Reconnaître l'éducation au dehors et en contact avec la nature et réaffirmer la place de la transition écologique à l'école
Amendements (7)
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement vise à garantir que l’éducation au dehors se déroule dans un environnement naturel le moins anthropisé possible.
Les effets bénéfiques de l’éducation en extérieur sur le développement cognitif, émotionnel et social des enfants – réduction du stress, renforcement de la motivation, développement des compétences sociales – sont largement documentés par plus de 200 études scientifiques.
Sur la base de ces recherches, Laura Nicolas, maître de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est Créteil et dirigeante de l’association Sologna Nature et Culture, souligne que « l’éducation au dehors et l’exposition à la nature ne fait pas tout ».
En effet, l’éducation au dehors dépend autant de la qualité pédagogique que de la préservation d’un environnement naturel authentique « non construit par l’homme, si possible boisé » –, afin de faire de celle-ci un véritable lieu d’apprentissage.
Dispositif
Compléter l’alinéa 2 par les mots :
« la moins anthropisée possible. » ».
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les député·es du groupe parlementaire de la France insoumise proposent de compléter les objectifs assignés à l’éducation au dehors en y intégrant explicitement la connaissance de la faune et de la flore endémiques.
Si l’article premier de la présente proposition de loi mentionne à juste titre la contribution de l’éducation au dehors à la préservation de la biodiversité, cette préservation ne peut être pleinement effective sans une connaissance concrète et située des milieux naturels. La découverte de la faune et de la flore endémiques permet aux élèves de mieux comprendre les écosystèmes qui les entourent et de développer un lien direct avec leur environnement.
L’éducation au dehors constitue à cet égard un levier privilégié pour sensibiliser les enfants aux spécificités écologiques de leur territoire, qu’il soit urbain, rural ou ultramarin. Elle favorise une approche pédagogique fondée sur l’observation, l’expérimentation et l’ancrage local des savoirs.
Dispositif
À l’alinéa 2, après le mot :
« biodiversité »,
insérer les mots :
« et à la connaissance de la faune et de la flore endémiques ».
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement les député.es du groupe parlementaire de la France insoumise souhaitent s’assurer de la gratuité de l’éducation pour les enfants et leur famille.
Le treizième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 garantit en effet que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ». Il est donc nécessaire de veiller à ce que l’enseignement dispensé en dehors de l’établissement scolaire ne remettent en cause ce principe constitutionnel, et n’entraîne aucune contribution financière de la part des familles. Dans un contexte où l’éducation au dehors est appelée à se développer, il est essentiel de s’assurer que cette pratique ne donne lieu à aucune différenciation entre les élèves en fonction des ressources des familles ou des capacités financières des territoires. La gratuité de l’enseignement public constitue à cet égard une condition indispensable de l’égalité d’accès à l’éducation.
Le présent amendement vise ainsi à rappeler que l’éducation au dehors, lorsqu’elle est mise en œuvre dans le cadre du service public de l’éducation, s’inscrit pleinement dans le principe de gratuité de l’enseignement public, afin de garantir l’égal accès de tous les enfants à ces pratiques pédagogiques.
Dispositif
I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :
« « L’éducation au dehors, lorsqu’elle est mise en œuvre dans le cadre du service public de l’éducation, s’inscrit dans le principe de gratuité de l’enseignement public. » ».
II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :
« un alinéa ainsi rédigé »
les mots :
« deux alinéas ainsi rédigés ».
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les député.es du groupe parlementaire la France insoumise souhaitent inscrire l’enseignement à l’environnement dans une perspective de bifurcation écologique.
Conformément à l’article L. 111‑2 du code de l’éducation, selon lequel « la formation scolaire favorise l’épanouissement de l’enfant, lui permet d’acquérir une culture, le prépare à la vie professionnelle et à l’exercice de ses responsabilités d’homme ou de femme et de citoyen ou de citoyenne », cet amendement propose de faire de l’éducation au dehors un véritable levier pour enseigner l’importance de transformer nos modes de production, de consommation et d’échange, afin de préserver la biodiversité, protéger les ressources naturelles et garantir aux générations futures un avenir vivable.
Dispositif
À l’alinéa 2 après le mot :
« biodiversité »,
insérer les mots :
« et à la bifurcation écologique, c’est-à-dire le changement volontaire et planifié de nos façons de produire, consommer, afin de respecter les limites de la planète et de préserver la biodiversité et les ressources naturelles ».
