Éoliennes en baie de Saint-Brieuc
Alain CadecLes Républicains
Sénateur — Côtes-d'Armor
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 07/10/2021La parole est à Mme la secrétaire d'État chargée de la biodiversité.
Mme Bérangère Abba, secrétaire d'État auprès de la ministre de la transition écologique, chargée de la biodiversité. Comme vous le savez, monsieur le sénateur Cadec, pour atteindre nos objectifs climatiques, nous avons besoin d'électrifier nos usages et, dans ce contexte, pour garantir l'approvisionnement électrique des Français, nous devons développer massivement les énergies renouvelables, dont l'éolien terrestre et maritime.
Notre pays dispose du deuxième gisement potentiel d'Europe pour l'éolien en mer. Cette source d'énergie, durable, sûre, compétitive et non émettrice de CO2, est une chance, une chance pour la Bretagne – si l'on considère le parc de Saint-Brieuc dont nous parlons ici –, pour le mix énergétique français et pour le climat.
L'idée, avec ce parc, est de produire l'équivalent de la consommation électrique de 835 000 habitants en Bretagne, alors que cette région, sur le plan de la sécurité d'approvisionnement, importe 85 % de sa consommation. En outre, le projet sera pourvoyeur d'emplois, avec des fondations qui seront fabriquées à Brest, le port de construction et le port de maintenance étant installés dans les Côtes-d'Armor.
L'impact visuel sera limité, comme vous le savez. Nous parlons de l'équivalent d'une silhouette que l'on verrait de l'autre bout d'un stade de foot. Les pêcheurs professionnels, qui se sont inquiétés du projet, ont été entendus et une concertation très large a été organisée avec toutes les parties prenantes, ce qui a, d'ailleurs, entraîné certaines adaptations. Il n'est pas question que ce projet éolien exclue les usages de la mer et les activités de pêche resteront possibles.
L'impact environnemental marin ou sur l'avifaune a également été étudié, notamment au travers de travaux menés par le CNRS. La plus grande attention est donc portée aux risques environnementaux sur toute la conduite du chantier et dans son exploitation.
Comme vous, monsieur le sénateur Cadec, nous avons été très sensibles à l'incident qui s'est produit cet été. Il s'avère que, quand nous avons caractérisé ces huiles, elles se sont révélées biodégradables, selon les normes classiques. Il n'est pourtant pas question, évidemment, de voir de tels incidents se reproduire et des travaux ont été réalisés, à cette fin, sur le navire de forage.
Près de dix ans après l'attribution de ce parc éolien, le projet a su évoluer pour tenir compte des attentes et des besoins des parties prenantes. Des études inédites ont été menées sur les impacts et les nombreux contentieux ne l'ont jamais remis en cause.
En transparence et avec la plus grande vigilance, il me semble donc nécessaire de laisser ce projet se poursuivre. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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