Scandale hippophagie
Véronique BesseNI
Députée — Vendée (4)
La question
Mme Véronique Besse attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur les enseignements qui devront être rapidement tirés suite au récent scandale sur la viande chevaline. Début septembre 2026, une vaste opération a été menée par la Belgique, la France, l'Irlande et les Pays-Bas visant à démanteler un réseau criminel soupçonné de trafic de chevaux à travers l'Europe. Selon les informations rendues publiques par Europol, des milliers de chevaux auraient été envoyés vers la filière bouchère après falsification de leurs papiers d'identité, afin qu'ils soient consommés. En temps normal, ces chevaux (de course, de loisir) sont jugés impropres à la consommation en raison des soins qu'ils auront pu recevoir au cours de leur vie (vaccination, médicaments). En falsifiant leur identité et en remaniant leur passé, les marchands ont ainsi pu les vendre à des abattoirs à des prix attractifs. En France, l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) a mené sept perquisitions dans le Gard, en Saône-et-Loire, Mayenne, dans la Sarthe, en Gironde et Haute-Saône. Bien que l'analyse des preuves soit encore en cours, elle estime que ce nouveau scandale, qui rappelle celui des lasagnes à la viande de cheval de 2013, doit appeler à une réaction forte et immédiate des pays concernés, comme la France. Alors que la consommation française de viande chevaline baisse d'année en année et que les indicateurs économiques liés à ce commerce (imports, exports) poursuivent aussi leur déclin, elle lui demande si le Gouvernement entend interdire l'hippophagie avant la fin du quinquennat. À cet effet, Mme la députée rappelle qu'une proposition de loi n° 1830 sur le sujet a été déposée par son collègue Eric Pauget et qu'il serait utile qu'elle soit examinée. Enfin, cette opération d'envergure a également mis en lumière les failles du système de vérification l'identité des équidés à travers l'Europe. À l'heure actuelle, trop peu de contrôles sont effectués et certains États membres ne partagent toujours pas leurs bases de données nationales dédiées à l'identification des chevaux. Aussi, elle souhaiterait savoir si elle pourrait envisager d'évoquer la problématique avec ses homologues européens afin que des contrôles renforcés soient effectués rapidement et qu'une base de données unique au niveau européen voit le jour.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.
Source : questions.assemblee-nationale.fr ↗
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