Conséquences de l'abandon du projet de Notre-dames-des-Landes
C Christophe PriouLes Républicains Sénateur — Loire-AtlantiqueLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/07/2018Dans ce cadre, depuis le début de l'année, je me suis rendu à trois reprises en Loire-Atlantique pour travailler avec l'ensemble des élus concernés. C'est également dans ce sens que j'ai confié une mission d'appui à Francis Rol-Tanguy, que vous avez cité, qui m'a remis son rapport, lequel est désormais en ligne. L'objectif c'est de faire émerger un projet stratégique pour les mobilités du Grand Ouest, en lien avec les élus du territoire et les parlementaires.
Comme vous l'avez également rappelé, le Premier ministre s'est rendu à Nantes le 5 juillet dernier. À cette occasion, il a indiqué que le Gouvernement s'engagerait sur un nouveau contrat de concession pour l'aéroport de Nantes- Atlantique, l'objectif étant que les nuisances sonores soient prises en compte d'une manière exemplaire au travers des documents de planification et de la mise en place d'un fonds de compensation pour dédommager des populations riveraines.
Le Premier ministre a également émis un avis favorable sur les grands thèmes inscrits dans le contrat d'avenir proposé par la région Pays de la Loire, l'idée étant de signer ce contrat d'ici à la fin de l'année. Ce contrat pourra contenir des projets importants, comme l'amélioration de la ligne Saint-Nazaire-Nantes-Angers-Le Mans, la création d'une troisième voie entre Massy et Valenton en Île-de-France pour faciliter l'accès aux aéroports franciliens, ou encore l'amélioration de la desserte Nantes-Rennes, grâce notamment à la création d'une section nouvelle entre Rennes et Redon.
Soyez donc assuré, monsieur le sénateur, que le Gouvernement a pleinement pris la mesure des enjeux de mobilité dans le Grand Ouest et qu'il y répondra. (MM. François Patriat et Claude Haut applaudissent.)
M. le président. La parole est à M. Christophe Priou, pour la réplique.
M. Christophe Priou. Élus locaux et habitants attendent du concret. Nous ne pouvons plus, en Loire-Inférieure, nous contenter des seules pensées et paroles présidentielles, ainsi que ministérielles, aux intonations messianiques – « Je pense, donc je suis, donc j'ai raison » –, tant il est vrai que la solitude du pouvoir se transforme aujourd'hui en certitude du pouvoir. En Pays de la Loire, nous n'avons pas besoin de préfet qui tienne des discours de ministre ni de ministre qui tienne des discours de préfet. Nous voulons simplement le respect de la parole de l'État. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – Mme Anne-Catherine Loisier et M. Jean-Marie Bockel applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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