Prévention de l'insuffisance cardiaque
É Évelyne PerrotUC Sénatrice — AubeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/10/2021Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Vous avez raison, madame la sénatrice Évelyne Perrot, l'insuffisance cardiaque est un enjeu majeur de santé publique et, croyez-le, c'est un sujet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années.
Il s'agit d'abord de repérer toutes les pathologies qui mènent à des insuffisances cardiaques. Ces pathologies sont liées à plusieurs facteurs de risque, désormais clairement identifiés.
Mais c'est par la prévention, et uniquement par elle, que nous atteindrons notre but.
Une politique en la matière reposera sur la maîtrise des facteurs de risque identifiés. Plus de quarante mesures dans le cadre de la stratégie nationale de santé 2018-2022 et du plan national Priorité prévention ont ainsi été consacrées pour les contenir. Il s'agit, par exemple, de soutenir l'activité physique et sportive durant le temps scolaire et en dehors de celui-ci – ce n'est pas le ministre de l'éducation qui me contredira –, mais également en milieu professionnel, où cette activité est en développement. Il s'agit aussi d'améliorer la lutte contre le tabac – nous l'élargissons dans le cadre du PLFSS – ou encore de réduire la consommation de sel de 30 % à l'horizon de 2025.
Par ailleurs, le ministère de la santé et l'assurance maladie développent également une politique de repérage et de prise en charge précoces des pathologies cardiaques. La Haute Autorité de santé intervient sur des recommandations de bonnes pratiques pour améliorer la prise en charge des personnes à risque de maladies cardiovasculaires en médecine de premier recours. Ainsi, nous avons inscrit le repérage du risque cardiovasculaire dans les politiques de formation continue des soignants, afin que les médecins sachent mieux accompagner les personnes à risque.
À titre d'exemple, nous valorisons également un projet expérimental de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, l'AP-HP, qui permet une meilleure coordination des intervenants à l'usage de la télésurveillance, l'optimisation thérapeutique par transfert de compétences, etc.
Je citerai aussi le projet As de cœur, qui permet le développement de l'activité physique adaptée pour les patients insuffisants cardiaques et qui est développé dans de nombreux territoires.
Nous souhaitons enfin lancer très prochainement une mission sur les mobilités actives, qui ont des incidences…
M. le président. Il faut conclure !
Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée. … tant sur la prévention de la perte d'autonomie que sur la prévention du risque d'insuffisance cardiaque.
L'attention du Gouvernement ne s'est donc jamais relâchée sur ce sujet et soyez assurée, madame la sénatrice, que nous allons continuer ainsi. (M. Ludovic Haye applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Évelyne Perrot, pour la réplique.
Mme Évelyne Perrot. Merci pour ces informations positives, madame la ministre. Cela étant, les symptômes ne sont pas connus du grand public et il faut absolument communiquer sur ce point. Je remercie de ce fait la presse locale et, surtout, le docteur Jérôme Costa, dont le très bon article a, je l'espère, sensibilisé la population et peut vous alerter. (Applaudissements sur des travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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