visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement et par les femmes avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse
Répartition des amendements
Par groupe
Par statut
Amendements (2)
Art. ART. 2
• 16/12/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement des députés du groupe Écologiste et social précise les conditions de nomination des membres de la commission installée par l’article 2, en confiant au Premier ministre, à la Présidente de l’Assemblée et au Président du Sénat le soin de désigner chacun une personne en raison de ses travaux historiques ou de recherche sur l’avortement et l’histoire des femmes, un professionnel de santé et une personne engagée dans le milieu associatif. Il prévoit également de confier au vice-président du Conseil d’État ou au premier président de la Cour de cassation la désignation du magistrat.
Dispositif
I. – À l’alinéa 4, après le mot :
« État »,
insérer les mots :
« désigné par le vice-président du Conseil d’État ».
II. – En conséquence, compléter le même alinéa 4 par les mots :
« désigné par le premier président de la Cour de cassation ».
III. – En conséquence, après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :
« Le Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat désignent chacun l’une des trois personnes mentionnées aux 3° bis, 4° et 5°. »
Art. APRÈS ART. 2
• 16/12/2025
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement d’appel vise à attirer l’attention sur l’absence de réparation financière pour le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement des dispositions pénalisant l’avortement.
Cette absence, que les parlementaires ne peuvent compenser en raison de l’article 40 de la Constitution, apparaît profondément injuste puisque le principe d’une telle réparation figure dans la version initiale de la loi portant réparation des personnes condamnées pour homosexualité. Il pourrait donc y avoir une inégalité de traitement entre les personnes condamnées pour homosexualité et pour avortement.
Les écologistes proposent donc la remise d’un rapport évaluant le coût que représenterait la mise en place d’une telle réparation financière, qui semble indispensable.
Dispositif
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût de la mise en place d’une réparation financière pour les personnes ayant subi un préjudice sur le fondement de la législation pénalisant l’avortement.
Scrutins (0)
Aucun scrutin lié à ce texte.