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Christophe Bentz

Christophe Bentz

Rassemblement National · Haute-Marne (1)

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Résultats pour la question : Derniers temps forts sur le sujet de la santé et positionnement des différents groupes depuis janvier 2026.

Mots-clés : loi de financement de la sécurité sociale 2026 PLFSS 2026 dépenses d'assurance maladie reste à charge tarifs opposables accès aux soins déserts médicaux médecins libéraux

50 activités trouvées

Question
Accès aux soins —
Question 2024-11-19
Lits des urgences dans le garage de l'hôpital de Langres — M. Christophe Bentz interroge Mme la ministre de la santé et de l'accès aux soins sur les lits d'hôpital installés dans le garage de l'hôpital de Langres (52). Depuis au moins le mois de janvier 2023, des patients se présentant au service des urgences sont régulièrement placés dans un garage en attendant leur transfert et une prise en charge approfondie. Dans certains cas, ce délai d'attente peut aller jusqu'à trois jours. Après avoir passé une première nuit en observation dans le service des urgences du centre hospitalier de Langres,
Question 2025-01-28
Effectifs infirmiers prévisionnels (2050) et disparités territoriales — M. Christophe Bentz interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur les projections relatives aux effectifs d'infirmiers en 2050, telles que révélées par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) dans une publication du 16 janvier 2025. Si ces projections annoncent une augmentation significative du nombre d'infirmiers dans les années à venir, cette hausse apparaît néanmoins i
Question 2025-02-04
Accès aux soins visuels (ophtalmologie) dans les zones rurales — M. Christophe Bentz interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur les disparités préoccupantes entre les zones urbaines et rurales dans l'accès aux soins ophtalmologiques. Selon une étude OpinionWay réalisée en 2022, 56 % des Français attendent plus de quatre mois pour une consultation ophtalmologique, voire plus de 217 jours dans certains départements de la région Grand Est, contre seulement 20 jours à Paris. Par ailleurs,
Question 2026-01-27
Stationnement des infirmiers et infirmières libéraux — M. Christophe Bentz attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés croissantes de circulation et de stationnement rencontrées par les infirmiers et infirmières libéraux lors de leurs tournées de soins à domicile. Ces professionnels, qui assurent un maillage sanitaire essentiel, notamment auprès des personnes âgées, dépendantes, isolées ou en soins palliatifs, se heurtent quotidiennement à des obstacles logistiques qui compromettent la continuité et la qualité
Question 2026-06-09
Situation hospitalière du centre et sud Haute-Marne — M. Christophe Bentz alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la situation hospitalière critique et préoccupante du centre et sud Haute-Marne. La réorganisation de l'offre de soins portée par l'ARS Grand Est suscite une forte opposition des élus, des soignants et de la population, qui craignent une dégradation de l'accès aux soins sur ce territoire. Le 22 mai 2026, le conseil municipal de Langres a adopté à l'unanimité une motion demandant une expertise indépendante sur les conséquence
Débat 2025-05-14
Vous pourriez penser qu’il s’agit d’un amendement sémantique de plus. Il n’en est rien. Je sais que vous en avez un peu assez des débats sémantiques, mais permettez-moi de vous expliquer pourquoi il est important que les mots que nous proposons d’ajouter figurent précisément à cet endroit. Il s’agit en effet de l’alinéa 2, qui porte uniquement sur « la politique de soins palliatifs » et concerne « l’accès aux soins palliatifs » – point. La notion d’accompagnement en fin de vie est absente de cet alinéa. Or, madame la ministre, vous avez reconnu hier, lors de l’examen d’un amendement de mon col
Débat 2025-05-17
J’avais promis de vous parler beaucoup de l’aide à mourir à l’occasion du débat sur le texte consacré aux soins palliatifs et de vous parler beaucoup des soins palliatifs dans le débat sur le texte relatif à l’aide à mourir pour dénoncer l’absence d’étanchéité entre les deux textes. Il y a une injustice sociale et médicale dans l’accès aux soins palliatifs. La liberté de choisir l’aide à mourir existe-t-elle pour les 180 000 Français qui meurent chaque année dans la souffrance sans avoir accès aux soins palliatifs ? Y a-t-il une liberté lorsque le choix est entre souffrir ou mourir ? L’amendem
