Financement français d'organisations non gouvernementales promouvant la violence et l'antisémitisme
François BonhommeLes Républicains
Sénateur — Tarn-et-Garonne
La question
M. François Bonhomme interroge M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le financement français d'organisations non gouvernementales (ONG) promouvant la violence et l'antisémitisme.
La ville de Grenoble a accueilli la première université d'été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens du 22 au 26 août 2018. Cet événement était notamment organisé par quelque soixante-dix organisations dont la campagne « boycott désinvestissement sanctions » (BDS).
La campagne BDS y a notamment présenté différentes actions en cours contre les « banques françaises ayant des liens avec des banques et entreprises israéliennes acteurs de la colonisation, entreprises du secteur des transports publics engagées dans des projets renforçant la colonisation à Jérusalem-est, distributeurs de produits des colonies ».
Il s'étonne par là-même qu'un tel événement ait pu recevoir le soutien remarqué de l'agence française de développement (AFD).
Dans le même sens, au début de l'année 2017, l'association radicale « union juive française pour la paix » (UJFP) s'est vu attribuer plusieurs dizaines de milliers d'euros d'aides publiques en provenance du commissariat général à l'égalité des territoires (CGET) dans le cadre d'un programme dit de « lutte contre les discriminations ». La prévention et la lutte contre les discriminations font en effet partie de prérogatives centrales du CGET.
Il regrette toutefois que ces fonds publics, émanant d'un opérateur de l'État chargé d'une mission de service public, aient été détournés de leur objectif initial. L'UJFP a en effet préféré utiliser cette subvention publique afin de participer à la production de clips vidéos violents accusant la France de racisme d'État et manifestant la sympathie et la complaisance de l'UJFP pour les tenants de l'islamisme radical.
Le CGET a par conséquent demandé que son logo soit retiré du site web de l'UJFP, engageant dans le même temps une procédure de recouvrement auprès de l'UJFP en février 2018.
Il souhaite donc savoir comment et par quels moyens le Gouvernement entend veiller à ce que les opérateurs de l'État et les institutions financières publiques consacrent leurs moyens à leurs véritables missions et éviter que l'argent public finance des activités promouvant la violence et l'antisémitisme.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.
Source : senat.fr ↗
Autres questions de François Bonhomme
Décrets d'application de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants
Délégation de gestion du régime obligatoire d'assurance maladie des mutuelles de fonctionnaires
Projet de décret relatif au régime simplifié des professions médicales et caisse autonome de retraite des médecins de France
Retrait des produits et matériaux de construction minéraux de catégorie 1 du périmètre de la filière REP PMCB