Garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance
L'essentiel
Cette proposition de loi entend lever une ambiguïté juridique née de l'article 28 de la loi EGALIM et de l'article 77 de la loi AGEC. Ces textes avaient interdit les contenants en plastique pour la cuisson, le réchauffage et le service des aliments dans la restauration collective scolaire, universitaire, les structures d'accueil d'enfants ainsi que les services de pédiatrie, d'obstétrique et de maternité, afin de limiter l'exposition des plus jeunes aux substances chimiques susceptibles de migrer dans les aliments. Faute d'une rédaction précise, le périmètre de cette interdiction, censée s'appliquer au 1er janvier 2025, restait discuté.
Son article 1er modifie donc l'article L. 541-15-10 du code de l'environnement pour préciser que sont visés les gobelets, assiettes, récipients et couverts en plastique. L'article 2 prévoit un gage financier. En première lecture, le 4 juin 2026, plusieurs amendements ont été rejetés, notamment ceux de MM. Boyard, Carrière et Thierry et de Mme Bouquin. L'article 1er a été adopté par 51 voix contre 14, puis l'ensemble du texte par 72 voix pour, 17 contre et 2 abstentions.
Qui a voté pour ou contre « Garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 4 juin 2026 par 72 voix pour, 17 contre et 2 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : EPR, SOC, LFI-NFP, ECOS, DEM, HOR, GDR, LIOT, DR.
Ont majoritairement voté contre : RN.
Voir le détail du scrutin et les positions individuelles →Le parcours de la loi
Les votes décisifs de la navette parlementaire. Chaque point est un parlementaire — survolez-le pour voir son vote et le contacter.
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi visant à garantir l'interdiction de la vaisselle en plastique dans la restauration collective accueillant du jeune public et liée à la petite enfance (première lecture).Adopté 72 pour · 2 abs · 17 contre · 2 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Sébastien ChenuRN73 interventions · 2 amendements -
Graziella MelchiorEPR15 interventions · 1 amendement -
Manon BouquinRN10 interventions · 4 amendements -
Sylvain CarrièreLFI-NFP5 interventions · 17 amendements -
Nicolas ThierryECOS4 interventions · 9 amendements -
Michel CastellaniLIOT3 interventions · 1 amendement -
Sylvie FerrerLFI-NFP3 interventions · 17 amendements -
Rodrigo ArenasLFI-NFP2 interventions · 17 amendements -
Bérenger CernonLFI-NFP2 interventions · 17 amendements -
Romain EskenaziSOC2 interventions · 0 amendements
Amendements (2)
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 22/05/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à demander au Gouvernement la remise d’un rapport relatif aux conséquences du remplacement des contenants plastiques utilisés en restauration collective par des matériaux alternatifs.
Les évolutions en cours, motivées par des objectifs environnementaux, entraînent des transformations importantes des équipements et des organisations de travail dans les cuisines collectives, notamment dans les secteurs scolaire, hospitalier et médico-social.
Ces changements peuvent avoir des impacts significatifs sur les conditions de travail des personnels concernés, en particulier en matière de pénibilité, de troubles musculo-squelettiques, de charge de manutention et de contraintes de nettoyage et de logistique. Ils peuvent également modifier l’environnement sonore des espaces de travail, l’utilisation de certains matériaux alternatifs pouvant générer une augmentation du bruit lors des opérations de préparation, de service et de lavage.
Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de disposer d’une évaluation objective et consolidée des effets réels de ces substitutions sur la santé au travail, l’organisation des services et les coûts pour les collectivités territoriales et les établissements publics.
Le présent amendement propose donc la remise d’un rapport permettant d’éclairer le Parlement sur ces enjeux, afin de concilier les objectifs de transition environnementale avec la préservation des conditions de travail et la continuité du service public de restauration collective.
Dispositif
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement évaluant les conséquences du remplacement des contenants plastiques utilisés en restauration collective par des matériaux alternatifs.
Ce rapport analyse spécifiquement l’impact de ces évolutions sur les conditions de travail des personnels de restauration collective, notamment en termes de pénibilité, de troubles musculo-squelettiques, de charge de manutention, d’exposition au bruit, d’organisation du travail, de temps de nettoyage et de logistique.
Il évalue également les conséquences organisationnelles et financières pour les établissements publics et les collectivités territoriales, ainsi que les capacités réelles d’adaptation des équipements et des chaînes de lavage.
Le rapport formule, le cas échéant, des recommandations visant à concilier les objectifs de transition environnementale avec l’amélioration des conditions de travail et la continuité du service public de restauration collective.
Art. ART. PREMIER
• 22/05/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Les collectivités territoriales ont, ces dernières années, engagé un mouvement de substitution des plastiques à usage unique dans la restauration collective, y compris pour les gobelets, couverts et autres contenants de service.
Dans la grande majorité des cas, ces équipements jetables ont déjà été remplacés par des solutions réemployables, telles que l’inox, le verre, la céramique ou encore des matériaux plastiques durables conçus pour un usage répété. