Pêche électrique
N Nassimah DindarUC Sénatrice — La RéunionLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/01/2018M. Christian Cambon et Mme Marie-Noëlle Lienemann. Très bien !
M. Nicolas Hulot, ministre d'État. Je vous prie d'excuser le ministre de l'agriculture, qui rencontre en ce moment l'ensemble des acteurs de la filière laitière.
Après le conseil des ministres, en mai dernier, la majorité du Parlement européen s'est en effet prononcée à son tour aujourd'hui pour une interdiction totale de cette pratique. La France salue ce vote, qui est une très bonne nouvelle. Je salue aussi les associations, dont l'association Bloom, qui nous ont alertés sur cette pratique qui me semble d'un autre âge.
Comme vous l'avez dit, madame la sénatrice, une phase de négociation s'ouvre entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission. Elle va durer plusieurs mois. La France demeurera impliquée, comme elle l'a toujours été depuis le début. Elle dénonce la pratique de la pêche au chalut électrique, qui a des incidences non seulement sur l'environnement marin, mais aussi sur la ressource halieutique, et qui est doublement dangereuse, parce qu'elle impacte les écosystèmes et parce qu'elle affecte les stocks de poissons sans aucun discernement.
Cette technique, qui consiste à utiliser simultanément un filet et une décharge électrique, fait l'objet, en France, d'une très forte opposition au sein des milieux économiques. Elle pénalise en outre nos propres pêcheurs, qui consentent beaucoup d'efforts, et les place dans une situation qui n'est pas acceptable en termes de concurrence.
Je veux donc vous rassurer, madame la sénatrice : lors de la phase de négociation qui s'ouvre, la France continuera évidemment de s'opposer à cette pratique et prônera le maintien de son interdiction totale en Europe. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche et du groupe Union Centriste, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
M. le président. La parole est à Mme Nassimah Dindar, pour la réplique.
Mme Nassimah Dindar. Monsieur le ministre d'État, je regrette que vous ne m'ayez pas répondu à propos des mers de l'hémisphère sud, où doivent prévaloir les mêmes règles que dans l'hémisphère nord.
Source : senat.fr ↗
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