chasse, pêche…).
 
Cela permet donc de clarifier les objectifs des acteurs associatifs de l’expérimentation de l’éducation à l’alimentation, à savoir la promotion de la santé et la nutrition, et de restreindre l’accès aux élèves à une multiplicité d’associations dont les desseins peuvent n’avoir pas de rapport avec l’alimentation, la santé ou la nutrition.
 
L’amendement permet également d’inclure les associations spécialistes du bien-être animal, qui ont des enseignements riches à apporter aux élèves, notamment en ce qui concerne leur compréhension des modes de production des aliments d’origine animale, de la sensibilité animale et des comportements et impératifs biologiques propres à chaque espèce. Ainsi, les élèves bénéficieront d’une compréhension extensive de ce qu’implique la consommation de produits d’origine animale et des conséquences que cela implique, à la fois pour les animaux mais également pour eux-mêmes et pour l’environnement.
 

Dispositif

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« professionnels du secteur de l’alimentation intéressés »

les mots :

« associations spécialistes de nutrition, de santé et de bien-être animal ».

Art. ART. PREMIER • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement vise à inclure dans les partenaires des établissements d’enseignement supérieur des associations spécialisées et reconnues dans les aspects santé et nutrition de l’alimentation.
 
L’amendement permet également d’inclure les associations spécialistes du bien-être animal, qui ont des enseignements riches à apporter aux élèves, notamment en ce qui concerne leur compréhension des modes de production des aliments d’origine animale, de la sensibilité animale et des comportements et impératifs biologiques propres à chaque espèce. Ainsi, les élèves bénéficieront d’une compréhension extensive de ce qu’implique la consommation de produits d’origine animale et des conséquences que cela implique, à la fois pour les animaux mais également pour eux-mêmes et pour l’environnement.
 

Dispositif

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« ainsi que les associations spécialistes de nutrition, de santé et de bien-être animal ».

Art. ART. 3 • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à inclure dans les enseignements de l’éducation à l’alimentation les apprentissages liés à la durabilité de l’alimentation et à ses impacts sur la santé, notamment en ce qui concerne la nécessité de réduire la consommation de la viande et de végétaliser l’alimentation. En effet, la végétalisation de notre alimentation est indispensable pour notre santé, pour l’environnement et pour le bien-être animal, comme le conçoivent d’ailleurs la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), les recommandations du Haut Conseil pour le climat, du GIEC, de l’ADEME, de l’OMS, de l’INRAE, du CIRC, et de tant d’autres.
 
En effet, la consommation de viande est à l’origine de nombreux problèmes : environnementaux, sanitaires, éthiques. A l’occasion des 40 ans de la première conférence mondiale sur le climat, 11 000 scientifiques venant de 153 nations ont lancé un nouveau cri d’alerte sur le changement climatique, préconisant notamment de réduire notre consommation de viande. En effet, en plus des souffrances animales indicibles qu’elle occasionne, la production de viande est extrêmement polluante (68 % des émissions nationales de méthane, sans compter toutes les externalités négatives de pollution des sols, etc), est mauvaise pour la santé (selon l’OMS en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de coûts de soins de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée ; en 2018, le CIRC classait la charcuterie comme cancérogène avéré pour l’homme, etc)… et doit à ce titre absolument être réduite.
 
Il est impératif que les élèves soient éduqués sur ces aspects d’une importance capitale de l’alimentation, qui concerne leur santé, mais également l’habitabilité de notre planète et les conséquences qu’ont leurs choix de consommation sur des êtres sensibles.
 

Dispositif

À l’alinéa 9, après le mot :

« nutritionnel »,

insérer les mots :

« la végétalisation de l’alimentation ».

Art. ART. PREMIER • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, le groupe LFI souhaite que le dispositif d'expérimentation d'éducation à l'alimentation puisse prioritairement bénéficier aux établissements scolaires volontaires classés en REP et REP+.

