Dernier projet gouvernemental en matière de consigne pour les bouteilles en plastique
Jean-François LongeotUCI
Sénateur — Doubs
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/12/2019Comme le Président de la République et le Premier ministre l'ont rappelé à l'occasion du congrès des maires, rien ne pourra être fait sans les associations de collectivités territoriales qui sont chargées du service public de gestion des déchets et de la propreté.
C'est dans cet esprit qu'Élisabeth Borne et Brune Poirson ont trouvé un accord avec les associations de collectivités, le 25 novembre dernier…
Mme Sophie Primas. C'est faux !
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. Et c'est ce même accord qu'elles sont en train de défendre en ce moment même, à l'Assemblée nationale, en séance, dans le cadre de l'examen du projet de loi « anti-gaspillage ».
L'amendement du Gouvernement sur la consigne reprend point par point l'accord trouvé entre Élisabeth Borne, Brune Poirson et les associations d'élus. (Protestations sur les travées des groupes Les Républicains et UC.) Cet accord est respectueux des objectifs écologiques voulus par le Gouvernement et la majorité et des intérêts des collectivités locales.
Nous souhaitons avancer avec l'ensemble des acteurs locaux, raison pour laquelle cet amendement vise à lancer des expérimentations de consignes mixtes pour recyclage et pour réemploi sur les territoires volontaires, par exemple en outre-mer, et à généraliser, au terme d'un bilan d'étape en 2023, notamment sur l'atteinte des objectifs de collecte des plastiques par les collectivités, après concertation avec les collectivités, des systèmes de consignes mixtes pour recyclage du plastique et pour réemploi du verre sur tout le territoire.
Les collectivités ont dénoncé hier l'accord qu'elles avaient validé et souhaitent ajouter de nouvelles conditions qui conduiraient, si elles étaient votées, à ce que la consigne ne puisse jamais voir le jour en France.
M. Jean-François Husson. Mais non !
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. L'amendement actuellement défendu à l'Assemblée nationale est le fruit d'un compromis. Nous espérons vivement que chacun aura à cœur d'être responsable pour avancer ensemble sur ce sujet. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à M. Jean-François Longeot, pour la réplique.
M. Jean-François Longeot. Madame la secrétaire d'État, j'ai bien entendu votre réponse, mais je pense que nous ne lisons pas la même chose : les associations d'élus ne sont pas du tout d'accord avec les dispositions prises.
Une fois n'est pas coutume, il aurait été tout de même intéressant que le Gouvernement prenne en compte les propositions du Sénat pour dissiper le flou sur ce sujet. (Applaudissements sur les travées des groupes UC et Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe SOCR.)
Source : senat.fr ↗
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