Renforcer la démographie professionnelle des orthophonistes
Amendements (15)
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
IRRECEVABLE_40
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
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Exposé des motifs
Par cet amendement de repli, le groupe LFI-NFP souhaite poser l’objectif de l’ouverture de dix nouvelles antennes universitaires destinées à former des orthophonistes d’ici à 2030.
La situation de la démographie professionnelle des orthophonistes est catastrophique. La Fédération Nationale des Orthophonistes estime la densité de présence des orthophonistes à 38 pour 100 000 habitants, les données de la DREES indiquent une densité de 33,6 pour 100 000. Le territoire du pays est composé à 29,5 % de zones sous-denses et la part de la population y habitant est de 17,5 %.
Les délais d’obtention de rendez-vous vont de plusieurs mois à plusieurs années, jusqu’à trois ans. 90 % des orthophonistes ne peuvent plus accepter de nouveaux patients et toute les professionnelles en libéral doivent procéder à un tri des demandes.
De toute évidence, la politique de formation ne permet pas de répondre aux besoins de santé qui s’expriment. Il faut former plus.
Le taux d’accès aux études est aujourd’hui ridiculement faible, de l’ordre de 3,2 %. Cela s’explique par le maintien obstiné du numerus clausus, qui a stagné pendant des années et, lorsqu’il a progressé, l’a fait de manière insuffisante pour répondre aux besoins. C’est aussi parce que les établissements sont sous-financés et ne considèrent pas pouvoir accueillir plus d’étudiants que les capacités ont été si longtemps maintenues basses.
De nouveaux financements, conséquents, sont nécessaires pour les CFUO. Il importe également de multiplier le nombre ces établissements, ne serait-ce que pour absorber les flux nouveaux d’effectifs étudiants issus de la programmation proposée dans ce texte de loi.
Pour toutes ces raisons, le groupe LFI-NFP propose la création de 10 CFUO d’ici à 2030.
Dispositif
Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :
« La Nation se fixe pour objectif d’ouvrir trente-deux centres de formation universitaires en orthophonie en 2030. Pour atteindre cet objectif, le nombre d’ouverture est de deux par année à compter de la promulgation de la présente loi. »
Art. ART. 3
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose de faire du contrat d’engagement de service public (CESP) un outil incitant à l’exercice salarié, à l’hôpital ou en établissement ou service médico-social (ESMS).
L’exercice à l’hôpital était majoritaire jusque dans les années 1970. Les ESMS ont des postes vacants.
Moins de 10 % des orthophonistes exercent au sein de structures non lucratives. Entre 2013 et 2021, 18 % des orthophonistes exerçant à l’hôpital public l’ont quitté pour se réorienter vers la pratique libérale.
Les causes de cette désaffection de la profession pour l’exercice salarié tient principalement à la faiblesse des rémunérations, de manière absolue mais aussi en comparaison de l’exercice libéral.
Au sein des ESMS, la convention collective couvrant les orthophonistes salariées permet des rémunérations inférieures au SMIC, dès 1705 € brut. Dans la fonction publique hospitalière, les orthophonistes sont les professionnelles les moins bien payées pour leur niveau de diplôme, avec un salaire en début de carrière de 2102 € brut mensuel.
Il faut donc d’urgence revaloriser les rémunérations de ces orthophonistes salariées.
La réserve d’un contingent de CESP, donc de l’allocation mensuelle servant à financer les études d’orthophonie, viendrait en complément de ces mesures d’urgence, pour refaire de l’exercice salarié un mode attractif.
Le financement des études permettra de faciliter la vie des étudiantes souhaitant travailler en structure, compensera les frais qu’elles engagent lors de leurs stages et, pour partie, le déficit de rémunération en comparaison des orthophonistes en libéral.
Tel est le sens du présent amendement.
