Accompagnement de la mobilité des futurs éducateurs spécialisés polynésiens
Moerani FrébaultEPR
Député — Polynésie Française (1)
La question
M. Moerani Frébault appelle l'attention de Mme la ministre des outre-mer sur les difficultés financières susceptibles d'être rencontrées par les étudiants polynésiens actuellement engagés dans une formation d'éducateur spécialisé. Une nouvelle promotion de vingt personnes a récemment débuté une formation de trois ans à l'Institut supérieur de l'enseignement privé de Polynésie française. La deuxième année de ce cursus doit comprendre une période de sept mois dans l'Hexagone, avant le retour des étudiants en Polynésie française pour la dernière année de formation. Cette formation répond à des besoins importants du territoire, particulièrement dans les secteurs de la protection de l'enfance, du handicap, de la dépendance et plus généralement de l'accompagnement des personnes vulnérables. Les responsables locaux indiquent que les perspectives de recrutement sont importantes au sein de la direction des solidarités, de la famille et de l'égalité ainsi que des nombreux établissements sociaux et médico-sociaux du territoire. Toutefois, cette mobilité de sept mois représente une charge financière importante. Parmi les vingt personnes actuellement en formation, environ cinq seraient salariées et bénéficieraient du maintien de leur rémunération. Les autres bénéficient d'une bourse majorée de 60 000 francs CFP par mois, soit environ 500 euros, montant particulièrement faible au regard des dépenses de logement, d'installation, de transport et de vie courante pendant plusieurs mois dans l'Hexagone. Le code des transports prévoit depuis 2024 un « passeport pour la mobilité de la formation en sites partagés » destiné aux personnes qui suivent dans leur collectivité de résidence une formation dont une partie doit être effectuée en mobilité. Ce dispositif peut concourir au financement des titres de transport et, dans certaines situations, des frais d'installation et d'une indemnité mensuelle. Son champ est toutefois encadré et vise notamment certaines périodes de stage, d'alternance ou l'utilisation d'un plateau technique indisponible localement. Ainsi, il lui demande de préciser si les étudiants polynésiens engagés dans cette formation d'éducateur spécialisé, dont le cursus prévoit une période de sept mois dans l'Hexagone, peuvent bénéficier du passeport pour la mobilité de la formation en sites partagés ou de tout autre dispositif national de continuité territoriale, quelles sont les conditions de prise en charge des billets d'avion, des frais d'installation, du logement et des dépenses courantes pendant cette période, ainsi que le montant des éventuelles allocations mensuelles susceptibles d'être accordées, et enfin si le Gouvernement envisage, dans l'hypothèse où le cadre réglementaire actuel ne permettrait pas de prendre en charge cette situation, d'adapter les dispositifs de mobilité afin qu'une formation organisée en Polynésie française mais comportant obligatoirement une longue période de formation dans l'Hexagone ne puisse être compromise par les ressources insuffisantes des étudiants.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.
Source : questions.assemblee-nationale.fr ↗
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