Rapport Taché sur les migrations
P Pascal AllizardLes Républicains Sénateur — CalvadosLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/02/2018Lorsque nous regardons l'évolution des flux migratoires en Europe, nous nous apercevons qu'en l'espace d'un an – l'année 2017 –, les flux migratoires ont diminué de moitié. En revanche, sur le territoire français, les demandes d'asile ont augmenté de 17 %, atteignant le chiffre de 100 000. Par ailleurs, nous avons empêché d'entrer sur le territoire 85 000 personnes.
Oui, ce sujet est important ; c'est la raison pour laquelle je présenterai demain en conseil des ministres un projet de loi sur l'asile et l'immigration.
La ligne est claire : être capables d'accueillir celles et ceux qui peuvent bénéficier de l'asile parce qu'ils sont victimes de persécutions dans leur territoire, dans leur pays, pour des raisons ethniques, religieuses ou politiques, et être aussi capables, en même temps, de leur donner un avenir dans notre pays, de ne pas les laisser se marginaliser – c'est tout l'objet du rapport Taché –, tout en faisant montre d'une certaine fermeté.
Pour vous donner quelques éléments d'analyse, si l'on compare le chiffre des éloignements auxquels il a été procédé en janvier de cette année à celui du mois de janvier 2017, on constate que les éloignements ont augmenté de 22 %.
Nous voulons nous aligner sur le droit de nos amis allemands, néerlandais et italiens, afin d'avoir un système européen d'asile qui soit le plus commun possible. (Mme Patricia Schillinger et M. André Gattolin applaudissent.)
M. le président. La parole est à M. Pascal Allizard, pour la réplique.
M. Pascal Allizard. Monsieur le ministre d'État, je vous remercie de votre réponse. Néanmoins, lors de mon récent déplacement à Molenbeek, commune censée illustrer le « modèle » approuvé par les autorités européennes, j'ai plutôt vu le communautarisme, la pauvreté, c'est-à-dire tous les ingrédients de la désintégration sociale.
Entre inefficacité et angélisme, il me semble que l'Union européenne met elle-même en place les conditions d'une défiance à son égard, dont je crains qu'elle ne soit difficile à arrêter. C'est regrettable. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – MM. Olivier Cigolotti et Claude Kern applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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