Perspectives pour la ligne à grande vitesse Lyon-Turin
Loïc HervéUCI
Sénateur — Haute-Savoie
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/11/2018Je me suis en effet entretenue avec mon homologue italien hier, pour faire le point sur ce dossier. Le Gouvernement italien a souhaité engager une étude sur les coûts et les avantages de ce projet avant de déterminer sa position, conformément à son programme de coalition. J'ai indiqué que la France prenait acte de cette décision, mais j'ai aussi rappelé que le calendrier de l'étude et les décisions à suivre devront être cohérents avec les contraintes liées à nos engagements internationaux conjoints, notamment en termes de financement européen, l'Union européenne s'étant déclarée prête à porter sa participation à 50 % du coût du projet.
Parallèlement, nous continuons à agir pour améliorer l'ensemble des dessertes ferroviaires alpines. Ainsi, nous investissons pour améliorer les transports du quotidien, avec par exemple la mise en service du Léman Express, qui est un véritable RER reliant Genève à la France, et la réalisation de travaux dans différentes gares, en particulier celle de Lyon Part-Dieu, pour renforcer les dessertes entre Lyon et les départements alpins.
Mme Cécile Cukierman. Les gares ferment, la région est sinistrée !
Mme Élisabeth Borne, ministre. Je vous confirme que nous avons inscrit l'ensemble de ces projets dans la programmation des investissements qui sera intégrée à la future loi d'orientation des mobilités, qu'il s'agisse des transports du quotidien ou de la ligne Lyon-Turin et de ses accès.
En conclusion, la position du Gouvernement est claire : respect des engagements internationaux comme du processus de décision de nos voisins italiens ; investissements pour les transports du quotidien et le report modal dans les Alpes. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Loïc Hervé, pour la réplique.
M. Loïc Hervé. Pour préserver les Alpes et leurs habitants de la pollution de l'air, il faut que cette infrastructure et ses voies d'accès se réalisent selon le calendrier annoncé. C'est une question de crédibilité internationale et c'est un enjeu géopolitique, à la hauteur de celui du tunnel sous la Manche.
Il faut aussi accélérer les investissements ferroviaires dans les vallées alpines pour faciliter les déplacements du quotidien, vous l'avez dit. Je pense en particulier à la vallée de l'Arve : le début des travaux d'automatisation de la ligne est annoncé pour 2028 ; on marche sur la tête ! Soyons aussi ambitieux que les Suisses et les Autrichiens ! Pour cela, tenons nos engagements et accélérons les investissements qui ne dépendent pas des relations bilatérales. On aimerait tellement voir le bout du tunnel… (Sourires et applaudissements sur les travées du groupe Union Centriste et sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Loïc Hervé
Fermeture de l'entreprise Aventics à Bonneville
Conséquences de la réforme du cumul emploi-retraite pour les agents publics
Réforme des indemnités chômage des transfrontaliers
Indemnité chômage des travailleurs transfrontaliers