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Renforcer la responsabilité des opérateurs d'infrastructures de réseaux de communications électroniques à très haut débit en fibre optique

Proposition de loi
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Répartition des amendements

Par statut

A_DISCUTER 5 DISCUTE 5
Tous les groupes

Amendements (10)

Art. APRÈS ART. 2 • 29/05/2025 A_DISCUTER
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement du groupe LFI-NFP, nous souhaitons réaffirmer notre volonté d’offrir à chaque personne la possibilité de bénéficier d’un accès en très haut débit à Internet, conformément à l’objectif fixé par le Gouvernement lui-même dans le cadre du lancement du plan « France Très Haut Débit ».

Dans le cadre de ce dernier, il était notamment prévu que, déployé massivement à partir des années 1970, le réseau « cuivre » – qui a permis le développement de l’ADSL – serait progressivement fermé (afin que la fibre prenne le relai). En effet, Orange, propriétaire du réseau cuivre, a annoncé fin 2019 sa volonté de le fermer d’ici 2030, reconnaissant qu’il n’est pas pertinent, à terme, de conserver et d’entretenir deux infrastructures en parallèle. En charge de piloter sa fermeture, Orange met notamment en place 2 phases de fermeture (fermeture commerciale et fermeture technique). Néanmoins, ce réseau n’est déjà plus entretenu correctement sur certains territoires – certains habitants n’ayant plus accès aux offres ADSL depuis des mois, situation que nous dénonçions déjà à l’Assemblée dès 2023 – et le non-déploiement de la fibre en parallèle créé des zones blanches dans lesquelles seules le déploiement d’une offre hertzienne permet d’assurer une continuité de service.

Or, le coût d’une telle offre est souvent très élevé. En effet, comme le rapporte la Direction générale des Entreprises (« Le développement des réseaux de télécommunications à très haut débit », décembre 2024), « Dans l’attente du déploiement de la fibre optique ou pour les zones où la construction d’infrastructures filaires est inenvisageable, des solutions hertziennes (comme le WiMax, la 4G fixe ou le satellite) sont proposées pour offrir une connexion internet à très haut débit. Les coûts moyens d’installation et d’équipement sont élevés, de l’ordre de 250 € pour l’équipement ». Le consommateur serait doublement pénalisé : il ne bénéficierait pas d’un accès à Internet en très haut débit, mais devrait en plus potentiellement prendre en charge lui-même les coûts d’accès à une offre alternative pour pouvoir en bénéficier. Face à cette injustice, nous souhaitons ainsi lancer une réflexion sur la prise en charge de ces coûts par les opérateurs – qui sont les premiers responsables du déploiement de la fibre en France.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de créer une obligation de mise en place d’un service hertzien en cas d’absence de déploiement de la fibre au sein d’un périmètre territorial délimité et au sein duquel aucune autre alternative n’existe, au profit des utilisateurs finaux. Ce rapport étudie également la possibilité d’imputer aux opérateurs l’ensemble des coûts permettant aux utilisateurs finaux de bénéficier de cet accès hertzien.

Art. APRÈS ART. 2 • 29/05/2025 A_DISCUTER
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement du groupe LFI-NFP, nous souhaitons dénoncer les dérives liées à la « sous-traitance à l’opérateur commercial » (aussi appelé le mode « STOC ») de l’étape du raccordement final de la fibre à l’utilisateur.

Dans une décision du 2 juillet 2015, l’Arcep a entériné le principe de la sous-traitance par l’opérateur d’infrastructures de la réalisation de la phase du raccordement final. Unique en Europe et voulu par les opérateurs, ce modèle – aussi appelé mode STOC (pour « sous-traitance à l’opérateur commercial ») – s’est généralisé en France. Elle se traduit concrètement par le fait que les opérateurs d’infrastructures de la fibre sous-traitent en générale le raccordement final aux opérateurs commerciaux (OC), qui eux-mêmes peuvent sous-traiter cette dernière étape à d’autres sous-traitants. Or, comme le relève un rapport récent de la Cour des comptes (« Les soutiens publics en faveur du déploiement de la fibre optique », 02/04/25), ce mode de gestion donne lieu à des flux financiers nombreux et complexes, et est vivement critiqué par certains acteurs locaux du fait de son impact sur la qualité de service et la résilience des réseaux. Ainsi, des témoignages réguliers d’abonnés mécontents se plaignent de la mauvaise qualité des interventions de raccordement au réseau fibre (dégradation des armoires techniques, clients déconnectés et fils entremêlés…) – liés notamment au fait que les techniciens qui opèrent effectivement sur les réseaux et travaillent pour le compte des STOC sont peu formés, sous-équipés, trop souvent sous-payés et embauchés en contrats précaires. Ainsi c’est l’effectivité même de l’accès à un Internet de qualité qui est remis en cause par ce mode de gestion. Dans ce contexte, il semble nécessaire de faire le bilan du mode STOC pour le raccordement final, et le cas échéant, de proposer des modèles alternatifs pour assurer une meilleure gestion de cette phase essentielle.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’interdire la possibilité de sous-traiter à un opérateur commercial l’étape du raccordement final de la fibre. Le rapport présente les principales difficultés rencontrées, et propose, le cas échéant, des systèmes alternatifs pour assurer le raccordement final.

