Apprentissage
S Serge BabaryLes Républicains Sénateur — Indre-et-LoireLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 05/07/2019De quoi parle-t-on ? D'une réforme ambitieuse que vous avez décrite et qui a été portée par la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Elle était fondée sur trois principes très simples : la liberté de créer ou de développer un CFA dans notre pays, en supprimant des obstacles juridiques ou administratifs ; la liberté pour les entreprises d'embaucher des jeunes en apprentissage ; enfin, l'amélioration du statut d'apprenti.
L'impulsion qui a été donnée est positive, puisque nous avons vu croître le nombre d'apprentis, qui s'établit aujourd'hui à 7,7 %. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Bruno Retailleau. Non, il n'en est rien !
Mme Sibeth Ndiaye, secrétaire d'État. Vous m'interrogez plus précisément sur le financement et sur le « coût-contrat ».
Vous le savez, les chambres de métiers souhaitent une accélération de la mise en œuvre de la réforme, afin que l'on puisse, entre le mois de septembre et le mois de janvier, répondre à la problématique du financement des contrats qui seraient signés dans cet intervalle.
Je vois dans cette demande une sorte d'hommage à la réforme, puisque ce système plus rapide, plus simple et plus sécurisé est plus avantageux que l'ancien.
Nous sommes évidemment en lien étroit avec les chambres de métiers pour discuter de la manière dont nous pourrions accélérer cette mise en œuvre.
Il faut tout de même rappeler deux choses. Tout d'abord, les chambres de métiers peuvent d'ores et déjà bénéficier, dès cette année, du nouveau système de financement pour tous les nouveaux contrats qui sont signés hors convention régionale. Ensuite, la vraie question est finalement celle du financement des contrats qui sont sous convention régionale.
À l'heure où je vous parle, des discussions sont en cours entre l'association qui représente les régions et le Gouvernement. Il convient de trouver une solution. C'est ce à quoi nous nous engageons, pour faire en sorte que tous les contrats puissent être financés et qu'aucun apprenti ne reste sur le carreau. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Serge Babary, pour la réplique.
M. Serge Babary. J'espère que cette discussion aboutira, dans la mesure où les chambres des métiers sont des acteurs historiques de l'apprentissage en France. Elles se sont engagées sur une progression de 40 % des contrats à signer. Veillez donc à l'équité par rapport aux autres contrats ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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