← Retour aux lois
EPR

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

Proposition de loi Adopté en commission
Voir la fiche sur assemblee-nationale.fr →

Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 131 IRRECEVABLE 14 NON_RENSEIGNE 21 RETIRE 2
Tous les groupes

Amendements (168)

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« Aucune prolongation ne peut être décidée » 

les mots : 

« Nulle prolongation ne saurait être mise en œuvre ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au mot : 

 « subordonnée » 

le mot : 

« conditionnée »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2

Substituer aux mots : 

« de l’état des échanges »

les mots :

« des échanges en cours »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots : : 

« par des » 

les mot : 

« via »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d’occupation était de 92,4 % et s’approche dangereusement d’un taux supérieur à 100 %. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et leurs incidences sur les garanties fondamentales des personnes retenues ».

Art. ART. 7 • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, après les mots : 

« en cas » 

insérer les mots : 

« de survenance ». 

Art. ART. 7 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au mot : 

« L’applicabilité » 

les mots : 

« La mise en oeuvre »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« en cas de » 

les mots : 

« quand surviennent des ».

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :  

« établisse » 

le mot : 

« démontre »

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d’occupation était de 92,4 % et s’approche dangereusement d’un taux supérieur à 100 %. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et leurs conséquences sur les conditions de privation de liberté ».

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

 « peut être effectivement réalisé à bref délai » 

les mots : 

« est réalisable dans un délai bref »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d’occupation était de 92,4 % et s’approche dangereusement d’un taux supérieur à 100 %. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« et leurs incidences sur les conditions générales de rétention ».

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots  : 

« à la condition » 

les mots :

« et sous réserve »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision.

La dignité de la personne humaine est un principe absolu, matriciel au fondement de tous les autres droits fondamentaux. À ce titre, c'est son respect qui est exigé et non sa seule conformité.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« sont conformes à » 

les mots : 

« garantissent le respect des exigences constitutionnelles et conventionnelles de ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au mot : 

« mental » 

le mot : 

« psychologique »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« en cas » 

les mots : 

« en présence ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision des conditions des de rétention.

Dispositif

À l’alinéa 2, après le mot : 

« conditions » 

insérer les mots : 

« matérielles, humaines, ainsi que les conditions de vie et de traitement ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au mot : 

« remise » 

le mot : 

« transmission ».

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle qui précise que les conditions dignes de rétention doivent être établies préalablement.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« s’il n’est pas établi » 

les mots : 

« sans qu’il ait été préalablement constaté ». 

Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision.

La dignité de la personne humaine est un principe absolu, matriciel au fondement de tous les autres droits fondamentaux. À ce titre, c'est son respect qui est exigé et non sa seule conformité.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« sont conformes à » 

les mots : 

« respectent les exigences constitutionnelles et conventionnelles de »

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« en cas de » 

les mots : 

« quand surviennent des ».

Art. ART. 8 • 16/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« sur les tensions » 

les mots : 

« leur influence sur le climat ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer au mot : 

« subordonnée » 

le mot : 

« conditionnée ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision qui renvoie à l'autorité administrative le soin d'établir les conditions dignes de rétention.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« s’il n’est » 

les mots : 

« si l’autorité compétente n’a ».

Art. ART. 8 BIS • 16/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 16/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« que l’éloignement peut être effectivement réalisé à bref délai » 

les mots : 

« la possibilité effective d’exécuter l’éloignement à court terme »

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, après le mot :

« carence » 

insérer les mots :

« ou dysfonctionnement ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 4 remplacer le mot "faits" par "éléments"

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« conditions » 

le mot :

« modalités ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 4 ajouter les mots "et vérifiables"

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« transmission » 

le mot :

« communication ».

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« d’une prise en charge » 

les mots :

« d’un accompagnement ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4 substituer au mot : « objectivée » le mot « confirmée »

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« résulter » 

le mot :

« provenir »

Art. ART. 6 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de l’alinéa 2, substituer au mot :

« Toutefois » 

le mot :

« Néanmoins »

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« définit » 

le mot :

« fixe »

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, après le mot :

« nécessité » 

insérer les mots :

« immédiate et »

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« Cette prise en charge »

les mots :

« Cet accompagnement ».

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot : 

« destinée »

le mot :

« visant ».

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 2, après le mot :

« peut » 

insérer les mots :

« sous aucun motif ».

Art. ART. 6 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de l’alinéa 4, substituer au mot :

« Toutefois » 

le mot :

« Néanmoins ».

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots : 

« le cas échéant »

les mots : 

« si nécessaire ».

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« opposition » 

le mot :

« refus »

Art. ART. 3 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« définit » 

le mot :

« détermine ».

Art. ART. 6 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« due »

le mot :

« demandée ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« objectivée » 

le mot

 « fondée »

Art. ART. 6 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de l’alinéa 2, substituer au mot :

« Toutefois »

le mot :

« Néanmoins ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 4 remplacer le mot "établis" par "attestés"

Art. ART. 6 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« ce bulletin » 

les mots :

« cette information »

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 4 remplacer le mot "objectivée" par "documentée"

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« La personne concernée est informée » 

les mots :

« L’individu concerné est informé ».

Art. ART. 2 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

A l'alinéa 4 après le mot "faits" insérer le mot "tangibles"

Art. ART. 4 • 15/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« défaut » 

le mot :

« manque ».

Art. ART. 4 • 15/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« ne s’est pas soumise, sans motif légitime, à » 

les mots :

« n’a pas accepté, sans motif légitime, »

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« actuelle »

le mot :

 « immédiate » 

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« d’obtenir » 

les mots 

« de recevoir ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« dûment »,

le mot :

« matériellement »

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« vu » 

le mot :

« regard ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« la personne concernée ne s’est pas soumise »

les mots :

« l’individu concerné ne s’est pas soumis »

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« objectivement »

le mot :

« matériellement »

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« décision » 

le mot :

« mesure ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 4 : 

« convier ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la communication » 

les mots :

« une copie ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« cette abstention »

les mots :

« ce refus »

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

Au début de la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« Toute personne concernée » 

les mots :

« Tout individu concerné ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 RETIRE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer au mot : 

« commission » 

le mot :

« réalisation ».

Art. ART. PREMIER • 14/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Sous-amendement de précision rédactionnelle.

Dispositif

À l’alinéa 2, après le mot :

« est » 

insérer les mots :

« nécessairement et ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent préciser juridiquement le dispositif juridique.

L'amendement n°89 entend garantir que la dangerosité soit établie à l'aune de la participation à une entreprise terroriste. Ainsi, ce sous-amendement précise que les faits doivent être constitutifs d'une entreprise terroriste.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« directement liée à des faits en lien avec une »

les mots :

« ayant un lien direct avec des faits constitutifs d’une »

Art. ART. 4 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, nous souhaitons préciser que le patient doit être informé de sa capacité à s'opposer à la communication d'informations relatives à son autorisation de sortie.

Sans cette information préalable, le patient n'est potentiellement pas en capacité d'exercer son droit.

Dispositif

À l’alinéa 4, après le mot :

« patient » 

insérer les mots :

« qui est préalablement informé de sa capacité à faire valoir cette opposition ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, en cohérence avec notre sous-amendement visant à supprimer la visite domiciliaire par les forces de sécurité intérieure, nous proposons d'exclure des lieux dans lesquels les opérations peuvent être effectuées les domiciles des personnes concernées par l'injonction de se soumettre à un examen psychiatrique et leurs proches.

Dispositif

À l’alinéa 3, après le mot :

« concerner »

insérer les mots :

« les domiciles des personnes concernées et de leurs proches, ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 RETIRE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli nous proposons de supprimer la notion d'apologie d'actes de terrorisme du présent article.

Nous tenons ainsi à rappeler les limites du délit d'apologie du terrorisme. Depuis que ce délit est passé dans le droit commun, et sorti du droit de la presse, son application s'est généralisée dans un usage dévoyé qui menace la liberté d'expression.

La rapporteure spéciale de l’ONU sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, Fionnuala Ní Aoláin déclarait dans son rapport publié en mars 2019 que « l’incrimination du délit d’ “apologie du terrorisme” est lourde de conséquences sur le droit à la liberté d’expression. En chiffres absolus, ce délit constitue l’infraction pénale la plus fréquemment
réprimée en France dans le cadre du dispositif de lutte contre le terrorisme. L’assimilation du délit d’apologie à un « jugement moral favorable » est particulièrement préoccupante. [...] La loi est rédigée en termes généraux, ce qui entraîne une grande insécurité juridique et un risque d’abus du pouvoir discrétionnaire, et porte atteinte à la protection de la liberté d’expression et à la liberté d’échanger des idées dans un système démocratique solide ».

