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LIOT

Faciliter l'accès au logement des familles par la création d'un prêt à taux zéro

Proposition de loi
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Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 3 IRRECEVABLE_40 1
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Amendements (4)

Art. ART. PREMIER • 12/05/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

Un dispositif d’aide publique financé par l’impôt français — sur fonds garantis par l’État — doit s’adresser à des ménages dont l’ancrage en France est établi.

La proposition de loi instaure un prêt à taux zéro de 100 000 € pour l’acquisition d’une résidence principale au moment de la naissance d’un enfant. Cette aide est légitime ; elle suppose néanmoins que ses bénéficiaires soient effectivement des ménages contribuant à la collectivité française et y construisant un projet de long terme.

Le présent amendement précise que les emprunteurs doivent avoir leur résidence fiscale en France, au sens de l’article 4 B du code général des impôts, depuis au moins trois années consécutives à la date d’émission de l’offre de prêt.

Cette condition écarte les situations d’opportunisme fiscal — installation transitoire de courte durée — qui détourneraient une aide pensée pour soutenir les ménages français dans leur projet de famille au profit d’une circulation internationale du capital immobilier.

L’aide à la famille française commence par la cohérence : aider à se loger en France ceux qui choisissent de vivre, de travailler et de payer l’impôt en France.

Dispositif

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Le prêt mentionné au I ne peut être accordé qu’aux ménages dont les emprunteurs ont leur domicile fiscal en France au sens de l’article 4 B du code général des impôts depuis au moins trois années consécutives à la date d’émission de l’offre de prêt. »

Art. ART. PREMIER • 12/05/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

La France a connu en 2025 son premier solde naturel négatif depuis 1945 — pour la première fois en quatre-vingts ans, plus de cercueils que de berceaux. La proposition de loi le rappelle à juste titre dans son exposé des motifs.

Mais une politique nataliste digne de ce nom ne se résume pas à aider à la naissance du premier enfant. Elle accompagne, étape après étape, le passage du couple à la famille, puis de la famille à la famille nombreuse, qui demeure le socle démographique le plus fragile et le plus déterminant pour l’avenir.

Or, la difficulté à accueillir un enfant croît avec leur nombre. À chaque naissance supplémentaire, le besoin d’agrandissement du logement devient plus impérieux, le coût marginal pour le ménage plus lourd, et le renoncement plus probable.

Le présent amendement instaure une bonification du plafond du prêt à taux zéro à partir du troisième enfant à charge : 130 000 € pour la famille de trois enfants, 150 000 € à partir du quatrième. Ce différentiel reconnaît une réalité simple : un appartement T4 ne se trouve pas au même prix qu’un T2, et un T5 reste hors de portée pour la majorité des ménages des classes moyennes.

La France a longtemps reconnu cette réalité dans sa politique familiale : le quotient familial accorde une part entière à partir du troisième enfant, et les allocations familiales sont historiquement versées à partir du deuxième enfant avec une majoration au troisième. Le prêt à taux zéro, outil central de la politique d’accession, doit intégrer cette même logique. 

Tel est l’objet du présent amendement.

Dispositif

I. – À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« d’un plafond de 100 000 euros »,

les mots :

« des plafonds suivants ».

II. – Après l’alinéa 7, insérer les trois alinéas suivants : 

« – 100 000 euros lorsque le ménage emprunteur compte un ou deux enfants à charge ;

« – 130 000 euros lorsque le ménage emprunteur compte trois enfants à charge ;

« – 150 000 euros lorsque le ménage emprunteur compte quatre enfants à charge ou plus. »

III. – La perte de recettes pour l’État résultant du I est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

Art. ART. PREMIER • 12/05/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. PREMIER • 12/05/2026 DISCUTE
RN

Exposé des motifs

La présente proposition de loi crée un prêt à taux zéro financé par les Français pour aider les familles à se loger. Cet instrument de politique publique poursuit un objectif explicitement national : enrayer la baisse de la natalité en France, documentée par l’INSEE et rappelée dans l’exposé des motifs de ce texte.

Il est légitime que l’aide publique française finance en priorité le projet parental des familles françaises. Une politique nataliste a pour finalité le renouvellement de la population nationale — non une politique d’accueil universelle. L’argent des Français, mobilisé pour inverser le déclin démographique de la France, doit bénéficier à ceux qui constituent et perpétuent la nation française.

Le présent amendement conditionne l’attribution du prêt à la nationalité française d’au moins un emprunteur. Il ne restreint pas le droit au logement — il cible une aide publique conjoncturelle sur ceux au nom desquels elle est conçue.

L’aide aux berceaux français doit aller aux familles françaises. Tel est l’objet du présent amendement.

Dispositif

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Le prêt mentionné au I ne peut être accordé qu’aux ménages dont au moins un emprunteur est de nationalité française. »

Scrutins (0)

Aucun scrutin lié à ce texte.