Dispositif
Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :
« La part minimale de ces contrats d’engagement de service public signés en contrepartie d’un engagement à titre salarié, à l’hôpital public ou au sein d’un établissement service médico-social à but non lucratif, est de 25 %. »
Art. APRÈS ART. 3
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite dénoncer les rémunérations bien trop faibles des orthophonistes salariées, que ce soit à l’hôpital ou dans les structures médico-sociales.
La convention collective des orthophoniste tolère le versement de salaires inférieurs au SMIC, à partir de 1705 € brut, pour les orthophonistes travaillant en ESMS.
À l’hôpital, les orthophonistes sont les travailleuses les moins bien payées pour leur niveau de diplôme qui est de bac +5. Une orthophoniste hospitalière débute à 2102 € brut, soit 1745 € net.
Ces faibles rémunérations conduisent les orthophonistes à quitter l’hôpital. Près d’une sur cinq l’a fait en une décennie. Les jeunes diplômées font le choix de l’exercice en libéral, plus rémunérateur.
Ainsi, 85 % des orthophonistes exercent aujourd’hui en libéral et seulement 9 % travaillent dans des structures non lucratives (hôpital public, ESMS à but non lucratif).
Cette situation est connue de longue date. Une étude de la DREES de 2011 rapportait ces propos de personnels hospitaliers : « A l’hôpital, elles sont payées une misère ! ». « En libéral, il suffit qu’elles posent leur plaque, le travail est moins dur, moins difficile et elles gagnent plus ! ».
Nous souhaitons donc dénoncer les politiques de violence sociale menées par la « gauche » libérale et la droite qui ont provoqué et maintenu cette situation où l’accès aux soins en orthophonie est presque impossible, où les professionnelles sont débordées par les demandes et la charge de travail, où l’exercice salarié et notamment à l’hôpital fait fuir les jeunes diplômées.
Dispositif
Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les effets d’une révision des traitements et des salaires des orthophonistes des services et des établissements publics médico-sociaux et de santé sur l’attractivité du métier exercé à titre salarié et sur l’amélioration de l’accès aux soins. Ce rapport présente les voies et les moyens d’un rattrapage des rémunérations observées en secteur libéral.
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement de repli, le groupe LFI-NFP propose d’orienter l’effort de formation en orthophonie vers les centres de formation universitaire (CFUO) les plus proches de zones sous-denses.
Il s’agit ainsi d’accroître les capacités de certains CFUO, à Amiens, à Besançon, à l’Université des Antilles, à Clermont-Ferrand, Limoges ou Tours, pour leur permettre de former davantage de professionnelles ayant des liens avec des territoires situées en zones sous-denses.
Des études ont démontré que les déterminants d’une installation en zone sous-dotée, notamment en zone rurale, pour les professionnels de santé, sont le fait d’y avoir passé son enfance, d’y avoir étudié et/ou d’y avoir connu une première expérience professionnelle. En évitant à des étudiants un déménagement trop lointain, cette proposition vise à permettre un retour sur le territoire d’origine une fois le diplôme obtenu.
C’est pourquoi le groupe LFI-NFP appelle à développer les capacités d’accueil des CFUO qui sont situés dans ou à proximité de zones sous-denses.
Dispositif
À l’alinéa 2, après le mot ;
« orthophonie »,
insérer les mots :
« , prioritairement orientés vers les centres de formation universitaires en orthophonie situés à proximité de zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins en orthophonie, au sens du 1° de l’article L. 1434‑4 du même code, ».
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite dénoncer le sous-financement des universités et, a fortiori, des centres de formation universitaires en orthophonie (CFUO) qui seront en peine d’accueillir davantage d’étudiantes sans une revalorisation conséquente de leurs financements.
Le Gouvernement, soutenu par le groupe Horizons et l’ancienne ministre Agnès Firmin Le Bodo, travaille méthodiquement à organiser la mise en faillite des lieux de production d’un savoir indépendant et de sa transmission, les universités. S’activant à créer de nouveaux débouchés pour les capitalistes en quête du profit, sa politique publique de l’enseignement supérieur et simultanément au service du secteur privé et centrée sur l’adaptabilité immédiate au sein des entreprises.
