Avenir du site de Bridgestone à Béthune
Cathy Apourceau-PolyCRCE-K
Sénatrice — Pas-de-Calais
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/11/2020M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de l'industrie.
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargée de l'industrie. Madame la sénatrice Apourceau-Poly, votre intervention témoigne de l'émotion très profonde et vive du territoire de Béthune quant à cette première annonce de fermeture le 16 septembre dernier. Elle refermait la porte au scénario de maintien d'une production de pneus, pourtant rentable, mais peut-être pas suffisamment, que nous avions construit avec Accenture et les élus du territoire.
Je veux vous le dire : le combat n'est pas terminé.
Comme vous l'avez indiqué, nous continuons à avoir des contacts étroits avec l'intersyndicale de Béthune dont je salue la dignité et la manière avec laquelle ils portent un combat exigeant. Je salue tout particulièrement M. Lesix que j'avais encore au téléphone tout à l'heure ; mes équipes étaient à Béthune aujourd'hui.
Nous allons porter ce combat dans trois directions : rechercher des repreneurs, dans le secteur du pneu ou non, tous les projets devant être examinés. Notre ambition est de rétablir une activité industrielle, porteuse de croissance et de développement durable dans les années qui viennent. Nous le devons aux salariés.
Pour ceux qui veulent rebondir professionnellement, et pas nécessairement sur ce site, nous devons leur donner tous les moyens de mettre en œuvre ce vœu par la formation, l'accompagnement et la recherche d'autres positions. Il y a, par exemple, la perspective de l'usine de batteries électriques à Douvrin, à vingt minutes de ce site. Elle recrutera, d'ici à 2023-2024, quelque 2 400 salariés. Voilà une perspective intéressante.
Enfin, nous allons continuer à travailler et à nous battre pour que les conditions de revitalisation de ce territoire soient à la mesure des moyens de Bridgestone. Vous avez raison de dire que nous devons être exigeants avec la direction de Bridgestone. J'ai été très claire avec ses représentants, hier, au téléphone : le compte n'y est pas aujourd'hui. Ils doivent accélérer la recherche de repreneurs et, comme nous avons Business France à la manœuvre, nous ne les laisserons pas faire. Ils doivent également améliorer le plan. Ils doivent enfin faire toute la lumière et aider à la reprise, quel que soit le repreneur, fût-il un concurrent. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Cathy Apourceau-Poly, pour la réplique.
Mme Cathy Apourceau-Poly. Madame la ministre, vous confirmez qu'un projet de reprise par un fabricant de pneumatiques n'est pas illusoire, à condition qu'il s'agisse d'un industriel et non pas d'un fonds de pension, comme on en a vu trop souvent dans ce type de situation.
Je m'associe évidemment à vos propos pour saluer la détermination et le courage de cette intersyndicale qui est, tous les jours, au contact des salariés. (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE et sur des travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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