Débat 2025-05-19
Cet amendement de notre collègue Bartolomé Lenoir n’est ni bon ni même très bon, il est excellent. Je suis très sérieux. Certains départements français vivent une véritable injustice. C’est le cas de la Creuse, mais aussi de mon département, la Haute-Marne. On ne peut pas proposer l’aide à mourir dans des départements qui souffrent de graves défaillances en matière d’accès aux soins et qui, en particulier, ne disposent pas d’unité de soins palliatifs. Je le répète, on ne peut pas imposer aux Français un choix cornélien : souffrir ou mourir. Ce n’est pas possible. C’est pourquoi je vous incite
Débat 2025-05-20
Merci, madame la ministre, de reconnaître que, sur le fond, vous êtes d’accord avec ces amendements de notre collègue Bartolomé Lenoir. À l’image de ce que nous avons fait hier pour d’autres amendements dont l’objectif était proche, nous soutiendrons celui-ci. En effet, autoriser l’aide à mourir dans des territoires marqués par de graves défaillances en matière d’accès aux soins, ce serait commettre une profonde injustice, car elle n’y résulterait jamais d’une véritable liberté de choix. Il faut absolument soutenir ces amendements, parce que l’accès aux soins est une garantie fondamentale : c’
Débat 2025-05-21
Je regrette que l’amendement n o 1458 n’ait pas été adopté car la notion de priorité était très importante. Les trois amendements de la présente discussion commune sont également importants et nous les voterons : ils tendent à réaffirmer, dans le texte relatif à l’aide à mourir, les principes inscrits dans le texte relatif aux soins palliatifs et d’accompagnement. L’enjeu n’est plus de discuter de l’étanchéité ou de la porosité de ces deux textes mais bien d’affirmer la priorité d’accès aux soins palliatifs. Les amendements identiques n os 1803 et 1903 s’appuient sur la notion de douleur. Or
Débat 2025-05-28
En effet, avec les ZFE, des milliers de Français des zones périurbaines et des zones rurales seront exclus de l’accès aux grandes agglomérations. Depuis des décennies, les Français ruraux voient leurs services publics de proximité délocalisés dans les centres urbains. Les empêcher d’accéder aux services vitaux que les gouvernements successifs ont supprimés, voilà l’injustice sociale et territoriale ! La désertification médicale des zones rurales rend l’accès aux soins toujours plus difficile : l’offre de soins recule et l’accessibilité est de plus en plus réduite. Ces deux problèmes concrets p
Débat 2025-11-04
…qui figurent dans le texte du gouvernement et les dingueries fiscales proposées régulièrement par la gauche. (« Rendez l’argent ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Nous contribuerons à rendre ce PLFSS le moins mauvais et le moins néfaste possible. (Exclamations sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous tenterons de limiter les dégâts, pour protéger les Français et améliorer notre système de santé et l’accès aux soins. Enfin, à la suite de la publication du rapport de la Cour des comptes, son président, Pierre Moscovici, évoquait hier une perte de contrôle des finances sociales
Débat 2025-11-04
La semaine dernière, le groupe RN a rejeté le PLFSS 2026 en commission des affaires sociales,…
Débat 2025-11-05
La voilà, cette taxe exceptionnelle, cette contribution sur les complémentaires : 1 milliard d’euros ! On pourrait se dire que demander aux complémentaires de contribuer à l’effort financier national paraît intéressant. Mais, dans la réalité, quelle sera la conséquence ? Naturellement, les organismes de santé répercuteront cette taxe sur les prix, sur les tarifs des complémentaires pour les assurés sociaux, au détriment du pouvoir d’achat des Français, ce qui accroîtra au passage le renoncement à la souscription et accentuera sans doute les inégalités d’accès aux soins. Dans la réalité, votre
Débat 2025-11-09
…et nous n’étions pas les seuls ; beaucoup de députés du bloc central en ont fait autant. Quant à l’amendement, il vise à transférer aux préfets délégués à la santé les compétences des ARS, pires instances qui soient lorsqu’il s’agit de piloter des politiques d’accès aux soins. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) À mon niveau, c’est quasiment un amendement de coordination ! Ces politiques devraient au contraire reposer sur un partenariat entre préfectures départementales et collectivités territoriales. (Applaudissements sur les bancs du groupe RN.)
