Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs
Amendements (3)
Art. ART. PREMIER
• 08/12/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer la disposition de l’article 1er qui pérennise le dispositif d’encadrement des loyers, tout en maintenant les évolutions de gouvernance locale permettant aux communes de mettre en œuvre ce mécanisme par simple délibération.
En effet, un encadrement strict et durable des loyers réduit mécaniquement les incitations à investir dans le parc locatif privé, en particulier lorsque les loyers plafonnés s’écartent du prix d’équilibre du marché, les loyers de référence administratifs demeurant structurellement inférieurs aux prix révélés par la demande car les plafonds sont souvent situés en-deçà du point d’équilibre.
Dans un tel contexte, la pérennisation du dispositif aurait pour effet d’amplifier les arbitrages conduisant les bailleurs à retirer leurs biens du marché locatif traditionnel. Or, le parc locatif connaît déjà une contraction significative, indépendante du seul encadrement, liée à l’effondrement du crédit, à la hausse du coût des travaux et à l’alourdissement de la fiscalité locale, éléments qui fragilisent la rentabilité nette de la location longue durée. Dans un marché ainsi fragilisé, toute mesure supplémentaire réduisant la capacité d’ajustement des loyers accroît mécaniquement la tentation des propriétaires de quitter le secteur.
Ainsi, contrairement à l’intention poursuivie, l’encadrement pérenne des loyers peut contribuer à des dynamiques inflationnistes. En effet, en réduisant la rentabilité de la location longue durée, il favorise la contraction de l’offre disponible. Or, une baisse de l’offre dans un marché déjà tendu accroît mécaniquement la pression sur les loyers hors périmètre régulé.
Dès lors, une application stricte du contrôle conduirait à une réduction supplémentaire de l’offre et à un ralentissement de l’entretien du parc, autant de facteurs qui alimentent la hausse globale des prix en restreignant la fluidité du marché.
Dispositif
Supprimer l'alinéa 4.
Art. ART. PREMIER
• 08/12/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à supprimer la limitation du complément de loyer à 20 % du loyer de référence majoré.
En effet, un tel plafonnement supplémentaire rigidifie encore davantage le marché locatif dans les zones déjà marquées par une forte tension, en réduisant la capacité des bailleurs à valoriser légitimement les caractéristiques particulières de leur bien. Car limiter uniformément le complément de loyer revient à neutraliser la rémunération de ces atouts, alors qu’ils conditionnent l’attractivité des investissements locatifs.
Une restriction uniforme et déconnectée des réalités du marché risque ainsi d’affaiblir l'incitation à investir dans l’amélioration ou la rénovation des logements, pourtant indispensable au maintien d’un parc locatif de qualité. Elle porte également atteinte à la liberté contractuelle en restreignant de manière disproportionnée la faculté des parties de fixer un prix tenant compte des spécificités du logement. Ainsi un encadrement trop strict des loyers réduit la rentabilité nette, orientant certains propriétaires vers la vente ou la location touristique, et contribuant ainsi à la contraction de l’offre.
Dispositif
Supprimer les alinéas 27 à 30.
Art. ART. PREMIER
• 08/12/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement vise à réduire de moitié le montant des amendes prévues en cas de non-respect des plafonds de loyers.
L’augmentation proposée par le texte conduit à un niveau de sanction qui apparaît disproportionné au regard des enjeux du marché locatif. Les bailleurs sont déjà confrontés à une baisse de rentabilité entre la hausse de la taxe foncière, le coût des rénovations énergétiques, le plafonnement de l’IRL et la charge réglementaire croissante… Le relèvement des amendes risque d’accentuer le mouvement de retrait du parc locatif longue durée.
Une sanction trop lourde peut également produire un effet de dissuasion inversé. Car loin d’améliorer le respect du dispositif, elle incite certains propriétaires à basculer vers des formes de mise en location échappant à l’encadrement (saisonnier, meublé de courte durée), ou à vendre leur bien. Ces comportements contribuent alors à la contraction de l’offre locative, aggravant les tensions que la régulation entend précisément atténuer.
En outre, le non-respect d’un loyer plafond est souvent lié à l’écart structurel entre le marché et les barèmes administratifs. Il ne justifie pas une pénalisation d’un niveau analogue à celui d’infractions caractérisées portant atteinte à la sécurité ou à la santé publiques.
Cet amendement propose donc de revenir à des sanctions plus compatibles avec l’objectif d’un parc locatif abordable, tout en conservant un mécanisme de contrôle efficace.
Dispositif
I. – À la fin de l’alinéa 47, substituer au montant :
« 10 000 € »,
le montant :
« 2 500 € ».
II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 48, substituer au montant :
« 30 000 € »,
le montant :
« 7 500 € ».
Scrutins (0)
Aucun scrutin lié à ce texte.