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EPR

Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

Proposition de loi Adopté en commission
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Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 3
Tous les groupes

Amendements (3)

Art. ART. PREMIER • 22/01/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à renforcer l’information et le contrôle du Parlement sur la stratégie de gestion, de valorisation et d’arbitrage du patrimoine immobilier confiée à la foncière.


La présence d’un député et d’un sénateur au sein du conseil d’administration garantit un suivi démocratique effectif des orientations prises, améliore la transparence des décisions engageant durablement les finances publiques et favorise une bonne articulation avec les travaux parlementaires relatifs aux politiques immobilières de l’État.

Dispositif

Après la deuxième phrase de l’alinéa 21, insérer la phrase suivante : 

« Il comprend également, en cette qualité, un député et un sénateur, désignés respectivement par l’Assemblée nationale et le Sénat. »

Art. ART. PREMIER • 22/01/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rendre obligatoire, avant tout transfert ou arbitrage, l’élaboration d’un dossier d’actif indiquant une évaluation précise du bien, et comprenant l’état technique, la conformité réglementaire ainsi que les informations énergétiques du bien et les risques de type amiante/pollutions.
 
Il répond directement aux constats et recommandations de la Cour des comptes. En effet, aujourd’hui, la politique immobilière de l’État bute d’abord sur une connaissance incomplète et hétérogène du parc, avec un diagnostic « encore trop parcellaire » pour permettre le déploiement d’une véritable stratégie, faute de données suffisamment complètes et fiables dans les outils de suivi. Dans ces conditions, les décisions se prennent trop souvent au fil de l’eau (urgence technique, opportunité locale, contraintes budgétaires), au lieu d’arbitrages objectivés et comparables entre bâtiments. Or la Cour souligne que l’État fait face à un mur d’investissement (mise aux normes, adaptation climatique, remise à niveau) qui impose de prioriser et de programmer, tout en poursuivant la rationalisation des surfaces pour contenir les coûts futurs. Elle relève aussi que laisser aux services occupants l’initiative des opérations n’offre pas de garantie de respect des trajectoires nationales (mise aux normes, réduction des surfaces, etc.).
 
En outre, le Rassemblement National considère qu’il est primordial que les actifs fonciers de l’État soient très précisément évalués pour que la création de la foncière ait un intérêt.

Dispositif

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« l’état technique, la conformité réglementaire, la performance énergétique, les risques tels que l’amiante et les pollutions, l’estimation des dépenses d’investissement nécessaires et les scénarios d’usage tels que le maintien, la densification, la mutualisation, la cession ou la reconversion »

les mots : 

« état technique, conformité aux documents réglementaires existants, informations énergétiques (diagnostic de performance énergétique, obligations Éco Énergie Tertiaire et OPERAT) et risques (amiante, pollutions) ».

Art. ART. PREMIER • 22/01/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

La création d’une foncière de l’État a pour objet de renforcer l’efficacité de la politique immobilière publique. Toutefois, cet objectif ne pourra être pleinement atteint si l’établissement public ne dispose pas d’un levier opérationnel face aux situations de sous-occupation durable ou de rétention de surfaces non justifiées par les besoins du service public. Sans faculté de réaffectation ou de reprise encadrée, le propriétaire public demeure dépendant du bon vouloir des occupants et ne peut réduire la vacance, accélérer les mutualisations ou mobiliser rapidement des emprises pour des projets prioritaires.
 
Le présent amendement permet, après une durée de sous-occupation définie et au terme d’une procédure contradictoire, d’organiser la réaffectation des surfaces à un autre service public ou la reprise du bien par la foncière afin d’en optimiser l’usage (mutualisation, densification, reconversion, valorisation), tout en préservant les impératifs de continuité du service et les contraintes spécifiques (notamment défense et sécurité).
Il complète ainsi l’architecture de la proposition de loi en donnant à la foncière un pouvoir proportionné, transparent et sécurisé pour lutter contre l’inefficience foncière.

Dispositif

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« En cas de sous-occupation constatée sur une durée définie, l’établissement public peut proposer une réaffectation à un autre service public, à un projet (logement, équipements), ou une cession de l’actif, après procédure contradictoire. »

Scrutins (0)

Aucun scrutin lié à ce texte.