Nous comprenons en quoi le financement des études en orthophonie, qui aurait pour conséquence la présence de davantage d’orthophonistes et une amélioration de l’accès aux soins entraînant un surcroît de dépenses d’Assurance maladie, n’est pas sa priorité.
Le risque est grand de voir cette loi être instrumentalisée pour permettre le développement d’une filière de l’enseignement privé.
Nos inquiétudes sont d’autant plus vives que l’on constate des mesures de coupes budgétaires d’une ampleur inédite dans l’enseignement supérieur public. Les universités sont contraintes à fermer des formations, à augmenter les frais d’inscription appliqués aux étudiants étrangers, à vider leurs bibliothèque et se débarrasser des collections, à cesser d’occuper certains locaux, etc.
La formation de plus d’orthophonistes ne pourra se faire à moyens constants, sauf à dégrader la qualité de l’enseignement en CFUO, alors que certains établissements disent déjà ne pas pouvoir accueillir leurs étudiantes de manière convenable.
Nous souhaitons donc dénoncer l’hypocrisie de cette droite qui prétend vouloir former plus mais ne prévoit jamais les financements le permettant. Pire encore, elle le prétend au moment même où elle vote le budget le plus austéritaire de ce pays depuis des décennies et détruit les institutions chargées de former les étudiant.e.s.
Pour toutes ces raisons, nous sollicitons la remise d’un rapport portant sur la capacité des CFUO à accueillir davantage d’étudiants, notamment en contexte budgétaire d’austérité.
Dispositif
Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur les capacités d’accueil des centres de formation universitaires en orthophonie, notamment au regard des effectifs étudiants supplémentaires devant être admis selon la programmation prévue à l’article 1er. Ce rapport étudie les conséquences des restrictions budgétaires imposées au ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche et identifie les potentielles difficultés qu’elles occasionneront sur la capacité de ces établissements à accueillir les étudiants sans dégrader la qualité des enseignements dispensés.
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
IRRECEVABLE_40
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
IRRECEVABLE_40
Art. ART. 4
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite poser le sujet d’une amélioration durable de la densité et de l’accès aux soins en orthophonie passant par la suppression du numerus clausus.
La situation de la démographie professionnelle des orthophonistes est catastrophique. Les données de la DREES indiquent une densité de 33,6 pour 100 000. Le territoire du pays est composé à 29,5 % de zones sous-denses et la part de la population y habitant est de 17,5 %.
Les délais d’obtention de rendez-vous oscillent entre quelques mois pour les plus chanceux et plusieurs années, très souvent de un à trois ans. Selon la FNO, 90 % des orthophonistes ne peuvent plus accepter de nouveaux patients.
De toute évidence, la politique de formation ne permet pas de répondre aux besoins de santé qui s’expriment. Le numerus clausus est directement à incriminer : cet outil permet au Gouvernement de limiter les dépenses de santé en entravant l’accès aux professionnels pouvant dispenser des soins. La ficelle est d’autant plus grosse que l’orthophonie est une activité d’auxiliaire médicale relativement bien prise en charge par l’Assurance maladie.
Les organisations de professionnels réclament ce dégel du numerus clausus. Le Gouvernement multiplie les promesses mais n’agit pas. En 2023, la FNO constatant son gel, rapportait le fait que le ministère de la Santé avait « fait figurer l’augmentation des places en formation initiale pour les orthophonistes comme une priorité [...] force est de constater que le compte n’y est pas ».
La droite organise la pénurie de professionnels de santé depuis des décennies. L’ex-ministre, Agnès Firmin Le Bodo, a elle-même fait la sourde aux oreilles aux revendications des orthophonistes lorsqu’elle était en fonction.