Débat 2025-12-04
Cet amendement du gouvernement est non seulement incompréhensible mais aussi dangereux : madame la ministre, je vous le dis avec respect, vous jouez avec le feu. Le risque est de déstabiliser notre maillage territorial d’accès aux soins. Nos pharmacies d’officine sont des lieux de proximité essentiels pour l’accès aux soins – dont nous manquons déjà, en particulier dans les zones rurales. Avec cet amendement de suppression, vous risquez d’ajouter de la désertification sanitaire à de la désertification médicale, en particulier, je le répète, dans les zones rurales. Bien heureusement, si j’en cr
Débat 2025-12-05
Il y aurait donc encore moins de soignants ! Dès lors, le vrai danger en termes d’accès aux soins n’est-il pas précisément cette obligation vaccinale ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Débat 2025-12-09
Sur ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, vous déplorez les dérapages budgétaires dont vous êtes les auteurs, vous dénoncez les déficits structurels dont vous êtes les responsables. Vous pouvez tenter de détourner le regard ou de chercher des responsables ailleurs, mais la cause originelle du problème n’est pas votre opposition, qui vous lance des alertes : c’est Emmanuel Macron et la politique destructrice qu’il vous impose de conduire depuis près de neuf ans ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.) Ce texte n’en est qu’une illustration parmi d’autres : il
Débat 2026-02-16
Depuis le Brexit, la France considère les médecins diplômés au Royaume-Uni comme titulaires d’un diplôme hors Union européenne. Ils doivent suivre une procédure particulière et lourde pour pouvoir exercer. Cette situation touche surtout les jeunes médecins français ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020. La proposition de loi vise à corriger cette situation en élargissant la reconnaissance du diplôme de médecin délivré au Royaume-Uni pour les étudiants ayant entamé leur cursus avant la fin de la période de transition, afin de leur éviter le statut de Padhue. Il s’
Débat 2026-02-17
Premièrement, nous demandons un accès aux services de soins palliatifs dans tous les départements ; nous avons déposé des amendements en ce sens. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.) Or mon département, la Haute-Marne, n’en bénéficiera ni en 2026 ni en 2027 ; il compte parmi les cinq derniers départements qui ne seront toujours pas pourvus dans les deux ans qui viennent. Deuxièmement, dites la vérité ! Ma collègue Sandrine Dogor-Such et d’autres collègues, comme Philippe Gosselin ou Dominique Potier, ont expliqué très clairement notre position sur le droit opposable aux soins
Débat 2026-02-18
…est donc bien celle de la possibilité d’un suicide, soit assisté, soit délégué à une personne soignante. Cette proposition de loi est profondément injuste, en particulier pour les 200 000 Français qui meurent chaque année sans avoir eu accès aux soins palliatifs. Et à ces Français en fin de vie, on proposerait finalement un choix totalement impossible entre souffrir et mourir. Oui, c’est une loi d’abandon des patients, d’abandon des malades et d’abandon des souffrants. Oui, nous devons prendre soin et nous devons sauver. Cette proposition de loi est un texte du désespoir, mais je vous rassure
Débat 2026-02-19
Je m’exprime peu, voire plus du tout, puisque j’ai retiré la quasi-intégralité de mes amendements pour ne pas cautionner l’article 4 et ses critères d’accès au droit à l’aide à mourir, qui sont des garde-fous fictifs et temporaires ! À ce stade de la discussion, il me semble toutefois important que nous inscrivions l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs comme un préalable à l’accès à l’aide à mourir. Pour ceux qui nous regardent et qui n’ont pas assisté aux débats de la commission, je rappelle que la mention de l’effectivité a été supprimée sous couvert d’amendements rédactionnels, ce q
Débat 2026-02-19
Il existe une profonde inégalité territoriale dans l’accès aux soins.