En effet, l'éducation à une bonne alimentation joue un rôle essentiel en matière de prévention des risques sanitaires et de lutte contre les inégalités liées notamment à l'apprentissage. Or, cette éducation, qui passe avant tout par un accès pour toutes et tous à la restauration scolaire, n'est aujourd'hui pas toujours assurée. Selon le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge ou HCFEA (« La restauration scolaire : un enjeu majeur de politique publique », 12 novembre 2024), les enfants issus de familles pauvres ont une plus grande probabilité de ne pas recevoir une alimentation suffisante et/ou équilibrée au cours des repas pris en dehors du cadre scolaire, à la maison – ce qui rendent les repas pris à la cantine d’autant plus importants. Mais l’accès à la cantine est marqué par de fortes inégalités : à titre d’illustration, alors que 13% des élèves scolarisés en REP ou REP + viennent à l’école le ventre vide, seuls 43% d’entre eux sont inscrits à la cantine, et ce, notamment pour des raisons financières (soit un recul d’1 point par rapport à 2013, à l’inverse des évolutions constatées dans le public hors éducation prioritaire et dans le privé). Dans le même temps, l'Etat réduit son financement des fonds sociaux pour les cantines, instauré afin que « certains enfants (ne) se trouvent (pas) privés de repas parce que leur famille ne parvient pas à prendre en charge les frais de restauration » : les crédits alloués dans le PLF 2026 ne s’élevait plus qu’à 47 695 815 €, alors qu’ils étaient de 49 044 540 € dans le PLF 2025, et qu’ils atteignaient même en 2018-2019, 59 511 249 €.

Par conséquent, au vu de l'urgence dans laquelle sont plongés certains élèves parmi les plus défavorisés, nous considérons qu'il est indispensable de leur réserver prioritairement le dispositif.

Dispositif

Compléter l’alinéa 1 par la phrase suivante : 

« Les établissements scolaires volontaires classés en réseau d’éducation prioritaire bénéficient prioritairement du dispositif prévu au présent alinéa. »

Art. ART. 3 • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement vise à inclure dans les enseignements de l’éducation à l’alimentation les apprentissages liés à la sensibilité animale et aux comportements propres à chaque espèce, l’éthologie, puisque ces notions sont intimement liées à celle de la consommation responsable, qui renvoie également à la notion d’éthique et de responsabilité environnementale.
 
Il est indispensable d’apprendre aux enfants quel est l’impact de leur alimentation et de leurs choix de consommation afin qu’ils en soient pleinement acteurs. L’éducation étant la matrice des changements des comportements d’une société, il faut informer et éduquer les élèves sur l’importance et la valeur intrinsèque de toute autre forme du vivant, et notamment les animaux. En effet, le bien-être animal prend une importance croissante dans l’opinion publique : d’après une étude réalisée par l’Observatoire de la Fondation 30 Millions d’Amis en 2022, 84% des Français considèrent que le bien-être animal est important.
 
L’enseignement de la complexité de l’intelligence et de l’émotion animale est indispensable au développement scientifique, philosophique et éthique des enfants. Ailleurs en Europe, certains pays ont fait un pas vers l’intégration de l’éthique animale dans les programmes scolaires, notamment en l’intégrant dans le cadre de cours de citoyenneté ou de philosophie (région de la Wallonie, Finlande). La Chaire bien-être animal a réalisé une étude en 2023 portant sur le niveau de connaissance des CM1-CM2 concernant le monde animal et le bien-être des animaux[1] : 24% des élèves seulement ont indiqué l’humain comme étant animal. Cette réponse prouve le manque d’éducation sur notre rapport aux animaux et notre place dans l’écosystème global.
 
