Brexit
Franck MenonvilleUCI
Sénateur — Meuse
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/10/2019S'agissant des entreprises, dont vous évoquez les inquiétudes, nous avons conduit une action très proactive à leur égard, y compris en appelant individuellement chacune des entreprises exportatrices françaises vers le Royaume-Uni, pour préparer toutes les procédures en cas de non-accord.
Verrons-nous, au cours des heures et jours prochains, un éventuel accord aboutir ? Michel Barnier a estimé la semaine dernière que des garanties suffisantes existaient pour une reprise pleine et entière des négociations, mais l'heure tourne ! Aujourd'hui, nos préoccupations concernant les positions britanniques sur l'Irlande et l'Irlande du Nord n'ont pas tout à fait disparu, il faut le dire. Je pense notamment à l'intégrité du marché unique de l'union douanière ou au maintien des conditions d'une concurrence loyale.
L'Union européenne se montre clairement ouverte à la négociation. Elle est constructive dans les discussions. Mais encore faut-il que le Premier ministre britannique donne l'impulsion politique nécessaire. Son cabinet doit se réunir dans les prochaines heures, nous dit-on. Quelle que soit l'évolution, nous sommes prêts à faire face à tous les scénarios, y compris à celui d'un retrait sans accord. Nous avons adopté des cadres juridiques très complets, la sensibilisation a été conduite, et nous avons organisé une coordination très active avec tous les pays voisins.
Au-delà du 31 octobre prochain, tout restera à faire pour bâtir une relation future. L'histoire est là, la géographie est là : le Royaume-Uni reste un pays européen, au sens large du terme, et nous devrons bâtir une relation qui reste proche, compte tenu de ces liens. (Applaudissements sur des travées des groupes LaREM, RDSE et Les Indépendants.)
Source : senat.fr ↗
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