Débat 2026-02-20
Je remercie M. le rapporteur général et Mme la ministre d’avoir répondu ce matin à la question qui nous préoccupait. Cette réponse était cependant partielle et, parce que nous avons encore des doutes, je reformule plus simplement notre interrogation : un patient peut-il commencer une procédure d’aide à mourir s’il a souhaité avoir accès aux soins palliatifs mais n’a pu y avoir accès de manière effective ?
Débat 2026-02-20
Merci de votre réponse, monsieur le rapporteur général. J’ai effectivement profité de la présentation de mon amendement pour remercier la ministre de sa réponse et lui poser une question complémentaire. Cet amendement relatif aux proches aidants fait partie de nos amendements de restriction, d’encadrement et de sécurisation. Madame la ministre, je suppose que vous ne niez pas les chiffres : 200 000 personnes par an n’ont pas accès aux soins palliatifs, alors que la plupart d’entre elles le souhaitent. Parmi ces 200 000 personnes, certaines pourraient demander l’aide à mourir parce qu’elles se
Débat 2026-02-20
Nous abordons un problème important : les pressions qui pourraient être exercées sur un patient pour hâter son recours à l’aide à mourir. L’amendement n o 2143 tend à s’assurer que celui-ci ne fait l’objet d’aucune pression, de quelque nature que ce soit. L’amendement n o 2144 propose de vérifier qu’il ne fait l’objet d’aucune pression dans le cas où il n’aurait pas accès aux soins palliatifs. L’amendement n o 2145, quant à lui, prévoit que le médecin porte une attention particulière aux situations de vulnérabilité sociale ou économique. J’aimerais avoir une réponse sur ces craintes légitim
Débat 2026-02-20
Je ne pouvais pas défendre l’amendement car je n’en étais pas cosignataire, je réagis donc après les avis. Madame la rapporteure, il m’arrive dans ces débats de poser plusieurs fois la même question, et je ne lâcherai pas. Ma question est simple, et je vous laisse tout le temps que vous voudrez pour y répondre, car elle est très importante et reste un angle mort du texte : si le médecin, qui doit s’assurer que le patient a bien accès aux soins palliatifs, se rend compte que tel n’est pas le cas, la procédure d’aide à mourir s’arrête-t-elle ou non ?
Débat 2026-02-20
Je vous remercie, madame la ministre, pour votre début de réponse – je le dis sans aucune ironie. Vous avez dit plusieurs choses très intéressantes. Vous donnez une réponse théorique ; j’aurais aimé qu’il y ait une réponse législative. Vous évoquez des cas pratiques dans lesquels le patient peut « difficilement » – je vous cite – avoir accès aux soins palliatifs. Vous confirmez que la procédure s’arrête dans un tel cas, mais cela suppose qu’il ait été possible de proposer des soins palliatifs. Qu’en est-il quand il n’existe aucun service – quel qu’il soit, unité, équipe mobile ou autre – de so
Débat 2026-02-20
Notre collègue ne parle pas tout à fait de mon amendement… Madame la rapporteure, j’entends votre réponse : le médecin doit s’assurer que la personne peut avoir accès aux soins palliatifs. Bien sûr. Cela signifie-t-il que, s’il se rend compte que la personne ne peut pas y avoir accès, alors qu’elle le veut, la procédure d’aide à mourir s’arrête ? C’est une vraie question. Deuxième point, très factuel : dans ce texte, les deux mentions du terme « effectif » ont été supprimées, s’agissant respectivement de l’accès aux soins palliatifs et de l’accès à un psychologue ou à un psychiatre. Les termes
Débat 2026-02-20
Monsieur le rapporteur général, ou madame la ministre, voici la deuxième partie de ma question, encore plus précise : les 200 000 personnes qui n’ont pas accès aux soins palliatifs alors qu’elles le souhaitent ne pourront pas débuter – pour reprendre votre terme – une procédure d’aide à mourir ? Est-ce bien ce que vous nous avez dit ?