Art. APRÈS ART. 2 • 29/05/2025 A_DISCUTER
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite réaffirmer l'importance de doter les utilisateurs finaux d'outils juridiques puissants afin d'assurer sur l'ensemble du territoire un accès à une offre fibre, conformément à l'objectif fixé par le Gouvernement dans son plan "France Très Haut Débit" de couvrir l'intégralité du territoire avec cette nouvelle technologie.

Malgré les relatifs bons résultats mis en avant par le Gouvernement en matière de déploiement de la fibre sur l'ensemble du territoire, il reste toujours 4,6 millions de locaux à rendre raccordables à cette dernière. Et parmi les locaux déjà raccordés, il subsiste toujours de nombreuses difficultés d'accès : en effet, selon le Médiateur des communications électroniques (Les chiffres clés de la médiation en 2024), 43% (soit 1 234 saisines, ce qui en fait son 1er domaine d’intervention) des litiges dont il est saisi concerne la fibre. Et il note également que « les litiges sur les problèmes techniques, quoique en baisse (-4) sont depuis 2016 la première source de conflit avec les consommateurs, représentant près de la moitié des propositions de solution de la Médiatrice à 49% (53% en 2023, 45% en 2022, 42% en 2021 et 40% en 2020) : inéligibilité technique, dysfonctionnements techniques du fait d’armoires non sécurisées, débranchement sauvage de consommateurs par des techniciens au bénéfice du nouveau client à raccorder, infrastructures nécessitant une reprise par les opérateurs d’infrastructures pour en assurer la maintenance…. ». Sans compter les diverses difficultés rencontrées par les abonnés sur l'ensemble du territoire qui ne se traduise pas par une saisine du Médiateur des communications électroniques, mais dont la presse se fait régulièrement l'écho.

Face à cette situation, il est nécessaire de redonner aux utilisateurs finaux des outils juridiques puissants pour inciter les opérateurs à offrir une offre de la meilleure qualité possible - d'autant plus indispensable que l'accès à un Internet puissant et rapide est aujourd'hui devenu indispensable au quotidien. Par conséquent, permettre aux abonnés de pouvoir demander la résiliation de leur contrat d'abonnement à une offre fibre, sans aucun frais, si au bout de 7 jours, leur accès n'est pas rétabli, poussera les opérateurs à renforcer les moyens qu'ils allouent à l'installation de la fibre pour éviter des désabonnements en chaîne dont les conséquences économiques leur serait particulièrement néfastes.

Dispositif

Le premier alinéa de l’article L. 224‑34 du code de la consommation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour un service d’accès à internet, le consommateur peut obtenir de droit la résiliation de son contrat d’abonnement, sans aucun frais de quelque nature que ce soit, en cas d’interruption de son accès au‑delà de sept jours consécutifs. »

