Perspectives à venir de l'opération Barkhane
Olivier CigolottiUCI
Sénateur — Haute-Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/09/2021Mme Florence Parly, ministre des armées. Monsieur le sénateur, vous avez évoqué les propos tenus par le Premier ministre du gouvernement de transition malien devant les Nations unies.
Je voudrais tout d'abord balayer une contre-vérité : non, la France ne se désengage pas du Mali, je le redis clairement !
Nous avons aujourd'hui des milliers de soldats sur place, nous multiplions les opérations de contre-terrorisme, avec des succès tactiques notables – je pense, en particulier, à la neutralisation récente du numéro un de Daech au Sahel –, et nous venons de déployer nos nouveaux blindés Griffon au Sahel dans le cadre de Barkhane ; vous conviendrez avec moi que nous n'avons pas l'attitude d'un pays qui s'en va !
Oui, il est tout à fait scandaleux de faire croire au monde entier que la France s'en va. Prétendre qu'il serait normal d'appeler au chevet du Mali un groupe de mercenaires sous prétexte que nous rendons aux Maliens trois bases militaires dans le nord du pays, c'est de la mauvaise foi !
Je rappelle devant vous que la France et la communauté internationale restent pleinement mobilisées aux côtés du Mali. Je rappelle aussi que les engagements pris par le gouvernement de transition malien devant la communauté internationale, eux, ne sont pas pleinement tenus !
Je redis – pardonnez-moi, mais la question qui m'est posée m'y invite – combien les propos du Premier ministre malien sont choquants dans le contexte que vous avez rappelé, monsieur le sénateur. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Olivier Cigolotti
Armée européenne
Responsabilité élargie du producteur dans le secteur du bâtiment
Redevances des agences de l'eau
Soutien européen au Groenland