Libération immédiate de Boualem Sansal
Amendements (5)
Art. ART. UNIQUE
• 20/02/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les députés LFI-NFP appellent à la libération immédiate de Boualem Sansal, au nom des idéaux universels portés par la Déclaration des droits de l’homme et indépendamment de toute tentative d’instrumentalisation de ces principes à des fins politiques.
L’incarcération de l’auteur Boualem Sansal a en effet été instrumentalisée par l’extrême droite et le Gouvernement français afin d’alimenter les tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie et leur rhétorique xénophobe.
Cette proposition de résolution s’inscrit dans ce contexte et vise, sous couvert de défense des libertés fondamentales de Boualem Sansal et des droits inhérents à sa personne, à exacerber les tensions politiques avec le Gouvernement algérien.
La dissémination de mesures et d’arguments à visées politiciennes au milieu des déclarations de principe et d’attachement affiché au respect des droits humains fondamentaux garantis par la Déclaration universelle des droits de l’homme est de nature à semer le doute quant aux véritables intentions des auteurs de cette proposition.
En supprimant ces alinéas et les arguments politiciens qu’ils contiennent, les députés LFI-NFP veulent réaffirmer clairement et sans ambiguïté que le seul respect des libertés fondamentales et leur attachement aux principes contenus dans la Déclaration universelle des droits de l’homme motivent leur action et leur appel à la libération immédiate et sans condition de Boualem Sansal.
Dispositif
Substituer aux alinéas 20 à 36 inclus l’alinéa suivant :
« Appelle à la libération immédiate de Boualem Sansal au nom de la liberté d’opinion et d’expression, garantie par la Déclaration universelle des droits de l’homme. »
Art. ART. UNIQUE
• 20/02/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les députés LFI-NFP proposent de condamner la surenchère médiatique et politique dans laquelle s’inscrit cette proposition de résolution.
La mobilisation des députés macronistes, de droite et d’extrême droite en France pour la libération de Boualem Sansal n’est pas sans arrières pensées. En effet, elle n’est pas motivée par la défense des droits humains et de la liberté d’expression en Algérie mais s’inscrit bien dans une manœuvre politique déclenchée par le Gouvernement français pour accroître les tensions avec Alger afin de stigmatiser des millions d’Algériens, de binationaux, et de Français d’origine algérienne.
Par cet amendement, les députés LFI-NFP, attachés à la liberté d’expression et aux droits des opposants politiques partout dans le monde, veulent réaffirmer leur soutien à la libération de Boualem Sansal tout en se désolidarisant de la manœuvre grossière des auteurs de cette proposition de résolution visant à provoquer une crise ouverte avec le Gouvernement algérien.
Dispositif
Après l’alinéa 31, insérer l’alinéa suivant :
« Condamne l’agressivité et l’escalade irresponsables vis-à-vis de l’Algérie que s’emploient à créer depuis des mois des responsables politiques français ; »
Art. ART. UNIQUE
• 20/02/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les députés LFI-NFP appellent à supprimer cet alinéa qui pénaliserait le peuple algérien et la coopération entre l’UE et l’Algérie tout en aggravant les tensions diplomatiques entre Européens et Algériens.
L’UE finance, via la Politique européenne de voisinage, des projets de coopération sur des thématiques définies avec le Gouvernement algérien dans le cadre d’un Plan Indicatif Multi-annuel (PIM) de plusieurs dizaines de millions d’euros. Sur la période 2021‑2027, trois axes prioritaires ont ainsi été définis :
- la transition énergétique et l’action climatique ;
- la gouvernance économique et le développement local ;
- la croissance diversifiée, durable et inclusive, les emplois y compris verts et numériques.
Ces projets de coopération bénéficient directement aux populations locales et visent précisément à faire émerger les conditions matérielles, sociales et politiques permettant de réaliser des « progrès substantiels » en matière d’État de droit et de libertés fondamentales ; conditionner le financement de ces programmes à des critères politiques reviendrait donc à exiger dès le départ que les actions de coopération de l’UE remplissent les critères que la Commission lui a précisément fixés comme objectifs finaux.
De plus, cette mesure ferait peser sur l’action de coopération extérieure de l’UE des soupçons d’ingérence politique dommageables à sa réussite et pouvant porter atteinte à la confiance des partenaires locaux à son égard.
Cet alinéa montre bien que, loin d’être préoccupés par les progrès des libertés fondamentales en Algérie, les auteurs de cette proposition de résolution sont davantage animés par la volonté de provoquer une escalade diplomatique avec ce pays par des mesures de rétorsion.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 35.
Art. ART. UNIQUE
• 20/02/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les députés LFI-NFP proposent d’orienter la résolution dans un sens plus constructif et qui n’incite pas à l’escalade diplomatique.
Depuis le début de la crise avec Alger, le Gouvernement français utilise en effet une rhétorique martiale délétère qui n’a pas sa place dans les relations internationales, et qui ne vise nullement à instaurer un dialogue constructif avec Alger en vue d’obtenir la libération de Boualem Sansal, mais bien à entretenir des tensions entre les deux capitales à des fins de politique intérieure.
Par cet amendement, les députés LFI-NFP veulent rappeler qu’un dialogue constructif dans le respect mutuel est le seul moyen d’obtenir la libération de Boualem Sansal, et que les invectives xénophobes du Gouvernement sont contre-productives à cet effet.
Dispositif
Après l’alinéa 31, insérer l’alinéa suivant :
« Affirme que les désaccords entre Paris et Alger, ainsi qu’entre l’Union européenne et Alger, doivent être réglés par la discussion et la diplomatie ; »
Art. ART. UNIQUE
• 20/02/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les députés LFI-NFP veulent dénoncer le double standard de cette mesure de rétorsion asymétrique.
En effet, la dégradation substantielle des libertés fondamentales dans de nombreux pays de l’UE, notamment en Hongrie, nous rappelle que l’Europe n’est pas exempte d’atteintes aux libertés individuelles et ne constitue pas une référence intangible. Cette attitude paternaliste et condescendante vis-à-vis de l’Algérie est dommageable pour nos relations avec ce pays.
De plus, cette proposition masque mal, derrière son apparente préoccupation pour la situation des droits humains en Algérie, sa véritable intentionnalité qui est de dégrader volontairement les relations entre ce pays et l’UE. Le double standard est flagrant : 15 mois de guerre génocidaire à Gaza n’auront pas suffi à convaincre les auteurs de cette proposition de résolution que le non-respect quotidien et manifeste du droit international par Israël dans les territoires qu’il occupe et assiège mériterait de remettre en cause l’accord entre l’UE et ce pays.
Par cet alinéa, les auteurs de la proposition montrent bien que le conditionnement de la coopération UE-Algérie à la libération de Boualem Sansal est motivée par leur volonté de confrontation avec le pouvoir algérien bien plus que par un attachement sincère au respect des libertés fondamentales, en Algérie et ailleurs.
C’est pourquoi les députés LFI-NFP veulent lever l’ambiguïté planant sur cet alinéa en le supprimant.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 36.
Scrutins (0)
Aucun scrutin lié à ce texte.