Fermetures de classes
Bruno BelinLes Républicains
Sénateur — Vienne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/02/2022Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée de la jeunesse et de l'engagement. Monsieur le sénateur Belin, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, parce que c'était la volonté du Président de la République, a souhaité qu'aucune école ne ferme dans un territoire rural, qu'aucune école ne ferme nulle part sans l'accord du maire concerné.
Oui, monsieur le sénateur, c'est bien en concertation avec les maires, avec les élus locaux, que l'on construit cette carte scolaire, mais également notre territoire, qu'on l'accompagne, que l'on réfléchit à l'installation d'habitations, que l'on rénove les centres-bourgs. Tout cela a été fait. (Marques d'opposition sur les travées du groupe Les Républicains.)
Au-delà de cela, alors même que l'on dénombre 78 000 élèves en moins, 14 380 postes ont été créés. L'encadrement dans les écoles rurales n'a jamais été aussi fort ! Cette volonté du Président de la République a été mise en œuvre par ce gouvernement.
Vous avez évoqué la préparation de la carte scolaire. Il s'agit d'un moment clé, parce que celle-ci est construite avec les élus locaux, dans un dialogue intense et essentiel. (M. Bruno Belin fait un signe de dénégation.)
L'engagement du Président de la République est que pas une école ne soit fermée dans les territoires ruraux sans l'accord des élus locaux. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Une sénatrice du groupe CRCE. Il était bien question de ne pas fermer de classe !
M. le président. La parole est à M. Bruno Belin, pour la réplique.
M. Bruno Belin. Les élus ruraux ont le sentiment que l'État fait tout pour que la France des campagnes aille de mal en pis : carburant hors de prix, constructions et plan local d'urbanisme interdits, communes sans trésorerie, territoire sans téléphonie, médecins partis et, maintenant, carte scolaire sans stratégie.
C'est une faute et une erreur.
C'est une faute, parce que le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports ne tient pas son engagement d'écouter les élus.
C'est une erreur, parce que la France des campagnes est en train de se reconstruire, grâce à ses élus. Ceux-ci tiennent d'une main la fibre, de l'autre des services qu'ils attirent, tout en essayant de sauver des commerces.
La modernité, c'est la ruralité. L'espoir, c'est l'espace. Il est encore temps de revenir sur cette décision en donnant des instructions pour faire cesser la casse des classes et pour sacraliser la ruralité. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – Mme Cécile Cukierman applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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