Les condamnations fondées sur ce délit ont récemment très largement augmenté et il est utilisé pour criminaliser des expressions de solidarité envers la Palestine et donc réprimer des opinions politiques.

 

 

Dispositif

À la fin de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« ou faisant l’apologie de tels actes »

Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, les députés du groupe LFI souhaitent assurer que la prise en charge de l'individu soit la plus large possible.

Si l'amendement prévoit les principales conditions de prise en charge de l'individu, dans le but de garantir une prise en charge la plus large possible pour éviter toute récidive il convient de préciser que celle-ci est multimodale et multisectorielle.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot : 

« charge » 

insérer les mots : 

« multimodale et multisectorielle, notamment ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, en cohérence avec notre sous-amendement visant à supprimer la visite domiciliaire par les forces de sécurité intérieure, nous proposons d'exclure des lieux dans lesquels les opérations peuvent être effectuées les domiciles des personnes concernées par l'injonction de se soumettre à un examen psychiatrique et leurs proches.

Dispositif

À l’alinéa 3, après le mot :

« concerner »

insérer les mots :

« les domiciles des personnes concernées et de leurs proches, ».

Art. ART. 8 BIS • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d'occupation était de 92,4% et s'approche dangereusement d'un taux supérieur à 100%. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et leurs effets sur les conditions générales de rétention ».

Art. ART. 7 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d'occupation était de 92,4% et s'approche dangereusement d'un taux supérieur à 100%. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et leurs effets sur les conditions générales de rétention ».

Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent préciser les valeurs de la "citoyenneté" que prévoient l'amendement initial.

Le présent amendement propose que la décision de mesure judiciaire et de réinsertion organise l'acquisition des "valeurs de la citoyenneté". Ces valeurs doivent être précisées. Les valeurs de la citoyenneté sont celles de la République : liberté, égalité, fraternité.

Dispositif

Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, en cohérence avec notre sous-amendement visant à supprimer la visite domiciliaire par les forces de sécurité intérieure, nous proposons d'exclure des lieux dans lesquels les opérations peuvent être effectuées les domiciles des proches des personnes concernées par l'injonction de se soumettre à un examen psychiatrique.

Dispositif

À l’alinéa 3, après le mot :

« concerner »

insérer les mots :

« les domiciles des proches des personnes concernées, ».

Art. APRÈS ART. 8 BIS • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évalue dans le cadre des rétentions de sûreté l'évolution et la portée des décisions administratives de restriction de libertés.

Le droit des étrangers, et notamment ce qui concerne les décisions de rétention administrative, est un exemple paradigmatique de l'évolution des compétences de coercition de l'administration. Dans un État de droit qui se revendique politiquement libéral, cette compétence devrait être exceptionnelle, voire inexistante. Ce rapport doit être l'occasion de questionner l'évolution de ce pouvoir.

Dispositif

Compléter cet amendement par la phrase suivante : :

« Le rapport évalue aussi la portée du pouvoir de l’administration en ce qui concerne des décisions de privation de liberté concernant les étrangers ».

Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent assurer que la décision d'obligation d'activité professionnelle prenne en compte les conditions de vie familiale de la personne.

L'obligation d'activité professionnelle peut avoir un impact sur la vie familiale de l'intéressé. En effet, celui-ci peut être amené à devoir accepter des formations ou emplois loin de sa résidence et donc potentiellement de sa famille. Ce sous-amendement rappelle seulement que cette obligation ne saurait remettre en cause le droit à une vie familiale normale.

Dispositif

Compléter l’alinéa 7 par la phrase suivante : 

« La décision prend en compte la vie familiale de la personne. »

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, nous proposons de renforcer les droits de la défense en prévoyant que la faculté pour l'occupant des lieux de faire appel à un conseil de son choix suspende les opérations autorisées.

 

Dispositif

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

 « , sans que l’exercice de cette faculté entraîne la suspension des opérations ainsi autorisées ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement nous souhaitons préciser que c'est le juge des libertés et de la détention qui autorisera l'opération.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« magistrat du siège »

les mots :

« juge des libertés et de la détention ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, nous proposons de renforcer les droits de la défense en prévoyant que la faculté pour l'occupant des lieux de faire appel à un conseil de son choix suspende les opérations autorisées.

 

Dispositif

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

 « , sans que l’exercice de cette faculté entraîne la suspension des opérations ainsi autorisées ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, nous proposons d'étendre les cas dans lesquels les dispositions de l'article 1er ne s'appliquent pas aux personnes condamnées à une peine privative de liberté.

Dispositif

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , lorsqu’elles n’ont pas été mises en mesure de bénéficier, au cours de l’exécution de leur peine, d’une prise en charge adaptée aux troubles mentaux dont elles souffrent ».

Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent préciser les valeurs de la "citoyenneté" que prévoient l'amendement initial.

Le présent amendement propose que la décision de mesure judiciaire et de réinsertion organise l'acquisition des "valeurs de la citoyenneté". Ces valeurs doivent être précisées. Les valeurs de la citoyenneté sont celles de la République : liberté, égalité, fraternité.

Dispositif

À la fin de la première phrase de l’alinéa 6, susbtituer aux mots :

« de la citoyenneté » 

les mots :

« de la République, la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Art. ART. 8 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d'occupation était de 92,4% et s'approche dangereusement d'un taux supérieur à 100%. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et leurs effets sur les conditions générales de rétention ».

Art. APRÈS ART. 8 BIS • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que le rapport évoque plus généralement les conditions de rétention au sein des centres de rétention administrative.

Le présent amendement permet a minima de faire la lumière sur les extensions successives des centres de rétention sur les personnes étrangères. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d'occupation était de 92,4% et s'approche dangereusement d'un taux supérieur à 100%. Ainsi, le rapport mettra en évidence les conditions générales de rétention.

Dispositif

Compléter cet amendement par la phrase suivante :

« Le rapport met notamment en perspective l’évolution du taux d’occupation. »

Art. ART. 8 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent que l'évaluation des conditions de rétention soit faite entre autres à l'aune du taux d'occupation.

Le présent amendement permet a minima de conditionner la rétention à la dignité humaine. Ces lieux de privation de liberté subissent une hausse constante du nombre de retenus. En 2024, le taux d'occupation était de 92,4% et s'approche dangereusement d'un taux supérieur à 100%. Nous proposons ainsi qu'un des critères essentiels de l'évaluation de la dignité humaine soit fait à l'aune du taux d'occupation.

Dispositif

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« La dignité des conditions de rétention est notamment évaluée à l’aune du taux d’occupation spécifique de chaque centre de rétention ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, nous proposons de supprimer le fait que les forces de sécurité intérieure puissent visiter le domicile de la personne visée par l'obligation d'examen psychiatrique demandée par le préfet afin de la présenter à l'examen.

Une telle mesure constitue une atteinte disproportionnée à la liberté individuelle et personnelle, dont le droit au respect de la vie privée et à la dignité de la personne ou encore le principe de consentement aux soins.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« pour qu’ils visitent le domicile de cette personne »

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement nous souhaitons préciser que c'est le juge des libertés et de la détention qui autorisera l'opération.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« magistrat du siège »

les mots :

« juge des libertés et de la détention ».

Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement de repli, nous proposons de supprimer le fait que les forces de sécurité intérieure puissent visiter le domicile de la personne visée par l'obligation d'examen psychiatrique demandée par le préfet afin de la présenter à l'examen. Une telle mesure constitue une atteinte disproportionné à la liberté individuelle et personnelle, dont le droit au respect de la vie privée et à la dignité de la personne ou encore au principe de consentement aux soins.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« pour qu’ils visitent le domicile de cette personne »

Art. ART. 3 • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent préciser le sens de l'entreprise terroriste sous-entendue dans cet amendement.

L'amendement n°89 entend garantir que la dangerosité soit établie à l'aune de la participation à une entreprise terroriste. Ainsi, ce sous-amendement propose de préciser cette notion en renvoyant au chapitre du code pénal définissant les infractions terroristes, hors les délits d'apologie du terrorisme.

