Pour réformer l'accueil des gens du voyage
Répartition des amendements
Par statut
Amendements (22)
Art. ART. 2
• 31/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement des député-es écologistes vise à rétablir dans la loi la précision que l'expulsion des gens du voyage d’un terrain privé leur appartenant est impossible sur le fondement de l’article 9 de la loi Besson.
En effet, si le Conseil constitutionnel avait censuré le III dans sa décision n°2019-805 QPC du 27 septembre 2019 en estimant qu’il portait atteinte au droit de propriété, il se fondait uniquement sur l’absence du I bis dans la rédaction du paragraphe, qui permettait donc l’expulsion des gens du voyage d’un terrain leur appartenant dans de nombreux cas.
L’amendement, qui s’appuie sur un avis du Défenseur des droits, propose donc de réinscrire cette protection aujourd’hui disparue dans la loi en prenant en compte la décision du Conseil.
Dispositif
Après l’alinéa 8, insérer les cinq alinéas suivants :
« 1° bis Le III est ainsi rétabli :
« Les dispositions du I, du I bis, du II et du II bis ne sont pas applicables au stationnement des résidences mobiles appartenant aux personnes mentionnées à l’article 1er de la présente loi :
« 1° Lorsque ces personnes sont propriétaires du terrain sur lequel elles stationnent ;
« 2° Lorsqu’elles disposent d’une autorisation délivrée sur le fondement de l’article L. 443‑1 du code de l’urbanisme ;
« 3° Lorsqu’elles stationnent sur un terrain aménagé dans les conditions prévues à l’article L. 443‑3 du même code. »
Art. ART. 4
• 31/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement des député-es écologistes vise à attirer l’attention sur le problème de pollution des sols et de l’air des aires des gens du voyage. Plus de la moitié des aires seraient en effet situées à un endroit exposant les gens du voyage à des risques pour leur santé, notamment en raison de leur proximité avec des usines. Si cette situation ne résulte pas d’une volonté des pouvoirs publics de les exposer à ces pollutions, il s’agit d’une inégalité environnementale réelle contre laquelle il convient de lutter en prenant soin de ne pas positionner les aires d’accueil dans de telles zones.
Dispositif
Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :
« 1° bis Le même II est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il tient compte de la pollution des sols et de l’air ainsi que de la proximité avec des sites présentant un risque pour la santé ou l’environnement. »
Art. APRÈS ART. 4
• 31/03/2025
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 4
• 31/03/2025
IRRECEVABLE_40
Art. ART. 4
• 31/03/2025
IRRECEVABLE_40
Art. APRÈS ART. 4
• 31/03/2025
IRRECEVABLE
Art. ART. 2
• 31/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement des député-es écologistes vise à rendre impossible l’interdiction de stationner ailleurs que sur l’aire ou le terrain prévu à cet effet pour les gens du voyage lorsque la localisation de ce dernier expose les voyageurs à des risques pour leur santé, notamment en raison de la pollution des sols ou de l’air.
Dispositif
Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :
« L’interdiction prévue aux présent I et au I bis ne peut intervenir si les aires ou terrains de l’établissement public de coopération intercommunale exposent leurs occupants à un risque pour leur santé, notamment en raison de la pollution des sols ou de l’air. »
Art. ART. 2
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement de repli vise à supprimer l'allongement de la durée de mise en demeure qui risque d’aggraver la précarisation des familles expulsées, sans solution alternative. Le maintien à 7 jours permet de préserver une certaine flexibilité dans l’application des expulsions tout en limitant leur impact social.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 6.
Art. ART. 3
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à exclure les infractions mineures du champ de la circonstance aggravante. Sans cette précision, une simple installation sur un terrain pourrait être qualifiée de circonstance aggravante dès qu’un élément mineur (comme des piquets plantés dans le sol) est en cause. Cela risquerait d’entraîner une pénalisation excessive et une multiplication des poursuites.
Dispositif
Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :
« Cette circonstance aggravante ne peut être retenue en cas de dégradations mineures ou involontaires. »
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer la sanction financière, l’amende forfaitaire délictuelle et la procédure de saisie des véhicules prévues en cas d’installation illégales.
Il vise à garantir une application proportionnée des sanctions et responsabiliser les collectivités locales dans le respect de leurs obligations en matière d’accueil. Il évite que les gens du voyage soient trop fortement pénalisés alors que des solutions légales leur sont refusées.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article 322‑4‑1 du code pénal est abrogé. »
Art. ART. 3
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l'article 3 qui introduit une circonstance aggravante pour les dégradations commises dans le cadre d’une installation illicite, ce qui peut conduire à des sanctions disproportionnées. Toute occupation non autorisée pourrait ainsi être systématiquement associée à une infraction pénale plus sévère, même pour des faits mineurs (comme la simple présence de déchets). Cette disposition pourrait conduire à une criminalisation excessive des gens du voyage et à des poursuites abusives, sans justification objective.