Ces politiques austéritaires s’opèrent au détriment de la santé des jeunes enfants ayant des troubles du langage oral ou écrit, des personnes nécessitant une rééducation ORL après un cancer ou un traumatisme grave, des personnes vivant avec des maladies neurodégénératives.
L’exposé des motifs de cette proposition de loi trahit les préoccupations infondées de la droite en évoquant une hypothétique « surpopulation professionnelle » tout en concédant qu’elle est « lointaine ». Ce qui inquiète donc la droite, c’est le meilleur accès aux soins et la nécessité de financer adéquatement notre système de santé.
De nombreux territoires connaissent des densités dramatiques : 1,2 orthophoniste libérale pour 100 000 habitants à Mayotte, 5,6 en Guyane, 12,7 dans le Cher, 14,6 en Haute-Marne, etc. Il est nécessaire de former beaucoup et rapidement.
À cette fin, la trajectoire proposée est insuffisante. Elle permettrait de former 1624 orthophonistes en plus sur les 5 prochaines années. Nous pourrions alors attendre, en considérant que les besoins actuels de formation permettent de couvrir les départs en retraite, une amélioration de la densité nationale à hauteur de 2 orthophonistes supplémentaires pour 100 000 habitants.
Par ailleurs, elle ne ferait toujours pas place aux nombreuses étudiantes qui souhaitent exercer ce métier, alors que le taux d’accès aux études est aujourd’hui ridiculement faible, de l’ordre de 3 %.
Il faut développer plus largement les capacités de formation et financer convenablement les centres de formations universitaires. C’est une étape obligatoire pour permettre l’accès aux soins d’orthophonie et résorber les inégalités territoriales.
Le développement de la formation doit nécessairement s’accompagner d’une suppression du numerus clausus, qui permet aux tenants de l’austérité qui gouvernent, par l’imposition d’un quota annuel d’étudiants, d’organiser le mauvais accès aux soins d’orthophonie.
Pour toutes ces raisons, nous proposons que la clause de revoyure porte sur la suppression du numerus clausus.
Dispositif
Après la deuxième occurrence du mot :
« de »,
rédiger ainsi la fin de l’article :
« supprimer le numerus clausus appliqué aux études d’orthophonie. »
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite garantir que la formation des orthophonistes s’effectuera au sein des établissements publics que sont les centres de formation universitaires (CFUO), existants ou à ouvrir.
Cette proposition de loi se propose d’augmenter les effectifs étudiants en orthophonie. Cette intention est louable, mais les orientations budgétaires du Gouvernement, soutenu par le groupe de l’autrice de cette proposition de loi, tant en matière d’enseignement supérieur et de recherche que de santé, doivent nous inquiéter.
Le budget de l’ESR a été amputé de plus d’un milliard d’euros par le budget austéritaire du Gouvernement Bayrou. Alors, les universités clôturent des formations, ferment leurs bibliothèques et se débarrassent de leurs collections, évacuent leurs locaux, augmentent les frais d’inscriptions pour les étudiants étrangers. Dans ce contexte, comment imaginer que les CFUO au sein des facultés de Médecine puissent accueillir plus d’étudiants en orthophonie sans dégrader la qualité de l’enseignement ?
La situation dégradée de l’enseignement de l’orthophonie produit déjà ses dérives. Les étudiantes se tournent vers la Belgique et l’Espagne pour obtenir un diplôme, s’endettant parfois de plusieurs milliers d’euros dans le processus. Et des opportunistes avides de profit sautent sur l’occasion : ainsi des classes préparatoires privées, préparant à ces diplômes étrangers, voient déjà le jour sur le territoire. La FNO s’inquiétait récemment d’un « grand danger pour la qualité de notre formation ainsi que pour les futurs orthophonistes de cette formation ».
Lorsque c’est la droite libérale-conservatrice qui se propose de former davantage de jeunes, le risque est grand que se développe une offre de formation privée, de moindre qualité et qui frappera encore davantage financièrement les étudiantes en orthophonie n’ayant pu intégrer un CFUO.