En 2013, une étude de l'Association santé environnement France (Asef) démontrait que 40% des enfants ne savaient pas d’où provenaient le jambon et les nuggets, et que près de la moitié d'entre eux ignorait l'origine du steak haché ou du jambon de leur assiette. 
Or il est important de connaître l’origine des aliments que l’on consomme : c’est comme cela qu’on apprend à reconnaître ce que l’on souhaite manger et que l’on décide d’adopter des comportements différents. En effet, en dissimulant la réalité de la viande aux enfants, on leur cache que ce qu’ils mangent sont des êtres sensibles qu’ils adorent caresser et admirer, et on les prive d’un choix qu’ils doivent être libres de faire en tant que consommateurs et citoyens.
C’est d’autant plus important en ce qui concerne les modes de production de la filière de la viande, notamment les conditions de vie et d’abattage des animaux. En France, 50 % des animaux d’élevage sont détenus par 1 % des exploitations, et les 2 000 plus grandes exploitations du pays concentrent 130 millions d’animaux. Avec 3 075 exploitations industrielles, la France est le deuxième pays abritant le plus d’élevages intensifs en Europe selon l’association L214. 80 % des animaux n’ont pas accès à l’extérieur.
 
Or les conditions de vie des animaux dans ce type d’exploitation sont terrifiantes. De nombreuses associations de protection animale documentent et enquêtent rigoureusement sur les pratiques de très nombreuses structures d’élevage où non seulement les animaux ne sont pas placés dans des « conditions compatibles avec les impératifs biologiques » de leur espèce (comme le commande pourtant l’article L. 214-1 du code rural et de la pêche maritime) mais sont également soumis à des tortures inhumaines. Parmi elles, la coupe de la queue des cochons à vif, le broyage des poussins, l’asphyxie…
Dans une enquête réalisée au drone sur plusieurs dizaines de sites et publiée en novembre 2025, L214 illustre l’ampleur de l’élevage intensif en France. Les images révèlent des cochons morts gisant dans une benne tels des déchets dans un élevage d’Auvergne-Rhône-Alpes, d’autres frappés dans un élevage du Grand Est, plus de 2000 bovins enfermés avec leur fumier au sol dans un élevage de Nouvelle-Aquitaine ou encore 3 millions de daurades et bars entassés chaque année dans un élevage de poissons en Provence-Alpes-Côte d’Azur. 
Il notoire que de trop nombreuses installations d’élevage sont irrespectueuses du bien-être animal, et pas uniquement parce que l’exploitation de l’animal se termine par la mort. Les élèves, s’ils doivent être éduqués à l’alimentation et à ses conséquences, doivent être informés de cette face cachée de la production de viande, afin de pouvoir, en tant que consommateurs, faire des choix libres et éclairés.
L’amendement permet également d’inclure des axes extrêmement importants d’une éducation à l’alimentation, notamment en ce qui concerne sa durabilité : la nécessité de réduire la consommation de la viande et de végétaliser l’alimentation, pour la santé, pour la planète et pour le bien-être animal, en accord avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), les recommandations du Haut Conseil pour le climat (rapport de janvier 2024), du GIEC, de l’ADEME, de l’OMS, de l’INRAE, du CIRC, et de tant d’autres.
 
En effet, la consommation de viande est à l’origine de nombreux problèmes : environnementaux, sanitaires, éthiques. A l’occasion des 40 ans de la première conférence mondiale sur le climat, 11 000 scientifiques venant de 153 nations ont lancé un nouveau cri d’alerte sur le changement climatique, préconisant notamment de réduire notre consommation de viande. En effet, en plus des souffrances animales indicibles qu’elle occasionne, la production de viande est extrêmement polluante (68 % des émissions nationales de méthane, sans compter toutes les externalités négatives de pollution des sols, etc), est mauvaise pour la santé (selon l’OMS en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de coûts de soins de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée ; en 2018, le CIRC classait la charcuterie comme cancérogène avéré pour l’homme, etc)… et doit à ce titre absolument être réduite.
 
Il est impératif que les élèves soient éduqués sur ces aspects d’une importance capitale de l’alimentation, qui concerne leur santé, mais également l’habitabilité de notre planète et les conséquences qu’ont leurs choix de consommation sur des êtres sensibles.
 