Débat 2026-02-20
Je vous avais promis, madame la rapporteure, de revenir sur l’alinéa 10. Ce qui s’est passé en commission nous pose un réel problème. Je ne parle même plus là seulement de la forme ou de la méthode – faire passer la suppression de l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs au moyen d’un amendement faussement rédactionnel. C’est regrettable. Peut-être me répondrez-vous à ce sujet. Sur le fond, il est capital que nous affirmions à nouveau, avec les termes appropriés, que l’accès aux soins palliatifs doit être effectif. Je ne veux pas rouvrir le débat entre droit opposable et effectivité ; pou
Débat 2026-02-23
Pour protéger les personnes les plus pauvres – que la gauche eût jadis défendues –, nous vous proposons un amendement de vigilance. Il existe déjà en France une inégalité profonde, sur le plan territorial, en matière d’accès aux soins et nous sommes confrontés à une augmentation des pertes de chance médicale et du renoncement aux soins. Les personnes en fin de vie les plus pauvres ont malheureusement davantage recours aux pratiques dont nous discutions ici. Cet amendement vise donc à encadrer un peu le dispositif.
Débat 2026-02-24
Je pourrais prétendre que cet amendement est rédactionnel car il modifie seulement un mot, mais ce serait malhonnête – à l’image de la suppression, en commission, par la rapporteure Abadie-Amiel, de l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs préalablement à l’aide à mourir par un amendement prétendument rédactionnel. J’ai interrogé la rapporteure à ce sujet, mais sans obtenir de réponse. En l’occurrence, cet amendement de repli n’est pas du tout rédactionnel ; il tente d’atténuer le scandaleux délit d’entrave. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.)
Débat 2026-02-24
J’ignore si Mme Abadie-Amiel est présente mais la représentation nationale aurait besoin d’être éclairée. Certes, cela s’est produit en commission et non dans l’hémicycle, mais nous avons besoin de comprendre pourquoi la suppression de l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs préalablement à l’aide à mourir et celle de l’effectivité de l’accès à un psychologue ou un psychiatre ont été réalisées via des amendements qualifiés de rédactionnels. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe RN.)