Art. APRÈS ART. 2 • 29/05/2025 A_DISCUTER
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP proposent que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de 3 mois après l'adoption de la présente proposition de loi, un rapport sur l'état de la couverture fibre en outre-mer et sur les délais nécessaires pour rattraper le retard de couverture avec l’Hexagone, notamment en Guyane, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon.
En France, il existe une énorme disparité dans la couverture en fibre optique entre le territoire hexagonal et les territoires d’outre-mer, notamment ceux de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Mayotte qui ne sont pas dotés d’un réseau de fibre optique.
Cette fracture numérique est une rupture d’égalité majeure entre les territoires de la République, à laquelle il faut remédier d’urgence. Le cyclone Chido à Mayotte a révélé le manque de résilience et de résistance du réseau face à des menaces climatiques qui ne vont que croître. De plus, cette faiblesse du réseau place notre pays dans les mains d’acteurs privés qui cherchent à combler ces trous capacitaires, à l’exemple du réseau Starlink, filiale de SpaceX dirigée par Elon Musk. En effet, après le cyclone, le premier ministre a décidé de placer sa confiance dans la le réseau Starlink pour s'assurer de la bonne connectivité du territoire, faute de solution souveraine suffisante. Il s’en est ainsi fait le promoteur de fait, mettant en avant cette solution d’urgence de réponse à la crise et peut-être d’autres à venir. Pourtant, des alternatives à ces systèmes existent à cette situation pour rendre son indépendance technique à la France, face à une entreprise détenue par un responsable du gouvernement fédéral états-unien.

Dispositif

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état de la couverture fibre en outre-mer, notamment en Guyane, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Art. APRÈS ART. 2 • 29/05/2025 A_DISCUTER
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP proposent que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de 3 mois après l'adoption de la présente proposition de loi, un rapport sur les besoins humains et financiers de l’ARCEP pour assurer ses nouvelles missions. En effet, l’autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse est et sera essentielle pour assurer la qualité des raccordements aux réseaux de communications électriques. Elle assure également le respect des engagements et les sanctions des opérateurs en cas de non-respect des objectifs.
L'Arcep joue un rôle clé dans la régulation des réseaux internet, mobile et postaux. Ses missions sont régulièrement enrichies, c’est d’ailleurs ce que propose cette proposition de loi. Le budget de l’ARCEP, comme ses ETP sont très en deçà de ses besoins grandissants. Le budget défini par le Projet de loi de finances 2025 est en quasi-stagnation après la prise en compte de l’inflation, alors même que de nouvelles missions lui ont été confiées. Une augmentation des moyens d’au moins 10% du budget de l’ARCEP serait nécessaire pour absorber ces nouvelles missions.
Ainsi, cet amendement vise à demander au gouvernement un rapport sur les besoins de l’ARCEP sur le plan des moyens humains et financier.

 

Dispositif

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les nécessaires augmentations de moyens et d’effectifs prévisionnels de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse pour faire face à ses nouvelles missions.

Art. APRÈS ART. 2 • 22/05/2025 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement du groupe LFI-NFP, nous souhaitons réaffirmer notre volonté d’offrir à chaque personne la possibilité de bénéficier d’un accès en très haut débit à Internet, conformément à l’objectif fixé par le Gouvernement lui-même dans le cadre du lancement du plan « France Très Haut Débit ».

Dans le cadre de ce dernier, il était notamment prévu que, déployé massivement à partir des années 1970, le réseau « cuivre » – qui a permis le développement de l’ADSL – serait progressivement fermé (afin que la fibre prenne le relai). En effet, Orange, propriétaire du réseau cuivre, a annoncé fin 2019 sa volonté de le fermer d’ici 2030, reconnaissant qu’il n’est pas pertinent, à terme, de conserver et d’entretenir deux infrastructures en parallèle. En charge de piloter sa fermeture, Orange met notamment en place 2 phases de fermeture (fermeture commerciale et fermeture technique). Néanmoins, ce réseau n’est déjà plus entretenu correctement sur certains territoires – certains habitants n’ayant plus accès aux offres ADSL depuis des mois, situation que nous dénonçions déjà à l’Assemblée dès 2023 – et le non-déploiement de la fibre en parallèle créé des zones blanches dans lesquelles seules le déploiement d’une offre hertzienne permet d’assurer une continuité de service.