[1]https://chaire-bea.vetagro-sup.fr/wp-content/uploads/2023/12/Synthese-LFDA-Fondation-Sommer_Vfinale.pdf

 

Dispositif

I. – À l’alinéa 9, après le mot : 

« nutritionnel »

insérer les mots : 

« la végétalisation de l’alimentation ».

II. – En conséquence, au même alinéa 9, après le mot : 

« production, » 

insérer les mots :

« notamment en ce qui concerne les modes de vie et d’abattage des animaux, ». 

III. – En conséquence, compléter ledit alinéa 9 par les mots : 

« ainsi que l’éthologie ».

Art. ART. PREMIER • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les professionnels du secteur de l’alimentation des partenaires des régions dans le pilotage de l’éducation à l’alimentation, afin de prémunir les élèves des influences exercées par des groupes de pression. La présence de ce type de groupes est incompatible avec l’objectif de politique publique de l’éducation à l’alimentation, puisque ces groupes, à but lucratif, tenteront d’inciter les élèves à consommer les produits qu’ils vendent, et à les dissuader d’adopter certains comportements pourtant vertueux.
 
Une enquête de Greenpeace de 2018, concentrée sur quatre organisations centrales du secteur de la viande, a recensé plusieurs campagnes visant des enfants afin de les inciter à consommer de la viande ou de les dissuader d’en consommer.
 
Depuis 2006 au moins, Interbev développe des outils pédagogiques sur l’élevage et l’alimentation à destination des enseignant·es et des élèves de la primaire au lycée, dont le
site “Mon assiette, ma planète”, une plateforme de ressources et d’animations gratuites à destination des enseignant·es de l’école primaire au lycée.
 
La BD de la famille Jolipré, financée par Interveb, a été publiée dans “J’aime Lire” en 2017, un des magazines leader sur la cible 7-12 ans. L’organisation l’explique elle-même : « La famille Jolipré va faire passer une information positive et valorisante sur les systèmes d’élevage français dans 7 numéros du magazine “J’aime Lire”. [...] Rappelons que “J’aime Lire” est le magazine le plus lu par les enfants en Europe avec 2 497 000 lecteurs. (…) il est également plébiscité par les enseignants ». Greenpeace fait le constat qu’entre 2016 et 2019, la campagne “À table avec les Jolipré”, déclinée sur série TV, BD et cahier d’activité a touché 999 communes, 4226 restaurants et 508 985 jeunes de 6 à 11 ans. En 2020, la campagne “Let’s talk about pork” d’Inaporc a touché 74 millions de millenials en Europe.
 
Cet amendement vise également à préciser le terme d’ « associations » afin que l’enseignement à l’alimentation ne soit pas détourné par des associations visant à influencer négativement les élèves à leurs propres fins et de les inciter à se tourner vers des activités ou modes de consommation qui ne sont pas éthiques ou durables (chasse, pêche…).
 
Cela permet donc de clarifier les objectifs des acteurs associatifs de l’expérimentation de l’éducation à l’alimentation, à savoir la promotion de la santé et la nutrition, et de restreindre l’accès aux élèves à une multiplicité d’associations dont les desseins peuvent n’avoir pas de rapport avec l’alimentation, la santé ou la nutrition.
 
L’amendement permet également d’inclure les associations spécialistes du bien-être animal, qui ont des enseignements riches à apporter aux élèves, notamment en ce qui concerne leur compréhension des modes de production des aliments d’origine animale, de la sensibilité animale et des comportements et impératifs biologiques propres à chaque espèce. Ainsi, les élèves bénéficieront d’une compréhension extensive de ce qu’implique la consommation de produits d’origine animale et des conséquences que cela implique, à la fois pour les animaux mais également pour eux-mêmes et pour l’environnement.
 

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« professionnels du secteur de l’alimentation intéressés »

les mots :

« associations spécialistes de nutrition, de santé et de bien-être animal ».