Dispositif
Supprimer cet article.
Art. ART. 2
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement de réécriture vise à empêcher que des expulsions soient systématiquement mises en œuvre dans des territoires où aucune solution d’accueil n’existe. Elle instaure un mécanisme de substitution, obligeant l’État à pallier les manquements des collectivités locales.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« I. – En cas de stationnement illicite sur un terrain public ou privé, le préfet ne peut procéder à une mise en demeure d’évacuation que si les obligations du schéma départemental d’accueil des gens du voyage ont été respectées par la collectivité concernée.
« II. – Lorsqu’un stationnement illicite est constaté dans une commune ne respectant pas ses obligations légales, le préfet est tenu d’engager une procédure de substitution pour identifier un terrain alternatif. »
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l’augmentation de la sanction financière. Cette augmentation va pénaliser plus durement les personnes concernées, notamment les gens du voyage qui rencontrent déjà des difficultés économiques et administratives pour accéder à des aires d’accueil suffisantes et adaptées.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 6.
Art. ART. 2
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement de suppression vise à garantir que chaque situation de mise en demeure soit examinée au cas par cas. Transformer la mise en demeure du préfet, aujourd'hui compétence discrétionnaire, en compétence liée, empêcherait toute prise en compte des circonstances locales (absence de solutions alternatives, vulnérabilité des personnes concernées, etc.) et nuirait à l’équilibre indispensable entre besoin et droits des Gens du voyage et respect de la propriété d’autrui.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 7.
Art. APRÈS ART. 5
• 30/03/2025
IRRECEVABLE
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l’augmentation de la sanction financière. Cette augmentation va pénaliser plus durement les personnes concernées, notamment les gens du voyage qui rencontrent déjà des difficultés économiques et administratives pour accéder à des aires d’accueil suffisantes et adaptées.
Dispositif
Supprimer l'alinéa 7.
Art. APRÈS ART. 5
• 30/03/2025
IRRECEVABLE
Art. ART. 3
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement de réécriture vise à éviter que la simple présence sur un terrain puisse être systématiquement associée à des dégradations. Elle recentre la pénalisation sur les actes volontaires et nuisibles.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« Toute qualification de dégradation aggravée doit être fondée sur des éléments matériels prouvés, à l’exclusion des faits relevant de l’occupation du terrain seul. »
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l’augmentation de la sanction financière. Cette augmentation va pénaliser plus durement les personnes concernées, notamment les gens du voyage qui rencontrent déjà des difficultés économiques et administratives pour accéder à des aires d’accueil suffisantes et adaptées.
Dispositif
Supprimer l’alinéa 4.
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l'article 1. Cet article renforce l’arsenal répressif en doublant les sanctions financières et en imposant à l’occupant de prouver l’identité du propriétaire du terrain, alors que les infractions existantes permettent déjà de réprimer les occupations illicites. De plus, l’augmentation des amendes forfaitaires délictuelles (AFD) repose sur une logique de sanction inefficace. En effet la procédure d’amende forfaitaire délictuelle est très difficile à mettre en œuvre.
Les propositions contenues à l'article 1 sont donc des mesures d'affichage politique qui ne en rien résoudre les problèmes liés au manque de places d'accueil et aggraver la précarisation des gens du voyage.
Dispositif
Supprimer cet article.
Art. ART. 2
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer l’article 2 qui vient renforcer la procédure administrative d’expulsion en allongeant la durée de la mise en demeure de 7 à 14 jours et en supprimant le pouvoir d’appréciation du préfet.
Ce durcissement s'apparente à une interdiction de territoire, qui frappe de manière collective et sans distinction les personnes. Elle va à l’encontre des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et du Conseil constitutionnel qui rappellent l’importance de la proportionnalité et de l’évaluation au cas par cas.
De plus l'expulsion systématique ne peut être raisonnablement mise en place sans proposer de solution alternative de stationnement, au risque d'aggraver les situations d'errance contrainte et de précarisation des gens du voyage. C’est déjà le cas autour de toutes les grandes métropoles françaises, plus de 200 ménages sont en situation d’errance autour de Nantes, plus de 150 autour de Clermont Ferrand, plus de 100 autour de Brest, etc.
Dispositif
Supprimer cet article.
Art. ART. PREMIER
• 30/03/2025
A_DISCUTER
Exposé des motifs
Cet amendement de repli vise à réduire le montant des amendes forfaitaires délictuelles venant sanctionner une occupation illégale. Il vise à garantir une application proportionnée des sanctions et responsabiliser les collectivités locales dans le respect de leurs obligations en matière d’accueil. Il évite que les gens du voyage soient trop fortement pénalisés alors que des solutions légales leur sont refusées.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« À la fin de la première phrase du deuxième alinéa de l’article 322‑4-1 du code pénal, le montant : « 500 € » est remplacé par le montant : « 200 € ».
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