Débat 2026-02-25
J’aurais tant aimé les convaincre que, là où l’espoir subsiste, la vie persiste ; là où le combat résiste, la vie réside ; là où le combat demeure, la vie est chez elle. J’aurais tant aimé les convaincre que personne ne perd sa dignité. Nous soignerons toujours le corps, nous sauverons toujours la vie, nous accompagnerons jusqu’au bout, nous sécherons toujours vos larmes, nous répondrons à toutes vos peurs. J’aurais tant aimé les convaincre ! Nos soignants consacrent leur vie à la vôtre. Soulager vos souffrances, ne jamais prolonger abusivement les agonies, ne jamais provoquer la mort délibéré
Débat 2026-02-25
…qui promeut la toute-puissance de l’individualisme et renonce à protéger les plus faibles, les plus fragiles, les plus vulnérables et les plus pauvres, qui seront les premières victimes de cette loi. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes RN et UDR.) Les Français n’ont pas à payer de leur vie les inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux soins, en particulier palliatifs. En plus de l’accroissement des pertes de chances médicales, du renoncement aux soins, voilà maintenant que ce texte propose le renoncement à la vie. Je suis convaincu qu’une majorité de Français refus
Débat 2026-05-05
Les Français sont étranglés financièrement par les impôts, les taxes, l’inflation, la hausse des prix de l’alimentation ou encore de l’énergie. Le coût de la vie augmente plus vite que les revenus du travail ; les Français s’appauvrissent et ressentent quotidiennement leur déclassement. Dans le même temps, un sondage Ipsos du mois dernier montre que la santé est devenue la première préoccupation des Français sur fond de crise de pouvoir d’achat. Conséquence : en plus de l’augmentation des pertes de chances médicales, faute de personnel soignant suffisant, la hausse du reste à charge des dépens
Débat 2026-06-22
En préambule, madame la rapporteure Liso, tout à l’heure, nous sommes tombés d’accord – véritablement – sur le fait que l’objectif de ce texte était de permettre au patient, à sa demande, d’arrêter sa vie. Je vous ai dit que c’était un suicide et vous m’avez fait un signe de la main qui signifiait : oui et non. J’aimerais que vous m’éclairiez sur votre réponse – pas très précise, avouez-le. Je le répète, si vous voulez nous convaincre, prouvez-nous que le fait pour une personne de s’injecter une substance létale ne constitue pas un suicide. Pardon, madame la rapporteure, monsieur le rapporteur
Débat 2026-06-22
Mais aujourd’hui, je suis très inquiet pour mon pays à cause de ce texte, qui est, à mon sens, très dangereux. Certes, notre pays n’est pas parfait. Il traverse un certain nombre de crises liées aux défaillances de notre système de santé, en particulier de l’accès aux soins. C’est vrai. Mais ça, ça se corrige. Ça se réforme avec des politiques publiques. La mort, elle, est irréversible. Elle ne se corrige pas et ne se réforme pas. Nous portons donc une immense responsabilité collective en légiférant sur un texte d’une telle gravité. Je le répète, je suis fier de mon pays, mais je ne veux pas q
Débat 2026-06-23
Je suis sincère : c’est le sujet le plus essentiel, dont on parle beaucoup depuis plusieurs années. Nous souhaitons que la personne qui demande à avoir recours à une substance létale – ce que vous appelez l’aide à mourir – se soit vu proposer un accès effectif aux soins palliatifs. La situation des soins palliatifs explique l’hésitation de nombreux députés. Demain, certains patients en fin de vie et qui souffrent pourraient en effet se retrouver devant un choix cornélien : souffrir ou mourir – et ce parce qu’ils n’ont pas accès aux soins palliatifs. Je pense parler au nom de beaucoup de député
Débat 2026-06-23
Nous considérons que l’accès effectif aux soins palliatifs doit être une condition de l’aide à mourir. Monsieur le rapporteur général, madame la rapporteure, vous ne cessez de dire que la question est abordée à l’article 5 ou à l’article 6, qui évoquent la possibilité d’accéder aux soins palliatifs. Mais nous en sommes aux articles qui posent les définitions : c’est ici qu’il faut rappeler cette possibilité. Chers collègues, je vous rappelle qu’à l’article 4, qui passe en revue les conditions et les critères d’accès, vous avez supprimé l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs ! (Exclamat
Débat 2026-06-24
Monsieur le rapporteur général, madame la rapporteure, sur le sujet fondamental qu’est l’accès aux soins palliatifs, nous ne vous lâcherons pas. Il s’agit de l’enjeu majeur de ce texte. Chère collègue Leboucher, vous nous reprochez de ne pas être clairs, donc je vais me répéter, pour être tout à fait clair. Oui, en matière de soins palliatifs, il y a une obligation : celle de garantir un accès effectif aux soins palliatifs, quand le patient souhaite en bénéficier. Il doit s’agir d’une demande de sa part, il n’y a aucune ambiguïté à ce sujet.