Dispositif

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« telle que définie aux articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, à l’exclusion de celles définies aux articles 421‑2-5 et 421‑2-5‑1 du même code »

Art. ART. 3 • 13/04/2026 NON_RENSEIGNE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. PREMIER • 13/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par ce sous-amendement, en cohérence avec notre sous-amendement visant à supprimer la visite domiciliaire par les forces de sécurité intérieure, nous proposons d'exclure des lieux dans lesquels les opérations peuvent être effectuées les domiciles des proches des personnes concernées par l'injonction de se soumettre à un examen psychiatrique.

Dispositif

À l’alinéa 3, après le mot :

« concerner »

insérer les mots :

« les domiciles des proches des personnes concernées, ».

Art. ART. 7 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer la durée exceptionnelle de rétention des étrangers jusqu’à 210 jours.

L’article propose de rétablir la base légale du maintien en rétention de 180 à 210 jours pour les étrangers condamnés ou liés à des activités terroristes.

La rétention est une privation de liberté fondée sur la seule irrégularité de présence sur le territoire à destination des étrangers. Dans son avis sur le PJL Asile et Immigration, la CNCDH rappelait à ce titre : « le caractère exceptionnel que doit revêtir la rétention administrative et la nécessité [afin] qu’elle soit dès lors la plus réduite possible. »

De plus, selon l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Enfin, les conséquences de la rétention sur les personnes ne sont plus à prouver : suicides, tentatives de suicide, traumatismes, violations du droit à une vie privée et familiale, violations du droit à ne pas subir des traitements inhumains et dégradants, atteinte à la dignité des personnes, violences policières, etc.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer cet article.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 742‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est abrogé. »

Art. APRÈS ART. 5 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 2 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer la création d’une rétention de sûreté terroriste.

L’article 706‑25‑23 nouvellement créé par la présente proposition de loi propose de déroger au droit applicable en matière de sûreté concernant les personnes condamnées pour les crimes les plus graves en matière de terrorisme (atteintes à la vie et l’intégrité physique des personnes, enlèvement et séquestration, détournement aéronef et transport). Ces personnes pourront, même si la décision de condamnation initiale ne le prévoit pas, être mis en rétention de sûreté. Bien que la commission des lois ait atténué la portée du nouvel article, elle renforce un dispositif particulièrement attentoire aux droits et libertés fondamentaux.

Nous nous opposons au recours à la rétention de sûreté qui, sous couvert de « protéger » la société, n’est qu’un supplétif de la peine. En effet, la sanction pénale est le lieu de l’accompagnement de la sortie des comportements déviants et infractionnels. Prolonger la détention après la peine n’est que l’aveu de l’échec des politiques pénitentiaires et pénales. Les détenus au titre d’actes de terrorisme doivent déjà faire l’objet de mesures particulières de détention et d’accompagnement pendant la durée de leur peine. Or, vu l’état actuel de nos prisons – un taux d’occupation de 137,5 % au 1ᵉʳ mars 2026 – aucune politique pénale humaine et tournée vers la sortie de la récidive n’est possible.

De plus, le CGLPL préconisait la suppression des rétentions de sûreté en raison du caractère vague du concept de dangerosité et dans la mesure où sa plasticité risque de multiplier les détentions arbitraires : « Outre son caractère subjectif, le concept de dangerosité potentielle doit être considéré comme contraire aux principes fondamentaux du droit pénal français, en particulier ceux de légalité des délits et des peines et de proportionnalité de la réponse pénale. Pour l’ensemble de ces raisons, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté recommande que le dispositif de rétention de sûreté soit supprimé. »

En cohérence avec notre amendement de suppression, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 4 à 10.

Art. ART. 8 BIS • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer l’article 8bis qui ouvre un champ de rétention particulièrement grave tant en raison des conditions de rétention qu’en raison de sa durée exceptionnelle.

Le nouvel article 8 bis adopté en commission permet à l’autorité administrative de prononcer au terme d’une première mesure de rétention une nouvelle mesure de placement de l’étranger, notamment lorsqu’il représente une menace pour l’ordre public, sur les mêmes motifs que la première mesure de rétention. Ce dispositif est renouvelable et peut durer 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun et jusqu’à 540 jours, soit 18 mois, pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes.

Cet article s’inscrit dans la vision des différents gouvernements ces dernières années de faire de l’étranger un « nuisible » qu’il faut extraire de l’espace public, et qui est amalgamé à un délinquant. D’une part, le champ d’application est extrêmement large et peut s’appliquer à beaucoup d’étrangers retenus, que l’on considère comme menaçants pour l’ordre public (en raison de faits de vols, de vente de stupéfiants, etc.). D’autre part, les conditions d’atteinte à l’ordre public, ainsi que celles du risque de la soustraction, ne sont pas suffisantes pour justifier que l’on retienne, hors toute sanction pénale, un individu 1 an ou 18 mois. Enfin, la rétention d’un individu pour une durée aussi longue, alors même qu’elle est fondée sur une décision administrative qui ne repose sur aucune enquête précise et concrète, revient au « fait du prince » de décider de l’espace de liberté des individus.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 3 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer l’extension du régime de prévention de la récidive terroriste aux personnes condamnées pour des infractions de droit commun.

L’article 3 propose pour les personnes condamnées pour des infractions de droit commun que, si la dangerosité et le risque de récidive sont avérés à la fin de la peine privative de liberté, le juge d’application des peines peut, sur réquisition du parquet national antiterroriste (PNAT), prononcer une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion.

Ces mesures sont des moyens de contrôle judiciaire des personnes à la sortie de la prison par un ensemble d’obligations : résidence dans un lieu déterminé, respect des prises en charge sanitaire et sociale, etc.

À l’instar de la création d’une rétention de sûreté terroriste, cette mesure est un aveu d’échec des politiques pénitentiaires. En effet, défendre une telle mesure revient à considérer que le suivi en prison et l’accompagnement des détenus vers la sortie des comportements déviants et infractionnels n’ont pas été menés. Les mesures de sûreté et de suivi judiciaires après la peine ne peuvent être des supplétifs à la peine. Nous ne pouvons accepter que ce suivi judiciaire se fasse après la fin de la peine prononcée. Le problème se situe donc dans l’état de délabrement avancé de la prison, dont le taux d’occupation ne cesse, mois après mois, de battre des records (136,5 % au 1er décembre 2025).

Pour toutes ces raisons, cette mesure est inutile et ne se concentre pas sur le problème de fond : celui de l’état de nos prisons et de la politique pénitentiaire.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 8 BIS • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer l’extension du champ de la rétention administrative.

Le nouvel article 8 bis adopté en commission permet à l’autorité administrative de prononcer au terme d’une première mesure de rétention une nouvelle mesure de placement de l’étranger, notamment lorsqu’il représente une menace pour l’ordre public, sur les mêmes motifs que la première mesure de rétention. Ce dispositif est renouvelable et peut durer 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun et jusqu’à 540 jours, soit 18 mois, pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes.

Cet article s’inscrit dans la vision des différents gouvernements ces dernières années de faire de l’étranger un « nuisible » qu’il faut extraire de l’espace public, et qui est amalgamé à un délinquant. D’une part, le champ d’application est extrêmement large et peut s’appliquer à beaucoup d’étrangers retenus, que l’on considère comme menaçants pour l’ordre public (en raison de faits de vols, de vente de stupéfiants, etc.). D’autre part, les conditions d’atteinte à l’ordre public, ainsi que celles du risque de la soustraction, ne sont pas suffisantes pour justifier que l’on retienne, hors toute sanction pénale, un individu 1 an ou 18 mois. Enfin, la rétention d’un individu pour une durée aussi longue, alors même qu’elle est fondée sur une décision administrative qui ne repose sur aucune enquête précise et concrète, revient au « fait du prince » de décider de l’espace de liberté des individus.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 2 et 3.

Art. ART. 5 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer le renforcement juridique des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).

Le dispositif de l’article 5 ouvre une voie de recours pour l’autorité administrative pouvant demander le sursis à exécution de la décision de première instance annulant la MICAS. Il propose ainsi de réduire la portée des appels annulant les MICAS, en permettant que la MICAS continue à s’appliquer le temps que la décision d’appel soit rendue.

Les MICAS sont devenues des outils de régulation des individus extrêmement puissants entre les mains du pouvoir. Elles permettent à l’autorité administrative de contrôler certaines personnes sur de simples soupçons. Or, les MICAS vont toucher des personnes souvent dépourvues d’un « capital procédural », c’est-à-dire loin des modalités de recours d’urgence dont elles peuvent bénéficier pour contester la légalité des procédures.