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les député.es du groupe de la France insoumise souhaitent s’assurer que l’éducation au dehors soit réellement mise en œuvre pour tous les élèves, et non uniquement dans les établissements ou communes volontaires et disposant des moyens. En fixant une fréquence minimale de deux séances annuelles par groupe d’âge homogène, cet amendement garantit que cette pratique pédagogique soit régulière, planifiée et effective, afin que tous les enfants bénéficient de manière continue du contact avec la nature et de l’apprentissage du vivant.
Cette mesure vise à renforcer l’égalité d’accès à l’éducation environnementale et à faire de l’éducation au dehors un véritable outil de justice sociale et écologique, accessible à chaque élève, quel que soit son territoire ou les ressources de sa commune.
Dispositif
Compléter la première phrase de l’alinéa 4 par les mots :
« à raison d’au moins deux séances annuelles et par groupe d’âge homogène ».
Art. APRÈS ART. 2
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les député.es du groupe la France insoumise souhaitent disposer d’une évaluation précise de l’effectivité de l’éducation au dehors, afin de s’assurer que cette pratique, déjà existante et encouragée par la présente proposition de loi, bénéficie effectivement à l’ensemble des enfants.
L’éducation au dehors constitue une pratique éducative déjà existante, reconnue pour ses apports pédagogiques, sanitaires et sociaux. En favorisant le contact avec la nature, l’apprentissage par l’expérience et le développement global de l’enfant, elle s’inscrit dans les objectifs éducatifs poursuivis par la présente proposition de loi.
La présente loi va ainsi dans le bon sens en visant à rendre plus effective et plus lisible la mise en œuvre de l’éducation au dehors. Toutefois, force est de constater que, malgré les possibilités juridiques déjà existantes, le nombre d’établissements mettant effectivement en place de telles pratiques demeure aujourd’hui très limité et inégalement réparti sur le territoire. En effet seuls 4 000 écoles, collèges et lycées font classe dehors en France, soit moins de 1,5 % des classes. Alors qu’en trente ans, le temps passé dehors par les enfants à été divisé par dix.
Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de disposer d’une évaluation précise de l’effectivité réelle de l’éducation au dehors. L’enjeu est de s’assurer que cette mesure bénéficie à l’ensemble des enfants scolarisés.
Une attention particulière doit en effet être portée aux enfants les plus éloignés du contact avec la nature, notamment ceux vivant en zones urbaines et confrontés à des difficultés sociales et économiques importantes, telles que de faibles ressources ou des conditions de logement indignes.
Dispositif
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la mise en œuvre de l’éducation au dehors. Ce rapport précise le statut des établissements mettant en œuvre l’éducation au dehors (public ou privé), leur répartition territoriale, ainsi que les publics concernés, appréciés au regard du niveau de revenu et de la catégorie socioprofessionnelle des familles.
Art. ART. PREMIER
• 30/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement d’appel, les députés de la France insoumise souhaitent garantir un égal accès à l’éducation au dehors pour les enfants en situation de handicap ou présentant un trouble de santé invalidant.
L’école inclusive, consacré par la loi de 2005, se montre être être un véritable échec. Pour preuve, à la rentrée 2025, sur 352 000 élèves en situation de handicap, 48 726 n’avaient aucun accompagnement en AESH, contre 36 186 en 2024. Faute d’accompagnement, de nombreux enfants ne sont pas scolarisés, et sans formation adéquat ou soutien adaptés, de nombreux enseignants demeurent démunis et en souffrance.
L’éducation au dehors favorise le développement cognitif, émotionnel et social des enfants et adolescents, tout en permettant la rencontre et l’inclusion. Si nous saluons la création de formateurs à la classe dehors, l’accès effectif à l’éducation au dehors doit être garanti par la présence d’AESH, afin que tous les enfants puissent en jouir.
Cet amendement garantit ainsi que l’éducation au dehors respecte pleinement le principe d’inclusion mentionnées à l’article L. 111‑1 du présent code, en rendant ces dispositifs accessibles à tous les élèves, quels que soient leurs besoins.
Dispositif
Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :
« 1° bis Le même article L. 121‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Pour satisfaire aux dispositions de l’article L. 111‑1 du présent code, les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur veillent à ce que l’accès à l’éducation au dehors, en contact avec la nature, soit également garanti aux enfants et adolescents présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant. » »
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