Art. ART. 3 • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à inclure dans le code de l’éducation les apprentissages liés à la durabilité de l’alimentation, notamment en ce qui concerne la nécessité de réduire notre consommation de la viande et de végétaliser notre alimentation. En effet, la végétalisation de notre alimentation est indispensable pour notre santé, pour l’environnement et pour le bien-être animal, comme le conçoivent d’ailleurs la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), les recommandations du Haut Conseil pour le climat, du GIEC, de l’ADEME, de l’OMS, de l’INRAE, du CIRC, et de tant d’autres.
 
La consommation de viande est à l’origine de nombreux problèmes : environnementaux, sanitaires, éthiques. A l’occasion des 40 ans de la première conférence mondiale sur le climat, 11 000 scientifiques venant de 153 nations ont lancé un nouveau cri d’alerte sur le changement climatique, préconisant notamment de réduire notre consommation de viande. En effet, en plus des souffrances animales indicibles qu’elle occasionne, la production de viande est extrêmement polluante (68 % des émissions nationales de méthane, sans compter toutes les externalités négatives de pollution des sols, etc), est mauvaise pour la santé (selon l’OMS en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de coûts de soins de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée ; en 2018, le CIRC classait la charcuterie comme cancérogène avéré pour l’homme, etc)… et doit à ce titre absolument être réduite.
 
En 2019, le GIEC, dans son rapport, présentait le végétalisme comme le régime alimentaire ayant le plus grand potentiel de réduction des GES. Dans son rapport de mars 2023, le GIEC va encore plus loin en certifiant que l’adoption d’un régime végétarien permet une réduction de 8 tonnes de GES par an d’ici 2050, mais ils insistent également sur les autres bénéfices environnementaux d’une alimentation « plus saine et moins carnée » : une diminution des besoins en terres agricoles (3,1 milliards d’hectares de terre libérée avec l’alimentation végétalienne), la préservation de la biodiversité et des écosystèmes avec une réduction de moitié de l’eutrophisation et de l’acidification des milieux, la prévention des maladies liées à l’alimentation dans les pays développés.
 
Une étude publiée en juillet 2023 par des chercheurs de l’université d’Oxford, menée pendant 1 an auprès de plus de 55 000 britanniques (Peter Scarborough et al), a comparé le régime alimentaire de six groupes différents, concluant que le régime végane ne générait que 25,1% des GES émis par l’assiette d’un gros consommateur de viande (plus de 100g par jour). L’alimentation végétale est également plus économe en terres agricoles (25,1% de celles requises pour les gros mangeurs de viande) et en eau (46,4%). Le régime végane engendre moins d’eutrophisation (27% de celle provoquée par une alimentation très carnée) et en perte de biodiversité (34%).
 
Le cabinet de conseil Carbone 4, dans un rapport sur l’impact des actions individuelles afin de lutter contre le réchauffement climatique, démontre que l’adoption d’un régime végétarien est l’action la plus efficace pour atteindre l’objectif d’atténuation des GES fixé par l’accord de Paris. Ce geste individuel a plus d’effets que de choisir cumulativement de prendre le vélo pour des trajets courts, se déplacer en covoiturage lors de trajets longs, ne plus se déplacer en avion, manger local et pratiquer le zéro déchet.
 