De plus, notre commission d’enquête populaire sur les JO de Paris 2024 révélait les conséquences graves et parfois désastreuses sur les individus qui ont été visés par de telles mesures : problèmes de réinsertion, perte de leur emploi, etc. Or, ce sont près de 600 personnes qui ont été concernées par ces mesures et des milliers concernées par les enquêtes administratives.

Ainsi, renforcer l’application de ces mesures en supprimant le caractère suspensif de l’appel n’aura que pour effet d’aggraver les conséquences sur les individus.

Nous nous opposons à ces mesures qui sont particulièrement attentatoires aux droits et libertés fondamentaux et qui traduisent la tendance autoritaire du pouvoir ces 10 dernières années. Ces mesures ne devraient pas figurer dans le droit commun dans la mesure où les privations de libertés ne sont pas prononcées par un juge judiciaire.

Dispositif

Supprimer les alinéas 7 à 9.

Art. ART. 8 BIS • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer la durée de rétention de droit commun de 360 jours pour les personnes menaçant l’ordre public.

Le nouvel article 8 bis adopté en commission permet à l’autorité administrative de prononcer au terme d’une première mesure de rétention une nouvelle mesure de placement de l’étranger, notamment lorsqu’il représente une menace pour l’ordre public, sur les mêmes motifs que la première mesure de rétention. Ce dispositif est renouvelable et peut durer 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun et jusqu’à 540 jours, soit 18 mois, pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes.

Cet article s’inscrit dans la vision des différents gouvernements ces dernières années de faire de l’étranger un « nuisible » qu’il faut extraire de l’espace public, et qui est amalgamé à un délinquant. D’une part, le champ d’application est extrêmement large et peut s’appliquer à beaucoup d’étrangers retenus, que l’on considère comme menaçants pour l’ordre public (en raison de faits de vols, de vente de stupéfiants, etc.). D’autre part, les conditions d’atteinte à l’ordre public, ainsi que celles du risque de la soustraction, ne sont pas suffisantes pour justifier que l’on retienne, hors toute sanction pénale, un individu 1 an ou 18 mois. Enfin, la rétention d’un individu pour une durée aussi longue, alors même qu’elle est fondée sur une décision administrative qui ne repose sur aucune enquête précise et concrète, revient au « fait du prince » de décider de l’espace de liberté des individus.

Il paraît manifeste que la durée de 540 jours est disproportionnée. Il revient à l’État de limiter les durées de privation de liberté au maximum et de mettre en oeuvre les mesures moins contraignantes pour l’étranger le cas échéant. Enfin, nous considérons que si la personne est coupable de faits délictuels ou criminels, c’est dans le cadre d’une procédure judiciaire qu’elle doit être prise en charge. La sanction pénale doit être le lieu de sa sortie des comportements déviants et infractionnels. L’augmentation de la durée de rétention ne sert à rien, elle n’aura que pour conséquence d’engorger les CRA et d’aggraver les conditions de rétention. Selon, l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 7 à 9.

Art. ART. 5 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 5 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 2 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 2 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement d’appel, les députés du groupe LFI souhaitent réduire la durée maximale de rétention des personnes étrangères lorsqu’elle est demandée par un magistrat.

L’extension sans fin de la durée de rétention administrative est grave. En l’espèce, les durées exceptionnelles de rétention concernent les personnes étrangères soit en raison de leur menace sur l’ordre public, soit en raison de leur soustraction aux mesures d’éloignement ou enfin en raison de leur expulsion en raison de leurs activités terroristes « pénalement constatées ».

Nous considérons que de telles mesures de rétention sont la porte ouverte à un usage détourné de la rétention administrative pour en faire une véritable peine d’emprisonnement pour les étrangers seulement fondée sur le concept de « dangerosité ». Force est de constater que la présente proposition de loi cherche à étendre la rétention des étrangers pour tout comportement infractionnel autre que ceux relatifs au terrorisme.

Dans ce contexte, nous estimons que c’est à l’administration de mettre les moyens en place d’abord pour régulariser les étrangers, et enfin que la sortie de prison, si une décision d’expulsion est prononcée, soit préparée pendant la détention ou la mesure judiciaire afin de ne pas proroger la détention par d’autres moyens.

Ainsi, les défauts de l’administration dans sa politique migratoire, que nous combattons fermement, ne doivent pas se reporter sur les personnes étrangères retenues. La rétention doit être la plus courte possible à l’instar de ce que prévoit l’article L. 741‑3 du CESEDA : « L’administration exerce toute diligence à cet effet. »

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« À la dernière phrase du dernier alinéa de l’article L. 742‑6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « cent quatre-vingts » sont remplacés par le mot : « quatre-vingt-dix ».

Art. ART. 7 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent empêcher l’extension des cas exceptionnels de rétention administrative à 210 jours.

L’article propose de rétablir la base légale du maintien en rétention de 180 à 210 jours pour les étrangers condamnés ou liés à des activités terroristes.

La rétention est une privation de liberté fondée sur la seule irrégularité de présence sur le territoire à destination des étrangers. Dans son avis sur le PJL Asile et Immigration, la CNCDH rappelait à ce titre : « le caractère exceptionnel que doit revêtir la rétention administrative et la nécessité [afin] qu’elle soit dès lors la plus réduite possible. »

De plus, selon l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Enfin, les conséquences de la rétention sur les personnes ne sont plus à prouver : suicides, tentatives de suicide, traumatismes, violations du droit à une vie privée et familiale, violations du droit à ne pas subir des traitements inhumains et dégradants, atteinte à la dignité des personnes, violences policières, etc.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 2 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent alerter sur l’extension des moyens de sûreté en France.

Nous nous opposons au recours à la rétention de sûreté, qui, sous couvert de « protéger » la société, n’est qu’un supplétif de la peine. En effet, la sanction pénale est le lieu de l’accompagnement de la sortie des comportements déviants et infractionnels. Prolonger la détention après la peine n’est que l’aveu de l’échec des politiques pénitentiaires et pénales. Les détenus au titre d’actes de terrorisme doivent déjà faire l’objet de mesures particulières de détention et d’accompagnement pendant la durée de leur peine. Or, vu l’état actuel de nos prisons – un taux d’occupation de 137,5 % au 1ᵉʳ mars 2026 – aucune politique pénale humaine et tournée vers la sortie de la récidive n’est possible.

De plus, le CGLPL préconisait la suppression des rétentions de sûreté en raison du caractère vague du concept de dangerosité et dans la mesure où sa plasticité risque de multiplier les détentions arbitraires : « Outre son caractère subjectif, le concept de dangerosité potentielle doit être considéré comme contraire aux principes fondamentaux du droit pénal français, en particulier ceux de légalité des délits et des peines et de proportionnalité de la réponse pénale. Pour l’ensemble de ces raisons, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté recommande que le dispositif de rétention de sûreté soit supprimé. »

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à cette création.

En cohérence avec notre amendement de suppression, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 19 à 21.

Art. ART. 7 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent empêcher l’extension des cas exceptionnels de rétention administrative à 210 jours.

L’article propose de rétablir la base légale du maintien en rétention de 180 à 210 jours pour les étrangers condamnés ou liés à des activités terroristes.

La rétention est une privation de liberté fondée sur la seule irrégularité de présence sur le territoire à destination des étrangers. Dans son avis sur le PJL Asile et Immigration, la CNCDH rappelait à ce titre : « le caractère exceptionnel que doit revêtir la rétention administrative et la nécessité [afin] qu’elle soit dès lors la plus réduite possible. »

De plus, selon l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Enfin, les conséquences de la rétention sur les personnes ne sont plus à prouver : suicides, tentatives de suicide, traumatismes, violations du droit à une vie privée et familiale, violations du droit à ne pas subir des traitements inhumains et dégradants, atteinte à la dignité des personnes, violences policières, etc.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer l’alinéa 2.

Dispositif

Supprimer l’alinéa 2.

Art. ART. 2 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer la création d’une rétention de sûreté terroriste.

L’article propose un cadre de rétention de sûreté qui déroge au droit commun, pour les personnes condamnées pour des infractions terroristes.

La proposition permet au procureur de la République antiterroriste (PNAT) d’engager une procédure pour la mise en rétention de sûreté des individus sans que la décision initiale de la cour d’assises ne l’ait prévue. En principe, la « dangerosité » de l’individu est établie par la décision initiale de la cour d’assises. Cette condition permet de limiter les abus du recours à la rétention de sûreté en permettant qu’elle soit débattue dans le cadre d’une procédure contradictoire et décidée par un juge indépendant.