Débat 2026-06-24
Ils visent à ce que les patients puissent avoir accès aux soins palliatifs.
Débat 2026-06-24
Monsieur le rapporteur général, madame la rapporteure, je rappelle que vous avez supprimé la mention de l’effectivité de l’accès aux soins palliatifs à l’article 4, par la voie d’un amendement rédactionnel, déposé par la rapporteure Abadie-Amiel. Le débat entre droit opposable et effectivité des soins palliatifs est fondamental. Nous avons voté contre le droit opposable aux soins palliatifs, mais pour l’effectivité de ces soins : en effet, l’opposabilité crée du contentieux judiciaire, non de l’effectivité. Or nous voulons une effectivité réelle pour les patients qui demandent les soins pallia
Débat 2026-06-24
Il est très regrettable et décevant que nous n’ayons pas adopté l’amendement n o 1157 de M. Lenoir, car si ce texte venait à être voté, le risque serait bien réel que les demandes de suicide assisté soient plus nombreuses dans les déserts médicaux. Dans les territoires qui connaissent de grands problèmes d’accès aux soins, pas seulement palliatifs, il est à craindre qu’il y ait plus de demandes du fait des inégalités sociales, médicales et territoriales, notamment entre zones urbaines et rurales. C’est une réalité. À titre d’exemple, dans mon département de la Haute-Marne, un département très
Débat 2026-06-24
Imaginez qu’à un Français qui demande à bénéficier des soins palliatifs et qui, compte tenu des carences en soins palliatifs et de leur développement trop faible sur le territoire, ne puisse pas y accéder, on propose comme seule autre option ce que vous appelez l’aide à mourir et que nous appelons le suicide assisté. Ce serait un scandale total ! En l’occurrence, vingt départements ne disposent d’aucune unité de soins palliatifs. Par exemple, la Haute-Marne, mon département, ne dispose pas d’unité et aucune équipe mobile ne dispose d’un médecin spécialisé en soins palliatifs. En France, 200 00
Débat 2026-06-26
Madame la rapporteure, vous vous doutez bien que votre réponse ne me satisfait absolument pas. Par cet amendement, je vous propose tout simplement de revenir à la rédaction initiale, qui disposait que la personne pourrait avoir accès aux soins palliatifs « de manière effective ». Pourquoi avez-vous supprimé la notion d’effectivité si vous êtes si sûre qu’elle sera garantie ? Je vous demande une réponse sur le fond. Par ailleurs, ni les rapporteurs ni le gouvernement n’ont répondu à ma collègue Sandrine Dogor-Such qui les interrogeait sur les outre-mer, en particulier Mayotte. Les inégalités d’
Débat 2026-06-26
Il est défendu. Je remercie Annie Vidal qui nous a donné une vraie réponse. Considérant que Mme Vidal fait partie d’un groupe parlementaire qui soutient le gouvernement, j’imagine que celui-ci n’a pas d’autre réponse – en tout cas, madame la ministre, je n’en ai pas eu de votre part. Il y a donc malheureusement des cas qui ne sont pas pris en charge. Je le sais, car la semaine dernière, une femme de moins de 60 ans est décédée dans ma circonscription. Elle hurlait pour qu’on la soigne, parce qu’elle avait trop mal. Elle est décédée sans avoir jamais eu accès aux soins palliatifs. Ça, c’est con
Débat 2026-06-26
Ils ont trait aux pressions susceptibles de s’exercer sur le patient et à la notion de vulnérabilité. Nous parlions ce matin encore de l’accès aux soins palliatifs. L’amendement n o 1175 tend à prendre en charge un cas concret : un patient demande à bénéficier de soins palliatifs, mais n’y a pas accès. De ce fait, il est en situation de vulnérabilité, car ses douleurs n’ont pu être apaisées. Il se trouve alors face à ce triste et fameux dilemme cornélien : souffrir ou souffrir – et demain, si ce texte est voté, souffrir ou mourir !