Français condamnés à mort à l'étranger
M Michel DagbertRDPI Sénateur — Pas-de-CalaisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/07/2019Comme vous l'avez souligné, la France rappelle en permanence son opposition totale à la peine de mort, quels que soient les crimes, quels que soient les lieux, quelles que soient les circonstances. Ce combat en faveur de l'abolition universelle constitue l'un des axes forts de notre diplomatie, qui agit au sein des enceintes multilatérales, mais aussi des pays non abolitionnistes, pour que ce principe fondamental de la manière de vivre ensemble, si je puis dire, soit adopté par l'ensemble des pays.
Nous essayons aussi, dans la mesure du possible, d'agir auprès des pays directement concernés que je viens de citer, pour que les autorités puissent commuer la peine de mort en une autre peine.
C'est le cas pour l'Indonésie à propos du cas, que vous avez mentionné et qui est connu, de M. Félix Dorfin. Nous l'accompagnons et le faisons bénéficier de la protection consulaire prévue par la convention de Vienne, ce qui se traduit par un contact régulier avec notre poste consulaire, des visites régulières sur son lieu de détention, un accompagnement de sa famille et un accompagnement auprès des autorités indonésiennes.
Là comme ailleurs, les plus hautes autorités de l'État interviennent en faveur de la commutation de la peine. C'est notre manière d'agir, et elle obtient parfois de bons résultats. (MM. Jérôme Bignon, Alain Fouché et Olivier Léonhardt applaudissent.)
Source : senat.fr ↗
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