Or, le coût d’une telle offre est souvent très élevé. En effet, comme le rapporte la Direction générale des Entreprises (« Le développement des réseaux de télécommunications à très haut débit », décembre 2024), « Dans l’attente du déploiement de la fibre optique ou pour les zones où la construction d’infrastructures filaires est inenvisageable, des solutions hertziennes (comme le WiMax, la 4G fixe ou le satellite) sont proposées pour offrir une connexion internet à très haut débit. Les coûts moyens d’installation et d’équipement sont élevés, de l’ordre de 250 € pour l’équipement ». Le consommateur serait doublement pénalisé : il ne bénéficierait pas d’un accès à Internet en très haut débit, mais devrait en plus potentiellement prendre en charge lui-même les coûts d’accès à une offre alternative pour pouvoir en bénéficier. Face à cette injustice, nous souhaitons ainsi lancer une réflexion sur la prise en charge de ces coûts par les opérateurs – qui sont les premiers responsables du déploiement de la fibre en France.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de créer une obligation de mise en place d’un service hertzien en cas d’absence de déploiement de la fibre au sein d’un périmètre territorial délimité et au sein duquel aucune autre alternative n’existe, au profit des utilisateurs finaux. Ce rapport étudie également la possibilité d’imputer aux opérateurs l’ensemble des coûts permettant aux utilisateurs finaux de bénéficier de cet accès hertzien.

Art. APRÈS ART. 2 • 22/05/2025 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP souhaite réaffirmer l’importance de doter les utilisateurs finaux d’outils juridiques puissants afin d’assurer sur l’ensemble du territoire un accès à une offre fibre, conformément à l’objectif fixé par le Gouvernement dans son plan « France Très Haut Débit » de couvrir l’intégralité du territoire avec cette nouvelle technologie.

Malgré les relatifs bons résultats mis en avant par le Gouvernement en matière de déploiement de la fibre sur l’ensemble du territoire, il reste toujours 4,6 millions de locaux à rendre raccordables à cette dernière. Et parmi les locaux déjà raccordés, il subsiste toujours de nombreuses difficultés d’accès : en effet, selon le Médiateur des communications électroniques (Les chiffres clés de la médiation en 2024), 43 % (soit 1 234 saisines, ce qui en fait son 1er domaine d’intervention) des litiges dont il est saisi concerne la fibre. Et il note également que « les litiges sur les problèmes techniques, quoique en baisse (-4) sont depuis 2016 la première source de conflit avec les consommateurs, représentant près de la moitié des propositions de solution de la Médiatrice à 49 % (53 % en 2023, 45 % en 2022, 42 % en 2021 et 40 % en 2020) : inéligibilité technique, dysfonctionnements techniques du fait d’armoires non sécurisées, débranchement sauvage de consommateurs par des techniciens au bénéfice du nouveau client à raccorder, infrastructures nécessitant une reprise par les opérateurs d’infrastructures pour en assurer la maintenance…. ». Sans compter les diverses difficultés rencontrées par les abonnés sur l’ensemble du territoire qui ne se traduise pas par une saisine du Médiateur des communications électroniques, mais dont la presse se fait régulièrement l’écho.

Face à cette situation, il est nécessaire de redonner aux utilisateurs finaux des outils juridiques puissants pour inciter les opérateurs à offrir une offre de la meilleure qualité possible – d’autant plus indispensable que l’accès à un Internet puissant et rapide est aujourd’hui devenu indispensable au quotidien. Par conséquent, permettre aux abonnés de pouvoir demander la résiliation de leur contrat d’abonnement à une offre fibre, sans aucun frais, si au bout de 7 jours, leur accès n’est pas rétabli, poussera les opérateurs à renforcer les moyens qu’ils allouent à l’installation de la fibre pour éviter des désabonnements en chaîne dont les conséquences économiques leur serait particulièrement néfastes.

Dispositif

À la fin du premier alinéa de l’article L. 224‑34 du code de la consommation, il est inséré une phrase ainsi rédigée :

« Pour un service d’accès à internet, le consommateur peut obtenir de droit la résiliation de son contrat, sans aucun frais de quelque nature que ce soit, en cas d’interruption de son accès au‑delà de sept jours consécutifs. »

Art. APRÈS ART. PREMIER • 22/05/2025 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP proposent que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de 3 mois après l’adoption de la présente proposition de loi, un rapport sur les besoins humains et financiers de l’ARCEP pour assurer ses nouvelles missions. En effet, l’autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse est et sera essentielle pour assurer la qualité des raccordements aux réseaux de communications électriques. Elle assure également le respect des engagements et les sanctions des opérateurs en cas de non-respect des objectifs.

L’Arcep joue un rôle clé dans la régulation des réseaux internet, mobile et postaux. Ses missions sont régulièrement enrichies, c’est d’ailleurs ce que propose cette proposition de loi. Le budget de l’ARCEP, comme ses ETP sont très en deçà de ses besoins grandissants. Le budget défini par le Projet de loi de finances 2025 est en quasi-stagnation après la prise en compte de l’inflation, alors même que de nouvelles missions lui ont été confiées. Une augmentation des moyens d’au moins 10 % du budget de l’ARCEP serait nécessaire pour absorber ces nouvelles missions.