En mai 2023, une étude très complète (Elysia Lucas et al., « Low carbon diets can reduce global and ecological costs », Nature Food, vol. 4, mai 2023) démontre que la consommation de produits animaux occasionne en réalité plus de 9800 milliards de dollars de coûts cachés par an à la société : selon les chercheurs, les produits d’origine animale sont responsables de 70% de ces coûts cachés, et la viande 51% de ces mêmes coûts. Dans les pays les plus riches, plus consommateurs en viande, ce pourcentage des produits d’origine animale va jusqu’à 84% des coûts cachés. L’étude montre qu’une alimentation végétalienne permettrait de réduire ces coûts cachés d’au moins 52% soit 7300 milliards de dollars par an (9% du PIB mondial). Les coûts cachés se basent sur de nombreux paramètres, tenant à la qualité de l’environnement et sa dégradation (acidification, toxicité, eutrophisation, utilisation d’eau, réchauffement climatique, etc) et à la santé humaine (accidents cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cancers, diabètes, etc). Par ailleurs, la réduction de l’élevage permettrait, en plus de la réduction des GES, l’augmentation du potentiel de captation carbone de la biomasse, la surface libérée par l’élevage permertant aux écosystèmes naturels de se restaurer.
 
Il est donc indispensable d’intégrer la nécessité de végétaliser notre alimentation au sein de l’éducation à l’alimentation, puisque cet aspect est indissociable des autres composantes de cette éducation.
 

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« intégrant », 

insérer les mots : 

« la végétalisation de l’alimentation »

Art. ART. 3 • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement vise à inclure dans le code de l’éducation les apprentissages liés à la durabilité de l’alimentation et à ses impacts sur la santé, notamment en ce qui concerne la nécessité de réduire la consommation de la viande et de végétaliser l’alimentation. En effet, la végétalisation de notre alimentation est indispensable pour notre santé, pour l’environnement et pour le bien-être animal, comme le conçoivent d’ailleurs la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), les recommandations du Haut Conseil pour le climat, du GIEC, de l’ADEME, de l’OMS, de l’INRAE, du CIRC, et de tant d’autres.
 
En effet, la consommation de viande est à l’origine de nombreux problèmes : environnementaux, sanitaires, éthiques. A l’occasion des 40 ans de la première conférence mondiale sur le climat, 11 000 scientifiques venant de 153 nations ont lancé un nouveau cri d’alerte sur le changement climatique, préconisant notamment de réduire notre consommation de viande. En effet, en plus des souffrances animales indicibles qu’elle occasionne, la production de viande est extrêmement polluante (68 % des émissions nationales de méthane, sans compter toutes les externalités négatives de pollution des sols, etc), et est mauvaise pour la santé.
 
Dans un rapport publié en novembre 2021, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu’en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de coûts de soins de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) publiait qu’une forte consommation de viande rouge et de viandes transformées (charcuterie, salaison, conserves, produits à base de viande) était associée à un risque accru de cancer colorectal. Cette même organisation a classé la charcuterie comme cancérogène avéré pour l’homme en 2018.
 
La consommation de viande en France est par ailleurs, selon l’INRAE, bien supérieure aux besoins nutritionnels : « aujourd’hui, en France, 65 % de notre apport en protéines est d’origine animale », et que « l’excès de consommation de produits animaux entraîne un déséquilibre nutritionnel du régime alimentaire qui, s’il est chronique, peut contribuer à favoriser la survenue de surpoids et de maladies telles qu’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, etc. »
 
Il est impératif que les élèves soient éduqués sur ces aspects d’une importance capitale de l’alimentation, qui concerne leur santé, mais également l’habitabilité de notre planète et les conséquences qu’ont leurs choix de consommation sur des êtres sensibles.
 
 

Dispositif

I. – À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« santé »

insérer les mots :

« notamment en ce qui concerne les conséquences de la consommation excessive de viande sur la santé, ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase du même alinéa 6, après le mot :

« intégrant », 

insérer les mots : 

« la végétalisation de l’alimentation, ».

Art. ART. 3 • 29/01/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à inclure dans les enseignements de l’éducation à l’alimentation les apprentissages liés à la sensibilité animale et aux comportements propres à chaque espèce, l’éthologie, puisque ces notions sont intimement liées à celle de la consommation responsable, qui renvoie également à la notion d’éthique et de responsabilité environnementale.
 
