Islamisme à l'école
Max BrissonLes Républicains
Sénateur — Pyrénées-Atlantiques
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2022M. Pap Ndiaye, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le sénateur Brisson, en la matière, vous avez raison, la boussole, c'est la loi de 2004. Celle-ci, je le répète, doit être appliquée de façon ferme et stricte. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Vous avez évoqué les équipes Valeurs de la République : nous parlons de plusieurs centaines de personnes à l'échelle du territoire, que nous renforcerons encore cet automne. Vous avez aussi rappelé nos efforts de formation des enseignants.
Des sanctions ont déjà été prises contre des élèves récalcitrants ; d'autres le seront au terme des procédures engagées. Nous allons d'ailleurs, après vérifications, préciser les choses en matière de sanctions. Celles-ci peuvent aller jusqu'à l'exclusion définitive des élèves concernés, et des mesures de cette nature ont déjà été prises.
Vous avez également mentionné la question des réseaux sociaux. Sur le plan juridique, il est délicat de s'attaquer directement à ces comptes et ces influenceurs néfastes, qui ne veulent de bien ni aux élèves, ni à l'école, ni à la République. Mais nous sommes très actifs sur cette question, et je vais prochainement recevoir un certain nombre de dirigeants de ces réseaux sociaux pour les mettre face à leurs responsabilités. Nous serons très vigilants en la matière.
La laïcité, c'est une question de sanctions – vous avez rappelé mes propos : je n'aurai pas la main qui tremble –, mais aussi de pédagogie.
Nous devons mener la bataille pour faire comprendre que la laïcité est une liberté, la possibilité d'une transmission de savoirs sans interférence, la garantie de l'émancipation et de l'éducation des futurs citoyens de la République. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Jean-Paul Prince applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Max Brisson, pour la réplique.
M. Max Brisson. Monsieur le ministre, je crains que vous ne répondiez pas aux chefs d'établissement. Ceux-ci se sentent seuls. Ils veulent des consignes claires pour ne pas avoir à interpréter et à arbitrer. De grâce, ne les laissez pas seuls !
Votre collègue Gérald Darmanin parle d'une « offensive islamiste » qui vise les plus jeunes et qui passe aussi par l'école.
Monsieur le ministre, précisez le cadre, donnez des instructions aux chefs d'établissement et soutenez-les : il faut leur assurer que, désormais, toute violation de la loi sera sanctionnée. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe UC. – M. Christian Bilhac applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Max Brisson
Débit de boissons temporaire, nombre d'autorisation par association
Délégation du conseil municipal au maire, reprises d'alignement
Gravure sur l'équipement mentionnant l'identité des défunts du site cinéraire
Délivrance d'une copie d'acte de naissance d'un défunt à son ex-conjoint