Universalité des allocations familiales
Corinne ImbertLes Républicains
Sénatrice — Charente-Maritime
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/10/2017La politique familiale a évolué ces dernières années, parce que la famille a évolué. On constate que certaines familles sont plus fragiles, notamment les familles monoparentales. C'est la raison pour laquelle le montant plafond du complément de libre choix du mode de garde sera majoré de 30 %. Cette mesure permettra à tous les parents qui élèvent seuls leurs enfants en bas âge d'être mieux aidés financièrement lorsqu'ils recourent à un assistant maternel, à une garde à domicile ou à une micro-crèche. Nous revaloriserons aussi deux prestations ciblées sur les parents isolés : l'allocation de soutien familial et le complément familial majoré.
Les choix qui se dessinent dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale seront poursuivis dans le cadre de la renégociation de la convention avec la branche famille et la sécurité sociale, négociation qui va s'ouvrir au mois d'octobre.
Plusieurs des mesures concourent à l'universalité : le maintien des aides permettant de solvabiliser les modes de garde en préservant le libre choix des parents, de tous les parents, la création de places de crèche, en particulier dans les territoires sous-dotés. Nous assumons aussi un meilleur ciblage des aides monétaires destinées à soutenir les familles qui en ont le plus besoin, notamment les parents isolés et les parents à faibles revenus.
Dans ce cadre, je souhaite entamer avec le Parlement et l'ensemble des acteurs un débat et une réflexion sur la politique familiale en général et sur les allocations familiales au service de cette politique. Il faudra prendre le temps, car la politique familiale ne se décide pas dans l'urgence. Vous l'avez dit, c'est un pilier de notre modèle social. Elle doit se discuter et être largement concertée avec tous les acteurs concernés. C'est la méthode de travail à laquelle je me suis engagée depuis mon arrivée à la tête de ce ministère, et je m'y tiendrai. (Applaudissements sur les travées du groupe La République en marche.)
M. le président. La parole est à Mme Corinne Imbert, pour la réplique.
Mme Corinne Imbert. Madame la ministre, j'ai bien noté votre attachement à l'universalité des allocations familiales. Soyons effectivement fiers de notre politique familiale généreuse !
À quelques jours de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale ici, au Sénat, n'ayez pas seulement une vision comptable de cet aspect de la politique familiale ! Si le taux de natalité dans notre pays est aujourd'hui supérieur à celui de nos voisins européens, c'est bien en raison d'une politique familiale historique. C'est en août 1946 qu'une loi a défini les quatre prestations de la branche famille de la sécurité sociale, dont les allocations familiales versées à l'époque sans condition de ressources à partir du deuxième enfant.
Mon groupe, Les Républicains, est attaché à la politique familiale, à l'universalité de l'attribution des allocations familiales. La modulation qui s'applique depuis juillet 2015 suffit. Restons-en là ! Les enfants sont l'avenir de notre pays ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et du groupe Union Centriste, ainsi que sur des travées du RDSE.)
Source : senat.fr ↗
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