Nous nous opposons au recours à la rétention de sûreté, qui, sous couvert de « protéger » la société, n’est qu’un supplétif de la peine. En effet, la sanction pénale est le lieu de l’accompagnement de la sortie des comportements déviants et infractionnels, prolonger la détention après la peine n’est que l’aveu de l’échec des politiques pénitentiaires et pénales. Les détenus au titre d’actes de terrorisme doivent déjà faire l’objet de mesures particulières de détention et d’accompagnement pendant la durée de leur peine. Or, vu l’état actuel de nos prisons – un taux d’occupation de 137,5 % au 1ᵉʳ mars 2026 – aucune politique pénale humaine et tournée vers la sortie de la récidive n’est possible.

De plus, le CGLPL préconisait la suppression des rétentions de sûreté en raison du caractère vague du concept de dangerosité et dans la mesure où sa plasticité risque de multiplier les détentions arbitraires : « Outre son caractère subjectif, le concept de dangerosité potentielle doit être considéré comme contraire aux principes fondamentaux du droit pénal français, en particulier ceux de légalité des délits et des peines et de proportionnalité de la réponse pénale. Pour l’ensemble de ces raisons, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté recommande que le dispositif de rétention de sûreté soit supprimé. »

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à cette création.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 8 BIS • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent réduire la durée maximale du maintien en rétention.

Le nouvel article 8 bis adopté en commission permet à l’autorité administrative de prononcer au terme d’une première mesure de rétention une nouvelle mesure de placement de l’étranger, notamment lorsqu’il représente une menace pour l’ordre public, sur les mêmes motifs que la première mesure de rétention. Ce dispositif est renouvelable et peut durer 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun et jusqu’à 540 jours, soit 18 mois, pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes.

Les durées ainsi proposées sont disproportionnées et excessives. Elles ne répondent à aucun besoin spécifique. Nous nous opposons à ce que la rétention administrative devienne une forme de rétention de sûreté aggravée pour les étrangers. Par conséquent, nous proposons d’inciter l’État à prendre ses responsabilités tant dans l’accompagnement des personnes déviantes – hors enfermement systématique – que dans l’accompagnement des personnes condamnées dans la sortie des comportements déviants et infractionnels. C’est pourquoi nous proposons de réduire la durée à 60 jours maximum.

Dispositif

I – Supprimer les alinéas 4 à 7.

II – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 8 : 

« La durée maximale de maintien en rétention est de trente jours. Le nombre maximal de placements en rétention pris sur le fondement de la même mesure est de deux et la durée cumulée de la rétention n’excède pas 60 jours. ».

Art. ART. 8 BIS • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer la durée exceptionnelle de 540 jours pour les personnes condamnées pour acte terroriste.

Le nouvel article 8 bis adopté en commission permet à l’autorité administrative de prononcer au terme d’une première mesure de rétention une nouvelle mesure de placement de l’étranger, notamment lorsqu’il représente une menace pour l’ordre public, sur les mêmes motifs que la première mesure de rétention. Ce dispositif est renouvelable et peut durer 360 jours pour les étrangers relevant du droit commun et jusqu’à 540 jours, soit 18 mois, pour les étrangers condamnés pour des actes terroristes.

Cet article s’inscrit dans la vision des différents gouvernements ces dernières années de faire de l’étranger un « nuisible » qu’il faut extraire de l’espace public, et qui est amalgamé à un délinquant. D’une part, le champ d’application est extrêmement large et peut s’appliquer à beaucoup d’étrangers retenus, que l’on considère comme menaçants pour l’ordre public (en raison de faits de vols, de vente de stupéfiants, etc.). D’autre part, les conditions d’atteinte à l’ordre public, ainsi que celles du risque de la soustraction, ne sont pas suffisantes pour justifier que l’on retienne, hors toute sanction pénale, un individu 1 an ou 18 mois. Enfin, la rétention d’un individu pour une durée aussi longue, alors même qu’elle est fondée sur une décision administrative qui ne repose sur aucune enquête précise et concrète, revient au « fait du prince » de décider de l’espace de liberté des individus.

Il paraît manifeste que la durée de 540 jours est disproportionnée. Il revient à l’État de limiter les durées de privation de liberté au maximum et de mettre en oeuvre les mesures moins contraignantes pour l’étranger le cas échéant. Enfin, nous considérons que si la personne est coupable de faits délictuels ou criminels, c’est dans le cadre d’une procédure judiciaire qu’elle doit être prise en charge. La sanction pénale doit être le lieu de sa sortie des comportements déviants et infractionnels. L’augmentation de la durée de rétention ne sert à rien, elle n’aura que pour conséquence d’engorger les CRA et d’aggraver les conditions de rétention. Selon, l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 4 à 6.

Art. ART. 2 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 5 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer le renforcement juridique des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).

Le dispositif de l’article 5 ouvre une voie de recours pour l’autorité administrative pouvant demander le sursis à exécution de la décision de première instance annulant la MICAS. Il propose ainsi de réduire la portée des appels annulant les MICAS, en permettant que la MICAS continue à s’appliquer le temps que la décision d’appel soit rendue.

Les MICAS sont devenues des outils de régulation des individus extrêmement puissants entre les mains du pouvoir. Elles permettent à l’autorité administrative de contrôler certaines personnes sur de simples soupçons. Or, les MICAS vont toucher des personnes souvent dépourvues d’un « capital procédural », c’est-à-dire loin des modalités de recours d’urgence dont elles peuvent bénéficier pour contester la légalité des procédures.

De plus, notre commission d’enquête populaire sur les JO de Paris 2024 révélait les conséquences graves et parfois désastreuses sur les individus qui ont été visés par de telles mesures : problèmes de réinsertion, perte de leur emploi, etc. Or, ce sont près de 600 personnes qui ont été concernées par ces mesures et des milliers concernées par les enquêtes administratives.

Ainsi, renforcer l’application de ces mesures en supprimant le caractère suspensif de l’appel n’aura que pour effet d’aggraver les conséquences sur les individus.

Nous nous opposons à ces mesures qui sont particulièrement attentatoires aux droits et libertés fondamentaux et qui traduisent la tendance autoritaire du pouvoir ces 10 dernières années. Ces mesures ne devraient pas figurer dans le droit commun dans la mesure où les privations de libertés ne sont pas prononcées par un juge judiciaire.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 2 et 3.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 5 et 6. 

Art. ART. 5 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer le renforcement juridique des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).

Le dispositif de l’article 5 ouvre une voie de recours pour l’autorité administrative pouvant demander le sursis à exécution de la décision de première instance annulant la MICAS. Il propose ainsi de réduire la portée des appels annulant les MICAS, en permettant que la MICAS continue à s’appliquer le temps que la décision d’appel soit rendue.

Les MICAS sont devenues des outils de régulation des individus extrêmement puissants entre les mains du pouvoir. Elles permettent à l’autorité administrative de contrôler certaines personnes sur de simples soupçons. Or, les MICAS vont toucher des personnes souvent dépourvues d’un « capital procédural », c’est-à-dire loin des modalités de recours d’urgence dont elles peuvent bénéficier pour contester la légalité des procédures.

De plus, notre commission d’enquête populaire sur les JO de Paris 2024 révélait les conséquences graves et parfois désastreuses sur les individus qui ont été visés par de telles mesures : problèmes de réinsertion, perte de leur emploi, etc. Or, ce sont près de 600 personnes qui ont été concernées par ces mesures et des milliers concernées par les enquêtes administratives.

Ainsi, renforcer l’application de ces mesures en supprimant le caractère suspensif de l’appel n’aura que pour effet d’aggraver les conséquences sur les individus.

Nous nous opposons à ces mesures qui sont particulièrement attentatoires aux droits et libertés fondamentaux et qui traduisent la tendance autoritaire du pouvoir ces 10 dernières années. Ces mesures ne devraient pas figurer dans le droit commun dans la mesure où les privations de libertés ne sont pas prononcées par un juge judiciaire.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 6 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer l'ensemble des mesures de cet article visant à restreindre et complexifier la procédure actuelle de changement de prénom.


Cette procédure comporte déjà des garanties suffisantes face aux demandes abusives, puisque l'article 60 du Code civil prévoit déjà que l'officier d'état civil apprécie l'intérêt légitime de la demande et saisit le procureur de la République s'il estime que la demande ne répond pas à cette exigence.

