Cabinet de la Présidence de la République
Rémi FéraudSER
Sénateur — Paris
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/07/2018M. Pierre Laurent. Il avait un brassard !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. … vient nuire à l'image et au professionnalisme de leur action. Les forces de l'ordre se sont en effet attachées, pendant la manifestation du 1er mai, à agir pour limiter tout affrontement et toute atteinte aux biens et aux personnes. C'est là une consigne que je leur ai personnellement donnée. Cela rend donc plus condamnable le fait que des personnes aient pu agir dans le cadre que nous avons vu. Comme l'a indiqué le Premier ministre, il appartient à la justice d'établir les faits.
Je veux souligner que ces deux personnes n'avaient évidemment aucune légitimité pour intervenir. (Exclamations sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.) Elles avaient été autorisées par la préfecture de police de Paris…
M. Philippe Dominati. Ah !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. … à assister en tant qu'observateurs (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et républicain.) – et observateurs seulement – au déroulement d'un service de maintien de l'ordre d'une manifestation. C'est là une pratique régulière, qui trouve sa justification dans une logique de transparence et d'ouverture de l'institution policière. Elle est régulièrement utilisée pour des magistrats, des journalistes ou des chercheurs.
Mme Éliane Assassi. Ils n'ont pas de brassards de police !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. J'ai demandé à l'Inspection générale de la police nationale de préciser quelles sont les règles pour l'accueil et l'encadrement de ces observateurs (Les sénateurs du groupe socialiste et républicain ainsi que plusieurs sénateurs du groupe Les Républicains martèlent leur pupitre.)…
M. Rachid Temal. De la transparence !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. … et, s'il en existe, de vérifier dans ce cas précis qu'elles ont été mises en œuvre. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
M. Rachid Temal. Transparence ! Transparence !
M. Vincent Éblé. Et l'article 40 ?
M. le président. La parole est à M. Rémi Féraud, pour la réplique.
M. Rémi Féraud. Monsieur le ministre d'État, vous n'avez pas répondu aux questions que j'ai posées.
En la circonstance, l'article 40, alinéa 2, du code de procédure pénale aurait dû s'appliquer. Votre réaction n'est pas à la hauteur de la gravité des faits. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste et du groupe Les Républicains.)
M. Roland Courteau. Très bien !
M. Rachid Temal. Bravo !
Source : senat.fr ↗
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