Ainsi, cet amendement vise à demander au Gouvernement un rapport sur les besoins de l’ARCEP sur le plan des moyens humains et financiers.

Dispositif

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les nécessaires augmentations de moyens et d’effectifs prévisionnels de l’ARCEP pour faire face à ses nouvelles missions.

Art. APRÈS ART. 2 • 22/05/2025 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les députés du groupe LFI-NFP proposent que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de 3 mois après l’adoption de la présente proposition de loi, un rapport sur l’état de la couverture fibre en outre-mer et sur les délais nécessaires pour rattraper le retard de couverture avec l’Hexagone, notamment en Guyane, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

En France, il existe une énorme disparité dans la couverture en fibre optique entre le territoire hexagonal et les territoires d’outre-mer, notamment ceux de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Mayotte qui ne sont pas dotés d’un réseau de fibre optique.

Cette fracture numérique est une rupture d’égalité majeure entre les territoires de la République, à laquelle il faut remédier d’urgence. Le cyclone Chido à Mayotte a révélé le manque de résilience et de résistance du réseau face à des menaces climatiques qui ne vont que croître. De plus, cette faiblesse du réseau place notre pays dans les mains d’acteurs privés qui cherchent à combler ces trous capacitaires, à l’exemple du réseau Starlink, filiale de SpaceX dirigée par Elon Musk. En effet, après le cyclone, le premier ministre a décidé de placer sa confiance dans la le réseau Starlink pour s’assurer de la bonne connectivité du territoire, faute de solution souveraine suffisante. Il s’en est ainsi fait le promoteur de fait, mettant en avant cette solution d’urgence de réponse à la crise et peut-être d’autres à venir. Pourtant, des alternatives à ces systèmes existent à cette situation pour rendre son indépendance technique à la France, face à une entreprise détenue par un responsable du Gouvernement fédéral états-unien.

Dispositif

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état de la couverture fibre en outre-mer, notamment en Guyane, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Art. APRÈS ART. 2 • 22/05/2025 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement du groupe LFI-NFP, nous souhaitons dénoncer les dérives liées à la « sous-traitance à l’opérateur commercial » (aussi appelé le mode « STOC ») de l’étape du raccordement final de la fibre à l’utilisateur.

Dans une décision du 2 juillet 2015, l’Arcep a entériné le principe de la sous-traitance par l’opérateur d’infrastructures de la réalisation de la phase du raccordement final. Unique en Europe et voulu par les opérateurs, ce modèle – aussi appelé mode STOC (pour « sous-traitance à l’opérateur commercial ») – s’est généralisé en France. Elle se traduit concrètement par le fait que les opérateurs d’infrastructures de la fibre sous-traitent en générale le raccordement final aux opérateurs commerciaux (OC), qui eux-mêmes peuvent sous-traiter cette dernière étape à d’autres sous-traitants. Or, comme le relève un rapport récent de la Cour des comptes (« Les soutiens publics en faveur du déploiement de la fibre optique », 02/04/25), ce mode de gestion donne lieu à des flux financiers nombreux et complexes, et est vivement critiqué par certains acteurs locaux du fait de son impact sur la qualité de service et la résilience des réseaux. Ainsi, des témoignages réguliers d’abonnés mécontents se plaignent de la mauvaise qualité des interventions de raccordement au réseau fibre (dégradation des armoires techniques, clients déconnectés et fils entremêlés…) – liés notamment au fait que les techniciens qui opèrent effectivement sur les réseaux et travaillent pour le compte des STOC sont peu formés, sous-équipés, trop souvent sous-payés et embauchés en contrats précaires. Ainsi c’est l’effectivité même de l’accès à un Internet de qualité qui est remis en cause par ce mode de gestion. Dans ce contexte, il semble nécessaire de faire le bilan du mode STOC pour le raccordement final, et le cas échéant, de proposer des modèles alternatifs pour assurer une meilleure gestion de cette phase essentielle.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’interdire la possibilité de sous-traiter à un opérateur commercial l’étape du raccordement final de la fibre. Le rapport présente les principales difficultés rencontrées, et propose, le cas échéant, des systèmes alternatifs pour assurer le raccordement final.

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