Rien ne justifie d'entraver davantage ce droit, par des mesures discriminatoires envers les personnes étrangères ou envers les personnes déjà condamnées pour diverses infractions qui subiraient une suspicion généralisée. Ajouter de nouveaux obstacles à la procédure de changement de prénom pénaliserait particulièrement les personnes trans pour lesquelles le changement de prénom constitue une étape importante du parcours de transition.

Dispositif

Supprimer les alinéas 2 à 7.

Art. ART. 8 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 7 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement d’appel, les députés du groupe LFI souhaitent réduire la durée de rétention des personnes étrangères lorsqu’elle est demandée par un magistrat.

L’extension sans fin de la durée de rétention administrative est grave. En l’espèce, les durées exceptionnelles de rétention concernent les personnes étrangères soit en raison de leur menace sur l’ordre public, soit en raison de leur soustraction aux mesures d’éloignement ou enfin en raison de leur expulsion en raison de leurs activités terroristes « pénalement constatées ».

Nous considérons que de telles mesures de rétention sont la porte ouverte à un usage détourné de la rétention administrative pour en faire une véritable peine d’emprisonnement pour les étrangers seulement fondée sur le concept de « dangerosité ».

Dans ce contexte, nous estimons que c’est à l’administration de mettre les moyens en place d’abord pour régulariser les étrangers, et enfin que la sortie de prison, si une décision d’expulsion est prononcée, soit préparée pendant la détention ou la mesure judiciaire afin de ne pas proroger la détention par d’autres moyens.

Ainsi, les défauts de l’administration dans sa politique migratoire, que nous combattons fermement, ne doivent pas se reporter sur les personnes étrangères retenues. La rétention doit être la plus courte possible à l’instar de ce que prévoit l’article L. 741‑3 du CESEDA : « L’administration exerce toute diligence à cet effet. »

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« La section 2 du chapitre II du titre IV du livre VII du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifiée :

« 1° Au dernier alinéa de l’article L. 742‑4, la dernière phrase est supprimée ;

« 2° L’article L. 742‑7 est abrogé. »

Art. ART. 5 • 09/04/2026 IRRECEVABLE
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. 3 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer le régime des mesures judiciaires de sûreté pour les auteurs d’infraction créé par la loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement de 2021.

La loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement de 2021 a instauré, à l’instar des autres mesures de sûreté, des mesures de poursuite du contrôle judiciaire une fois la peine principale terminée. En 2021, nous nous étions vivement opposés à ce dispositif qui reprend les poncifs de la politique pénale liée à la « dangerosité » qui entretiennent un flou entre la peine et les mesures de sûreté.

Nous alertions sur le prétendu caractère « exceptionnel » de la mesure, seulement lié aux « infractions terroristes ». Nous expliquions que l’exception en matière terroriste deviendrait un jour la norme. C’est chose faite car la proposition de loi étend le dispositif aux individus qui « présentent une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de commission d’acte de terrorisme ». Ceci constitue une première ouverture de ces mesures contre des personnes n’ayant pas été condamnées initialement pour une infraction terroriste.

Cette proposition de loi ne tient compte encore une fois d’aucune des alertes sur le déploiement des mesures de sûreté et les risques qu’elles font peser sur l’État de droit. Dès 2020, la CNCDH alertait sur l’usage de la « dangerosité » comme fondement de mesures privatives de libertés, elle l’avait qualifiée de « notion émotionnelle dénuée de fondement scientifique ». Comment établir le degré de dangerosité d’un individu et son potentiel passage à l’acte terroriste ? Ce fondement est dangereux et risque encore une fois d’entraver les libertés fondamentales.

Pour toutes ces raisons, nous proposons de supprimer ce dispositif.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« La section 5 du titre XV du livre IV du code de procédure pénale est abrogée. »

Art. ART. 8 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent supprimer l’extension du champ de personnes pouvant être soumises à une durée de rétention de 180 à 210 jours.

L’article souhaite étendre le maintien judiciaire en rétention prévu pour les personnes condamnées pour actes de terrorisme aux personnes « qui représente[nt] une menace actuelle et d’une particulière gravité pour l’ordre public » en tant que ces personnes ont porté atteinte à d’autres personnes et ont été définitivement condamnées pour ces faits. Il propose d’étendre le dispositif aux personnes fait l’objet d’une décision d’éloignement et dont l’administration considère qu’elles représentent une menace actuelle et particulièrement grave, lorsque cette menace est constatée par des faits pénalement constaté et sanctionnés.

Ce dispositif répond à la censure du Conseil constitutionnel dans sa décision du 7 août 2025 du dispositif qui étendait massivement le champ des personnes pouvant être soumise à ce régime de rétention. La Conseil a estimé qu’en tant qu’il s’appliquait à des personnes qui n’auraient pas été condamnées à une interdiction du territoire, ou pour des personnes condamnées à des crimes ou délits qui ne relèvent pas d’une particulière gravité le dispositif était manifestement disproportionné et portait atteinte à la liberté individuelle.

D’une part, le dispositif ne répond pas aux éxigences du Conseil constitutionnel, la gravité des faits n’est pas constatés par le juge judiciaire mais par l’autorité administraive.

D’autre part, nonobstant la constitutionnalité du dispositif nous nous opposons à cette extension. Si la personne est coupable de faits délictuels ou criminels, c’est dans le cadre d’une procédure judiciaire qu’elle doit être prise en charge. La sanction pénale doit être le lieu de sa sortie des comportements déviants et infractionnels. L’augmentation de la durée de rétention ne sert à rien, elle n’aura que pour conséquence d’engorger les CRA et d’aggraver les conditions de rétention. Selon, l’OEE, « les données compilées année après année par les différentes associations intervenant en CRA montrent clairement qu’il n’existe aucune corrélation entre la durée de rétention et le nombre d’expulsions. Alors même que la durée maximale de rétention a été portée à 90 jours en 2018, il n’existe aujourd’hui aucune analyse de ses effets qui pourrait justifier d’allonger davantage l’enfermement des personnes étrangères au seul motif de leur situation administrative. »

Ce dispositif est particulièrement grave dans la mesure où il fait de la rétention administrative une rétention de sûreté à destination des étrangers qui ne dit pas son nom. Nous nous opposons à ces formes de rétentions qui deviennent des supplétifs de la peine.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 2 • 09/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es du groupe LFI souhaitent alerter sur le recours à la dangerosité pour justifier le maintien en rétention d’une personne.

L’article 706‑25‑24 nouvellement créé par la présente proposition de loi établit les conditions de la mise en rétention de sûreté pour les personnes condamnées pour les crimes les plus graves en matière de terrorisme. Cet article reprend les poncifs de la dangerosité, notion floue qui permet d’enfermer un individu non sur les faits qu’il a commis, mais sur un potentiel passage à l’acte. Malgré les garanties de mise en rétention seulement si d’autres mesures moins contraignantes ne seraient pas possible, nous nous opposons à cette mesure.

En effet, nous nous opposons au recours à la rétention de sûreté, qui, sous couvert de « protéger » la société, n’est qu’un supplétif de la peine. En effet, la sanction pénale est le lieu de l’accompagnement de la sortie des comportements déviants et infractionnels. Prolonger la détention après la peine n’est que l’aveu de l’échec des politiques pénitentiaires et pénales. Les détenus au titre d’actes de terrorisme doivent déjà faire l’objet de mesures particulières de détention et d’accompagnement pendant la durée de leur peine. Or, vu l’état actuel de nos prisons – un taux d’occupation de 137,5 % au 1ᵉʳ mars 2026 – aucune politique pénale humaine et tournée vers la sortie de la récidive n’est possible.

De plus, le CGLPL préconisait la suppression des rétentions de sûreté en raison du caractère vague du concept de dangerosité et dans la mesure où sa plasticité risque de multiplier les détentions arbitraires : « Outre son caractère subjectif, le concept de dangerosité potentielle doit être considéré comme contraire aux principes fondamentaux du droit pénal français, en particulier ceux de légalité des délits et des peines et de proportionnalité de la réponse pénale. Pour l’ensemble de ces raisons, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté recommande que le dispositif de rétention de sûreté soit supprimé. »

En cohérence avec notre amendement de suppression, nous proposons de supprimer ces alinéas.

Dispositif

Supprimer les alinéas 11 à 18.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à étendre les cas dans lesquels l'officier de l'état civil peut saisir le procureur de la République concernant une demande de changement de prénom.

