Situation des entreprises de sécurité
Corinne ImbertLes Républicains
Sénatrice — Charente-Maritime
La question
Mme Corinne Imbert attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la situation des entreprises de sécurité. Depuis le début du confinement, les 3 500 entreprises et 180 000 agents de sécurité continuent d'assurer leurs missions, tant sur les sites ouverts que sur les lieux fermés. Toutefois, les entreprises de sécurité ont dû mettre en activité partielle 25 à 30 % de leur personnel. De plus, ce secteur connaît une importante pénurie en matière d'équipements de protection. Enfin, les faibles marges réalisées par ces entreprises ne permettent pas l'octroi d'une éventuelle prime aux salariés. Tous ces facteurs contribuent à générer une forme de frustration de la part de ces métiers de l'ombre, indispensables compléments aux forces de sécurité intérieure.
Aussi lui demande-t-elle si le Gouvernement entend mener une démarche visant à valoriser l'action des métiers de la sécurité pendant cette période de confinement.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/09/2020Le ministre de l'intérieur a écrit dès le 20 mars 2020 au président du groupement des entreprises de sécurité – principale organisation patronale de la surveillance humaine – afin de lui exprimer ses remerciements pour la mobilisation du secteur en ces circonstances inédites. Concernant la protection des salariés et sous couvert de la priorité donnée aux personnels soignants, le ministère des solidarités et de la santé a, dès la fin du mois de mars, agréé deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaire et le ministère de l'économie et des finances a immédiatement diffusé la liste des fournisseurs et mis en place un service en ligne destiné à aider les entreprises dans leurs démarches d'approvisionnement. Le ministère du travail a en outre publié, en lien avec les organisations professionnelles, l'ensemble des mesures barrières à mettre en œuvre au sein de la branche prévention-sécurité. Parallèlement, le ministère de l'intérieur a pris toutes les mesures réglementaires nécessaires – en termes notamment de prorogation de la validité des agréments et des cartes professionnelles - pour permettre aux entreprises privées de sécurité de continuer de fonctionner durant le confinement. Cet accompagnement s'est en outre poursuivi en phase de déconfinement, en particulier dans le cadre de la reprise dès le 11 mai 2020, dans des conditions adaptées, des formations initiales et continues des agents privés de sécurité. Enfin, les entreprises privées de sécurité ont également pu bénéficier des mesures de soutien économique et de préservation de l'emploi sans précédent prises par le Gouvernement qui demeure pleinement mobilisé sur la mise en œuvre des plans d'aide à la reprise. Dans ce contexte, les services du ministère de l'intérieur restent en contact étroit, comme ils l'ont été dès le début de la crise, avec l'ensemble des partenaires sociaux de la sécurité privée leur témoignant ainsi tout l'intérêt porté à la profession.
Source : senat.fr ↗
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