Résultats de la COP25
A Angèle PrévilleSER Sénatrice — LotLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/12/2019M. Rachid Temal. Il manquait Macron !
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. Je voudrais remercier la présidence chilienne de cette COP et l'Espagne, pays d'accueil, qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour que cette rencontre internationale sur le climat puisse produire des effets.
Durant deux semaines, la France s'est mobilisée comme peu de pays l'ont fait, avec l'Union européenne, avec nos partenaires, pour ne pas accepter le recul des engagements des accords de Paris et pour appeler à l'action en vue de la COP26, à Glasgow. Le Premier ministre s'est rendu avec Brune Poirson à l'ouverture de cette COP et Élisabeth Borne y était également, dans le segment ministériel, pour les négociations sur l'accord de clôture.
Le résultat est certes décevant, j'en conviens. Cette COP a néanmoins permis d'acter certaines avancées utiles à la mise en œuvre des accords de Paris. Je pense, par exemple, à la création d'un groupe de travail sur l'accompagnement des pays vulnérables dès 2020, à la mobilisation du réseau de Santiago pour faciliter les collaborations face aux risques naturels ou à la création d'un nouveau fonds fiduciaire consacré à la biodiversité.
Nous devons continuer de travailler, notamment avec nos partenaires de l'Union européenne, pour adopter le plus rapidement possible un objectif rehaussé de réduction de nos émissions d'ici à 2030. C'est l'un des enjeux de la prochaine COP.
Lors de la COP25, comme lors de toutes les COP, c'est l'Union européenne qui a négocié en notre nom à tous. L'accord qui vient d'être obtenu pour que l'Union européenne devienne le premier continent neutre en carbone à l'horizon de 2050 et pour rehausser nos objectifs et nos ambitions en 2030 est un accord historique qui nous met sur le bon chemin. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à Mme Angèle Préville, pour la réplique.
Mme Angèle Préville. Le monde craque sur l'inefficacité des politiques. Il est grand temps de considérer la nature comme un capital gratuit, mais sans garantie. (Applaudissements sur les travées du groupe SOCR.)
Source : senat.fr ↗
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