L'alinéa 7 prévoit que l'officier d'état civil peut agir en ce sens si le bulletin n°3 fait apparaître une condamnation pour des infractions liées au terrorisme (dont le délit d'apologie du terrorisme), à une interdiction de sortie du territoire, au fait de s'être soustrait aux obligations relatives au contrôle administratif des retours sur le territoire national et à une liste d'autres infractions.

L'article 60 du code civil prévoit déjà que l'officier peut saisir le procureur "s'il estime que la demande ne revêt pas un intérêt légitime". L'ajout ici proposé n'est donc pas justifié et cette disposition conduit essentiellement à renforcer la surveillance de personnes déjà condamnées.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 7.

Art. ART. 4 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer une mesure excessive d'information du préfet.

L'alinéa 2 ajoute une obligation d'information de la part du directeur d'établissement envers le préfet, dans les 48h avant la date de la sortie non accompagnée d'une personne faisant l'objet de soins psychiatriques suite à la demande d'un tiers. La loi actuelle prévoit la seule information du tiers.

Nous dénonçons cette logique de surveillance généralisée des personnes et demandons la suppression de cette mesure superfétatoire.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 2.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à ajouter à la demande de changement de prénom le bulletin n°3 du casier judiciaire.

Cette disposition, prévue à l'alinéa 5 du présent article, n'est pas nécessaire ou justifiée tandis qu'elle contribue à renforcer la surveillance de personne déjà condamnées. Ces dernières pourront avoir plus de difficultés à changer de prénom du seul fait qu'on les soupçonne de vouloir dissimuler leur passé, tandis que cette démarche peut par exemple faire partie de leur processus personnel de réinsertion.

Par ailleurs, il est plus probable qu'une personne malintentionnée se tourne vers de faux papiers plutôt que de suivre la démarche officielle de changement de prénom, ce qui nous conforte dans l'idée que la présente disposition n'est pas utile.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 5.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à restreindre la procédure actuelle de changement de nom aux seuls Français.

En cohérence avec notre demande de supprimer la disposition visant à restreindre la procédure de changement de prénom aux seuls Français, nous demandons la suppression de celle visant le changement de nom. Cette restriction est discriminatoire envers les personnes étrangères et propage une suspicion généralisée des étrangers à laquelle nous nous opposons.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 9.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à étendre la possibilité de saisine du procureur par l'officier de l'état civil dans le cas où la personne à l'origine de la demande de changement de nom a été condamnée pour diverses infractions liées au terrorisme (dont le délit d'apologie du terrorisme), à une interdiction de sortie du territoire, aux obligations relative au contrôle administratif des retours sur le territoire national et d'autres infractions telles que la prostitution.

Par cohérence avec notre demande de supprimer cette disposition pour la procédure de changement de prénom, nous le demandons concernant le changement de nom également. L'article 61-3-1 du Code civil prévoit que l'officier saisit le procureur "en cas de difficultés", ce qui est suffisant.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 12.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, nous proposons de supprimer l'ensemble des mesures de cet article visant à restreindre et complexifier les procédures actuelles de changement de prénom et de nom.

Ces procédures comportent déjà des garanties suffisantes face aux demandes abusives. Rien ne justifie d'entraver davantage ce droit, par des mesures discriminatoires envers les personnes étrangères ou envers les personnes déjà condamnées pour diverses infractions qui subiraient une suspicion généralisée.

Dispositif

Supprimer les alinéas 1 à 12.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la possibilité pour le président de la cour d'appel ou son délégué de rejeter les déclarations d'appel manifestement irrecevables sans avoir préalablement convoqué les parties.

Le présent article constitue d'ores et déjà de graves atteintes aux droits et libertés des personnes. Permettre au président de la cour d'appel de rejeter les déclarations d'appel sans même avoir convoqué les parties constitue une nouvelle atteinte au droit de la défense. Nous proposons donc de supprimer l'alinéa qui prévoit cette mesure.

Dispositif

Supprimer l’alinéa 21.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de suppression, nous nous opposons totalement à cet article qui octroie des pouvoirs disproportionnés à l'autorité administrative par une injonction d'examen psychiatrique qui peut également conduire à une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement de la personne concernée.

L'article 1er permet au préfet dans un but préventif de faire obligation de se soumettre à un examen psychiatrique envers une personne pour qui il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics, à raison de son adhésion à des théories incitant ou faisant l’apologie d’actes de terrorisme et d’agissements susceptibles d’être en tout ou partie liés à des troubles mentaux".

Si la personne concernée ne se soumet pas à l'examen, le préfet peut prononcer l'admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement afin de réaliser ledit examen, et il peut être autorisé à avoir recours aux forces de l'ordre pour y parvenir. L'appel contre l'ordonnance qui autorise de tels actes est possible mais il n'est même pas suspensif.

Le présent article menace les droits et libertés fondamentaux des personnes à plusieurs égards (liberté individuelle, intégrité/dignité humaine, respect de la vie privée, consentement aux soins, liberté d’aller et venir). Le droit actuel permet au préfet de décider de l’admission en soins psychiatriques seulement après certificat médical, tandis que cet article permet au préfet de prononcer une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement sur le seul fait qu’une personne suspectée ne se soit pas soumise à la nouvelle obligation d’examen psychiatrique ici créée.

De telles atteintes seraient permises dans un but seulement préventif, dont la suspicion se base sur des éléments imprécis, vagues et potentiellement non-avérés. Nous le constatons par exemple avec l'usage actuel du délit d'apologie du terrorisme qui a été particulièrement dévoyé contre la liberté d'expression.

Pire, cet article autorise le préfet à avoir recours aux forces de l’ordre pour effectuer l’admission provisoire en soins psychiatriques et ces opérations ne sont même pas suspendues si la personne fait appel de l’ordonnance qui l’autorise, ce qui est une atteinte au droit à un recours effectif.

Les mesures de soins psychiatriques sans consentement sont gravement attentatoires aux droits et libertés, c'est pourquoi le Contrôleur général des lieux de privation de liberté défendait dans un rapport de décembre 2025 "une politique ambitieuse de moindre recours aux soins sans consentement". De telles mesures doivent être strictement limitées, encadrées et comporter de solides garanties. Rien de tout ça n'est présent dans cet article qui instrumentalise la psychiatrie et nourrit la confusion entre troubles psychiatriques et radicalisation. Il convient donc de le supprimer.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de rendre suspensif l'appel contre l'ordonnance autorisant le préfet à prononcer l'admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement.

L'alinéa 20 prévoit que l'appel n'est pas suspensif, ce qui est une atteinte aux droits de la défense.

Dispositif

À l’alinéa 20, substituer aux mots :

« n’est pas »,

le mot :

« est ».

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la nouvelle mesure administrative d'injonction d'examen psychiatrique.

L'alinéa 10 octroie au préfet à titre préventif le pouvoir de faire obligation à une personne de se soumettre à un examen psychiatrique, dans le cas où il y a des "raisons sérieuses" de penser que le comportement de cette personne constitue une menace grave pour l'ordre et la sécurité publics, du fait de son "adhésion à des théories incitant ou faisant l'apologie d'actes de terrorismes" et d' "agissements susceptibles d'être en tout ou partie liés à des troubles mentaux".

Cette mesure représente une forte atteinte aux droits et libertés des personnes (liberté individuelle, intégrité et dignité humaine, respect de la vie privée, consentement aux soins, liberté d'aller et venir...) dans le seul but de prévenir la commission d'actes dont la suspicion se base sur des éléments et fondements imprécis, vagues et potentiellement non-avérés.

Une fois de plus (et de trop), il est proposé d'octroyer de nouveaux pouvoirs à l'autorité administrative, sans contrôle du juge. Cela s’inscrit dans une dérive inquiétante pour les droits et libertés des personnes.

Rappelons à cet égard les limites du délit d'apologie du terrorisme depuis qu'il est passé dans le droit commun, avec une généralisation de son application dans un usage dévoyé qui menace la liberté d'expression.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 10.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à restreindre la procédure actuelle de changement de prénom aux seules personnes françaises.

L'alinéa 3 prévoit en effet de réserver la procédure de changement de prénom prévue à l'article 60 du code civil aux personnes dont l'acte de naissance est détenu par un officier d'état civil français. Un autre alinéa du présent article détaille la procédure pour les personnes étrangères.

Cette mesure crée une discrimination envers les personnes étrangères pour lesquelles le parcours de changement de prénom est complexifié, nous la dénonçons et demandons sa suppression.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 3.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à prévoir une procédure spécifique de changement de nom pour les personnes étrangères.