Nous souhaitons nous en prémunir en inscrivant dans la loi l’impératif de formation par des établissements publics. C’est le sens du présent amendement.
Dispositif
I. – Compléter l'alinéa 1 par les mots :
« par un établissement public, dans les conditions mentionnées au deuxième alinéa de l’article L. 4341‑3 du même code ».
II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après le mot :
« orthophonie »,
insérer les mots :
« « par un établissement public, dans les conditions mentionnées au deuxième alinéa du même article L. 4341‑3, ».
III. – En conséquence, compléter cet article par les deux alinéas suivants :
« II. – Après le premier alinéa de l’article L. 4341‑3 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le certificat de capacité d’orthophoniste est délivré par les universités publiques, dans des conditions définies par voie règlementaire. Il ne peut être délivré par un établissement privé. »
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite poser l’objectif de l’ouverture de dix nouvelles antennes universitaires destinées à former des orthophonistes, à proximité de zones sous-denses, d’ici à 2030.
Notre pays doit former davantage d’orthophonistes. Pour cela, il faut d’abord agir sur l’attractivité du métier, notamment par une hausse des rémunérations des orthophonistes. Ce métier féminisé à 97 % est particulièrement mal rémunéré en exercice salarié : à partir de 1705 € brut soit moins que le SMIC dans les établissements et services médico-sociaux (ESMS).
Il est urgent de développer nos capacités de formation. Le taux d’accès aux études est de 3,2 % et les 22 centres de formation universitaires en orthophonie (CFUO) qui délivrent le certificat de capacité d’orthophoniste (CCO) peinent déjà à accueillir les étudiants. L’ouverture de nouveaux établissements et de nouvelles antennes s’impose.
Les inégalités territoriales sont très marquées en orthophonie. La densité (professionnels en libéral et salarié) dépasse les 40 orthophonistes pour 100 000 habitants en région PACA, plus généralement sur les littoraux de l’hexagone, tandis qu’elle est de 4 à Mayotte ou de 15,9 dans l’Indre.
Nous savons d’études menées au sujet des professions médicales que les déterminants à l’implantation dans des zones sous-dotées sont : le fait d’y avoir passé son enfance, le fait d’y avoir étudié, le fait d’y avoir travaillé (lors de stages ou en début de carrière).
C’est pourquoi l’une des mesures les plus efficaces à prendre est la localisation de ces CFUO dans les zones sous-denses.
Pour toutes ces raisons, nous proposons l’ouverture de 10 nouveaux CFUO dans des zones sous-denses.
Dispositif
Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :
« La Nation se fixe pour objectif d’ouvrir dix centres de formation universitaire en orthophonie dans les zones sous-denses, caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins en orthophonie, au sens du 1° de l’article L. 1434‑4 du même code. L’identification des zones prioritaires s’effectue à l’échelle des bassins de vie. »
Art. ART. 4
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe LFI-NFP propose d’empêcher une future diminution du nombre de places de formation.
Il s’agit de préserver nos chances de voir une amélioration durable de la densité et de l’accès aux soins en orthophonie. Une solution préférable serait la suppression du numerus clausus.
Toutefois, une trajectoire ne pouvant être revue à la baisse serait un progrès. La hausse d’au moins 50 % des capacités de formation doit persister au-delà de 2030.
Le taux d’admission aux études d’orthophonie est aujourd’hui de 3,2 %. Il y a donc énormément de volontaires pour ce métier et rien ne justifierait une régression future.
Le parti et le groupe Horizons portent régulièrement des propositions particulièrement destructrices en matière budgétaire. Les prises de position politique passées de cette formation laisse penser qu’elle saisira la première opportunité venue pour saboter cette trajectoire et procéder à de nouvelles coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur.