Il est indispensable d’apprendre aux enfants quel est l’impact de leur alimentation et de leurs choix de consommation afin qu’ils en soient pleinement acteurs. L’éducation étant la matrice des changements des comportements d’une société, il faut informer et éduquer les élèves sur l’importance et la valeur intrinsèque de toute autre forme du vivant, et notamment les animaux. En effet, le bien-être animal prend une importance croissante dans l’opinion publique : d’après une étude réalisée par l’Observatoire de la Fondation 30 Millions d’Amis en 2022, 84% des Français considèrent que le bien-être animal est important.
 
L’enseignement de la complexité de l’intelligence et de l’émotion animale est indispensable au développement scientifique, philosophique et éthique des enfants. Ailleurs en Europe, certains pays ont fait un pas vers l’intégration de l’éthique animale dans les programmes scolaires, notamment en l’intégrant dans le cadre de cours de citoyenneté ou de philosophie (région de la Wallonie, Finlande). La Chaire bien-être animal a réalisé une étude en 2023 portant sur le niveau de connaissance des CM1-CM2 concernant le monde animal et le bien-être des animaux[1] : 24% des élèves seulement ont indiqué l’humain comme étant animal. Cette réponse prouve le manque d’éducation sur notre rapport aux animaux et notre place dans l’écosystème global.
 
En 2013, une étude de l'Association santé environnement France (Asef) démontrait que 40% des enfants ne savaient pas d’où provenaient le jambon et les nuggets, et que près de la moitié d'entre eux ignorait l'origine du steak haché ou du jambon de leur assiette. 
Or il est important de connaître l’origine des aliments que l’on consomme : c’est comme cela qu’on apprend à reconnaître ce que l’on souhaite manger et que l’on décide d’adopter des comportements différents. En effet, en dissimulant la réalité de la viande aux enfants, on leur cache que ce qu’ils mangent sont des êtres sensibles qu’ils adorent caresser et admirer, et on les prive d’un choix qu’ils doivent être libres de faire en tant que consommateurs et citoyens.
 
L’amendement permet également d’inclure des axes extrêmement importants d’une éducation à l’alimentation, notamment en ce qui concerne sa durabilité : la nécessité de réduire la consommation de la viande et de végétaliser l’alimentation, pour la santé, pour la planète et pour le bien-être animal, en accord avec la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), les recommandations du Haut Conseil pour le climat (rapport de janvier 2024), du GIEC, de l’ADEME, de l’OMS, de l’INRAE, du CIRC, et de tant d’autres.
 
En effet, la consommation de viande est à l’origine de nombreux problèmes : environnementaux, sanitaires, éthiques. A l’occasion des 40 ans de la première conférence mondiale sur le climat, 11 000 scientifiques venant de 153 nations ont lancé un nouveau cri d’alerte sur le changement climatique, préconisant notamment de réduire notre consommation de viande. En effet, en plus des souffrances animales indicibles qu’elle occasionne, la production de viande est extrêmement polluante (68 % des émissions nationales de méthane, sans compter toutes les externalités négatives de pollution des sols, etc), est mauvaise pour la santé (selon l’OMS en 2020, 2,4 millions de décès dans le monde et environ 240 millions d’euros de coûts de soins de santé étaient imputables à la consommation excessive de viande rouge et transformée ; en 2018, le CIRC classait la charcuterie comme cancérogène avéré pour l’homme, etc)… et doit à ce titre absolument être réduite.
 
Il est impératif que les élèves soient éduqués sur ces aspects d’une importance capitale de l’alimentation, qui concerne leur santé, mais également l’habitabilité de notre planète et les conséquences qu’ont leurs choix de consommation sur des êtres sensibles.


[1]https://chaire-bea.vetagro-sup.fr/wp-content/uploads/2023/12/Synthese-LFDA-Fondation-Sommer_Vfinale.pdf

 

Dispositif

I. – À l’alinéa 9, après le mot : 

« nutritionnel »,

insérer les mots :

« la végétalisation de l’alimentation ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa 9 par les mots : 

« ainsi que l’éthologie ».

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