Frais universitaires pour les étudiants étrangers
Sylvie RobertSER
Sénatrice — Ille-et-Vilaine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/03/2019C'est pourquoi nous avons d'abord travaillé à la préparation du plan Bienvenue en France, qui, vous l'avez rappelé, comporte plusieurs phases : une facilitation de l'arrivée des étudiants et un meilleur accueil, mais aussi la possibilité de soutenir le développement de formations françaises à l'international.
La concertation a eu lieu : elle a duré plusieurs semaines et a donné lieu à des annonces, lesquelles ont permis que, aujourd'hui, l'ensemble des doctorants ne soit pas concerné par ces mesures. Les exonérations dont disposent les universités leur permettent de préparer la montée en puissance de ce plan d'attractivité. Ainsi, les frais acquittés par les étudiants internationaux qui peuvent financer leurs études – ils sont nombreux en France, inscrits notamment dans des écoles – permettront, selon un principe redistributif, de payer les études de ceux qui ont toutes les capacités pour réussir, mais qui, malheureusement, sont obligés de travailler.
Ce sont donc 21 000 bourses et exonérations qui seront majoritairement affectées aux pays de l'Afrique francophone pour soutenir l'attractivité de la France. De plus, nous menons une politique très volontariste d'amélioration de l'accueil des étudiants internationaux, ce qui permet aussi de soutenir la francophonie.
Je me suis récemment rendue au Kenya, en Éthiopie et en Chine. Les jeunes qui ont fait leurs études en France m'ont dit que la qualité de l'accueil n'était pas à la hauteur de la qualité des formations. C'est à cela que nous devons remédier. (MM. Jean-Marc Gabouty et André Gattolin applaudissent.)
Mme la présidente. La parole est à Mme Sylvie Robert, pour la réplique.
Mme Sylvie Robert. Madame la ministre, la politique d'exonération relève d'une vision court-termiste : en effet, elle réglera peut-être la question cette année, mais on sait très bien que le problème sera le même les années suivantes.
Cette mesure heurte profondément notre tradition d'hospitalité et d'ouverture. Considérer aujourd'hui les étrangers comme une charge plus que comme une chance me semble très regrettable, particulièrement pour notre pays aujourd'hui. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Sylvie Robert
Poursuite du programme ACTEE et soutien à la politique de rénovation énergétique conduite par les collectivités territoriales
Protection des résidents et des locataires en cas de défaillance d'un gestionnaire de résidence services seniors
Gel des crédits alloués aux structures du spectacle vivant
Difficultés rencontrées en France par les anciens fonctionnaires et agents retraités de l'Union européenne relevant du régime commun d'assurance maladie des institutions européennes