L’introduction d’un garde-fou, disposant que cette clause de revoyure ne peut permettre un retour à l’état antérieur de capacités clairement sous-dimensionnées, vise à nous en préserver.
Dispositif
Substituer au mot :
« modifier »
les mots :
« réviser à la hausse ».
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement de repli, le groupe LFI-NFP souhaite développer la formation en orthophonie prioritairement dans les centres de formation universitaires (CFUO) situés en ou à proximité d’une zone sous-dense.
Certains territoires ont une densité en orthophoniste que l’on peut qualifier de catastrophique. C’est particulièrement vrai à Mayotte, en Guyane, dans le Nord Est et dans le Centre de la France. La solution idéale serait l’accès à des études en orthophonie par des antennes directement implantées sur ces territoires.
Toutefois, cette proposition de repli propose à minima d’orienter les étudiants prioritairement vers les CFUO situés à proximité des zones sous-denses, afin d’y faciliter la futur installation des diplômés en orthophonie.
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Les effectifs supplémentaires d’étudiants admis à entreprendre ces études sont prioritairement orientés vers les centres de formation universitaire en orthophonie situés dans une zone ou à proximité d’une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins en orthophonie, au sens du 1° de l’article L. 1434‑4 du même code. »
Art. ART. 3
• 22/03/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement du groupe LFI-NFP propose de réserver une part des contrats d’engagement de service public, permettant la perception d’une allocation durant les études, aux étudiantes issues des catégories populaires et aux étudiantes originaires de zones sous-dotées en orthophonistes.
Le contrat d’engagement de service public qu’il s’agit ici d’étendre aux orthophonistes a des effets plus que limités et ne saurait se substituer à une suppression du numerus clausus, à un meilleur financement des centres de formation universitaires en orthophonie et l’ouverture de CFUO dans des territoires sous-dotées.
Il peut toutefois être utile comme outil complémentaire : nous savons d’études sur d’autres professions médicales ou para-médicales que le fait d’avoir une première expérience professionnelle dans un territoire sous-doté influe sur la probabilité de s’y installer et d’y exercer sur la longue durée.
Notre proposition, qui consiste en une priorisation des étudiantes aux revenus les plus modestes et issues de territoires sous-dotés, vise à garantir qu’une partie de ces fonds servent à financer les études d’étudiantes les plus susceptibles de souhaiter exercer en zone sous-dense une fois leur diplôme obtenu.
C’est aussi une mesure de plus grande justice financière et dans l’accès aux études d’orthophonie.
Les étudiantes en orthophonie ne perçoivent aucune gratification durant leurs nombreuses périodes de stage. Elles doivent très souvent engager des frais conséquents pour réaliser lesdits stages, en occupant un logement, en déménageant, en se déplaçant sur de longues distances. Aujourd’hui, 93 % des étudiantes ne perçoivent aucune aide de leur CFUO pour cela. Pour plus d’un tiers des étudiantes, les frais associés à la réalisation des stages a un fort impact sur leur budget.
Une telle situation est intenable pour les jeunes issues des classes populaires. Nous proposons donc de les faire bénéficier prioritairement de l’allocation mensuelle de 1200 € allant avec la signature d’un CESP, qu’il faudrait par ailleurs revaloriser au niveau du SMIC.
Prendre en compte l’origine sociale et géographique des étudiantes, pour que celles issues des classes populaires et des territoires sous-dotés bénéficient davantage du CESP et de son allocation mensuelle finançant les études, tel est le sens du présent amendement.
Dispositif
À l’alinéa 3, après le mot ;
« article »,
insérer les mots :
« , en tenant compte de l’origine sociale des candidats appréciée à l’aune de la catégorie socio-professionnelle des parents et de leur niveau de revenu, en favorisant l’attribution de l’allocation à des candidats ayant réalisé leur scolarité à proximité de zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins, ».
Art. ART. PREMIER
• 22/03/2025
IRRECEVABLE_40
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