Flambée de violence à Dijon
Anne-Catherine LoisierUCI
Sénatrice — Côte-d'Or
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/06/2020M. Christophe Castaner, ministre de l'intérieur. Madame la sénatrice, à travers votre témoignage, vous soulignez ce fait majeur : jamais nos forces de sécurité intérieure ne rechignent quand elles sont sollicitées.
Vous avez raison, l'apparition de ce groupe d'individus dans la ville de Dijon n'avait pas été anticipée en matière de renseignement. Pourtant, les forces de sécurité intérieure, qui n'étaient pas numériquement en mesure de faire face et n'étaient pas préparées, ont répondu présent. J'ai échangé avec le maire de Dijon et le préfet, et demandé à ce dernier de piloter personnellement la situation, pour faire en sorte que cessent ces échauffourées entre bandes – ou peut-être devrais-je plutôt parler de hordes sauvages.
Madame la sénatrice, il n'est pas question qu'il y ait un seul mètre carré dans notre pays où la République recule, y compris face à ces violences extrêmes. Nous devons faire en sorte qu'il n'y ait nulle part de zones de non-droit et que l'État soit toujours présent pour juguler ces dérives totalement insupportables et inacceptables. Même si, la nuit dernière, la situation était apaisée, j'ai demandé au préfet que près de 200 hommes et femmes de la gendarmerie et de la police, ainsi que les brigades de recherche et d'intervention et le Raid, restent sur place dans les jours qui viennent ; ils reviendront en tant que de besoin. J'ai en outre demandé à nos services de police de veiller, sous l'autorité du ministère de la justice, à ce que l'identification des auteurs des exactions commises dès samedi se poursuive : ils ne resteront pas impunis !
Madame la sénatrice, vous l'avez dit, nos forces de sécurité intérieure ont fait face avec engagement et courage, et elles méritent d'être saluées pour cela. Je sais et partage l'émotion de la population. Ce qui s'est passé est inacceptable, insupportable. Sachez que, partout en France, nous ferons reculer ces pratiques de voyous. (Applaudissements sur des travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à Mme Anne-Catherine Loisier, pour la réplique.
Mme Anne-Catherine Loisier. Je salue bien évidemment moi aussi, monsieur le ministre, la réaction des services de la préfecture et des forces de l'ordre. Cependant, si nous n'avons pas eu à déplorer de plus graves conséquences, c'est parce que ces individus, Tchétchènes et autres, sont partis d'eux-mêmes au bout de trois jours. Qu'en serait-il s'ils étaient restés ? Nous devons y réfléchir. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
M. Loïc Hervé. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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