Mettre en place un programme de soutien à l’innovation thérapeutique contre les cancers, les maladies rares et les maladies orphelines de l’enfant
L'essentiel
Cette proposition de loi entend créer un programme de soutien à l'innovation thérapeutique consacré aux cancers, aux maladies rares et aux maladies orphelines de l'enfant. Partant du constat que très peu de traitements sont développés spécifiquement pour les pathologies pédiatriques graves, les auteurs proposent, à l'article 1er, la création d'un fonds d'investissement alimenté par une contribution assise sur le chiffre d'affaires des laboratoires pharmaceutiques exploitant des médicaments remboursés par l'assurance maladie, dont la gestion serait confiée à Bpifrance afin de financer des entreprises françaises développant de telles solutions thérapeutiques. L'article 2 en fixe le taux et l'assiette.
Le texte a été examiné en première lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai 2026. Plusieurs amendements ont été rejetés au cours de la discussion, notamment sur l'article 2, adopté par 71 voix contre 9 et 26 abstentions. L'ensemble de la proposition de loi a ensuite été adopté par 98 voix pour, 22 contre et 3 abstentions.
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L'Assemblée nationale a adopté le texte le 13 mai 2026 par 98 voix pour, 22 contre et 3 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : SOC, LFI-NFP, EPR, DR, HOR, ECOS, DEM, LIOT, GDR, UDDPLR.
Ont majoritairement voté contre : RN.
Voir le détail du scrutin et les positions individuelles →Le parcours de la loi
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi visant à mettre en place un programme de soutien à l'innovation thérapeutique contre les cancers, les maladies rares et les maladies orphelines de l'enfant (première lecture).Adopté 98 pour · 3 abs · 22 contre · 1 non-votantsChargement du détail des votes…
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Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Clémence GuettéLFI-NFP76 interventions · 11 amendements -
Marie RécaldeSOC13 interventions · 3 amendements -
Camille Galliard-MinierEPR12 interventions · 0 amendements -
Michel LauzzanaEPR11 interventions · 9 amendements -
Anaïs Belouassa-CherifiLFI-NFP9 interventions · 11 amendements -
Marie MesmeurLFI-NFP7 interventions · 11 amendements -
Christine LoirRN4 interventions · 23 amendements -
Sandrine Dogor-SuchRN4 interventions · 23 amendements -
Nathalie Colin-OesterléHOR3 interventions · 0 amendements -
Boris TavernierECOS3 interventions · 2 amendements
Amendements (5)
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 28/11/2025
IRRECEVABLE
Art. ART. 2
• 28/11/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à ajuster le taux de la contribution afin de ne pas alourdir davantage les charges pesant sur les entreprises du médicament.
Le taux de 0,15 % prévu par l’article 2 apparaît trop élevé au regard du contexte économique et des efforts déjà demandés au secteur dans le cadre des derniers budgets de la sécurité sociale. En le ramenant à 0,05 %, nous proposons un niveau plus raisonnable, qui permet de maintenir la contribution sans fragiliser l’activité, l’emploi ni l’investissement dans l’innovation des autres maladies.
Il s’agit d’un choix d’équilibre : préserver les ressources liées à cette contribution tout en veillant à ne pas pénaliser un secteur essentiel à notre souveraineté sanitaire.
Dispositif
À la fin de la première phrase de l’alinéa 1, substituer au taux :
« 0,15 % »
le taux :
« 0,05 % ».
Art. APRÈS ART. 2
• 28/11/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Le cancer demeure la première cause de décès par maladie chez les moins de 18 ans.
Pour les adolescents atteints d’un cancer, souvent à la frontière entre l’enfant et l’adulte, l’accès à des traitements innovants constitue le principal espoir de guérison. Or, les progrès réalisés dans la prise en charge des adultes n’ont pas encore pleinement bénéficié aux adolescents, pour lesquels il n’existe pas suffisamment de stratégies thérapeutiques spécifiques.
De nombreuses études ont pourtant démontré que certains traitements développés pour les adultes peuvent être efficaces chez les adolescents. Consciente de cette situation, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé en novembre 2025 la mise en place, au premier trimestre 2026, d’un dispositif accéléré (« fast-track ») permettant l’inclusion d’adolescents dans des essais cliniques initialement conçus pour des adultes.
Cet amendement a pour objet d’attirer l’attention du Gouvernement sur la nécessité de réaliser une évaluation approfondie de l’âge minimum d’accès aux essais cliniques, afin d’adapter la législation en conséquence et d’améliorer l’accès des adolescents à des traitements innovants.
Dispositif
Dans un délai de 6 mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport concernant l’âge minimum requis pour participer aux essais cliniques en cancérologie, en prenant en compte les avancées scientifiques ainsi que les implications médicales et éthiques de cette participation.
Ce rapport devra également évaluer la possibilité d’abaisser l’âge minimum d’accès aux essais cliniques en cancérologie de 18 à 12 ans, en garantissant la sécurité des mineurs.
Art. ART. 2
• 28/11/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement de repli propose un ajustement du taux de la contribution afin de réduire la charge pesant sur les entreprises du médicament.
En ramenant le taux à 0,10 %, il s’agit de trouver un compromis entre le financement nécessaire prévu par la loi et la préservation de l’activité économique, de l’emploi et de l’investissement dans l’innovation.
Dispositif
À la fin de la première phrase de l’alinéa 1, substituer au taux :
« 0,15 % »
le taux :
« 0,10 % ».
Art. ART. 2
• 28/11/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à encourager la production locale et à soutenir la souveraineté industrielle et sanitaire.
Il propose d’exonérer de la contribution les entreprises qui fabriquent majoritairement en France ou en Europe, afin de valoriser la production locale tout en maintenant la contribution pour les entreprises qui produisent hors de ces zones.
Cette mesure favorise l’investissement sur le territoire et contribue à réduire la dépendance aux approvisionnements étrangers, tout en conservant le financement prévu par la loi.
Dispositif
Après l’aliéna 1, insérer l’alinéa suivant :
« Les entreprises dont plus de 50 % de la production de médicaments concernés est réalisée en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne sont exonérées de la contribution due au titre du chiffre d’affaires prévue au premier alinéa du présent I. »