L'alinéa 11 prévoit que les personnes nées à l'étranger devront justifier auprès de l'officier d'état civil que le nom mentionné dans l'acte de naissance est identique à celui qui fait l'objet de la demande de changement. Ils devront également joindre le bulletin n°3 du casier judiciaire à la demande.

En cohérence avec notre position sur le changement de prénom, nous refusons également de complexifier la démarche de changement de nom pour les personnes étrangères. Nous dénonçons cette logique discriminatoire visant à assimiler les personnes étrangères à des actes malveillants et à imposer une surveillance excessive de personnes déjà condamnées.

Dispositif

Supprimer les alinéas 10 et 11.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la possibilité d'autoriser le préfet à prononcer une admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement sur la base d'un refus de se soumettre à l'obligation d'examen psychiatrique.

L'alinéa 14 prévoit qu'un magistrat saisi par le préfet peut l'autoriser à prononcer l'admission provisoire en soins psychiatriques sans consentement, lorsque l'avis initial d'un psychiatre fait état de troubles mentaux suffisamment caractérisés, d'une personne n'ayant pas déféré à l'obligation de se soumettre à un examen psychiatrique.

Le droit actuel permet au préfet de décider de l'admission en soins psy seulement après certificat médical, tandis que le présent alinéa le permet sur le seul fait qu'une personne suspectée, sur la base d'un seul avis, ne se soit pas soumise à la nouvelle obligation d'examen psychiatrique.

Ces pouvoirs exorbitants attribués à l’autorité administrative réalisent un glissement dangereux en psychiatrisant la question de la sécurité publique tandis que la logique médicale est instrumentalisée pour faciliter l’enfermement de personnes envers lesquelles seules sont constatées des suspicions et sans nécessité médicale établie.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 14.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la disposition visant à complexifier la procédure de changement de prénom pour les personnes étrangères, en exigeant qu'elles justifient que le prénom mentionné dans l'acte de naissance étranger soit identique à celui faisant l'objet de la demande.

Cette mesure crée une discrimination dans le droit au changement de prénom pour les personnes étrangères et nourrit l'idée d'un soupçon de comportement malveillant envers les étrangers. Cette disposition contribuerait également à rendre plus difficile la démarche pour des raisons liées à l'identité de genre, notamment pour les personnes trans étrangères.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 6.

Art. ART. 4 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer une mesure excessive d'information du préfet.

L'alinéa 7 ajoute une obligation d'information à la charge du directeur d'établissement d'accueil envers le préfet, dans les 24 heures qui suivent la levée de la mesure de soins psychiatriques, et ce "en toute hypothèse". Le droit actuel prévoit que le préfet est informé seulement dans certains cas spécifiques.

Nous estimons que les dispositions actuelles suffisent et qu'il n'est pas utile d'ajouter cette obligation d'information, qui constituerait une charge supplémentaire pour le directeur d'établissement sans que la nécessité n'en soit établie. Nous proposons donc de supprimer cet alinéa.

Dispositif

Supprimer les alinéas 6 et 7.

Art. ART. 4 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de suppression nous nous opposons à cet article qui vise à renforcer la surveillance généralisée des personnes soumises à des soins psychiatriques.

Le présent article prévoit une information du préfet du département dans les 48 heures avant la date d'une sortie non accompagnée d'une personne faisant l'objet de soins psychiatriques sur décision d'un tiers.

Il prévoit également d'ajouter une obligation d'information de la part du directeur de l’établissement d’accueil qui devrait transmettre sans délai au préfet de département toute décision modifiant la prise en charge d’une personne faisant l’objet d’une mesure de soins psychiatriques à la demande d’un tiers ou en cas de péril imminent.

Enfin, alors que le droit actuel prévoit que le préfet de département n’est informé que dans certains cas spécifiques d'une levée de mesure de soins psychiatriques, il prévoit que le directeur de l’établissement informe le préfet dans les 24h qui suivent la levée de la mesure de soins psychiatriques “en toute hypothèse”.

Ces mesures, qui ne concernent pas seulement les cas qui pourraient représenter une menace terroriste, ne sont pas nécessaires et constituent une surveillance disproportionnée des personnes sous soins psychiatriques menaçant leurs droits et libertés. Nous en demandons la suppression.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer la possibilité de mobiliser les forces de sécurité intérieure pour exécuter la décision d'admission sans consentement en soins psychiatriques.

L'alinéa 14 prévoit en effet que le magistrat saisi peut autoriser le préfet à requérir les services de polices ou de gendarmerie pour exécuter la décision d'admission provisoire. Nous sommes opposés à ces pouvoirs exorbitants attribués à l'autorité administrative, a fortiori accompagnés de l'usage de la force.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 15.

Art. ART. 4 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer une mesure excessive d'information du préfet.

L'alinéa 5 prévoit une nouvelle obligation d'information "sans délai" de la part du directeur d'établissement envers le préfet, de toute décision modifiant la prise en charge d'une personne faisant l'objet d'une mesure de soins psychiatriques à la demande d'un tiers ou en cas de péril imminent.

Nous demandons la suppression de cette mesure qui alourdit la charge du directeur de l'établissement sans justifier de la nécessité de systématiser une telle mesure du surveillance par l'autorité administrative.

 

Dispositif

Supprimer les alinéas 4 et 5.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous proposons de supprimer l'extension de l'anonymat aux auteurs de décisions administratives relatives à la nouvelle procédure d’injonction d'examen psychiatrique.

En cohérence avec notre opposition à cette procédure attentatoire aux droits fondamentaux des personnes, nous estimons que l'extension de l'anonymisation ajoutera une atteinte aux droits de la défense et ne se justifie pas en l'espèce.

Dispositif

Supprimer les alinéas 1 à 6.

Art. ART. 6 • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de suppression, nous nous opposons au présent article qui dont la mesure principale vise à restreindre de manière excessive et discriminatoire la procédure de changement de prénom et nom.

Le présent article restreint la possibilité actuelle pour toute personne de demander à changer de prénom et de nom (le nom du père, de la mère ou des deux) aux seules personnes dont l'acte de naissance est détenu par un officier d'état civil français. La personne qui a un acte de naissance étranger devra justifier que le prénom ou nom mentionné dans son acte de naissance étranger est identique à celui qui fait l'objet de la demande, sans préciser par quels moyens. Cette disposition créé de fait une discrimination dans le droit au changement de prénom ou de nom pour les personnes nées à l'étranger, laissant penser que parce que ces personnes sont étrangères leur démarche serait malveillante. Nous dénonçons totalement cette approche.

Par ailleurs, l'article propose d'ajouter le bulletin n°3 du casier judiciaire à la demande, et la possibilité pour l'officier d'état civil de saisir le procureur s'il fait apparaitre une condamnation pour divers types d'infraction (liées au terrorisme mais aussi relatives au contrôle des retours sur le territoire national ou encore pour des faits de prostitution). Ces dispositions conduisent essentiellement à renforcer la surveillance de personnes qui ont déjà été condamnées, et à rendre plus complexe leur possibilité de changer de prénom ou nom, du seul fait qu'on les soupçonne de vouloir dissimuler leur passé. Pourtant, la démarche de changement de nom peut par exemple faire partie d'un processus personnel de réinsertion.

Pour toutes ces raisons, nous demandons la suppression de cet article dont les dispositions sont superflues et attentatoires aux droits des personnes.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. PREMIER • 08/04/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement de repli, nous nous opposons à octroyer de nouveaux pouvoirs à l'autorité administrative permettant de prononcer une admission en soins psychiatriques à la suite d'une procédure gravement attentatoire aux droits et libertés des personnes.

L'alinéa 22 prévoit que le préfet peut prononcer une admission en soins psychiatriques après avoir recueilli un certificat médical obtenu par la nouvelle procédure préventif d'obligation de se soumettre à un tel examen du fait de motifs particulièrement flous et contestables, accompagné potentiellement d'une admission en soins psychiatriques sans consentement avant même recueillement du dit examen psychiatrique.

En cohérence avec notre opposition totale à cette nouvelle procédure, qui porte atteinte aux droits et libertés fondamentales des individus et opère un virement dangereux de psychiatrisation des questions de sécurité publique, nous demandons la suppression de cet alinéa.

Dispositif

Supprimer l'alinéa 22.

Scrutins (0)

Aucun scrutin lié à ce texte.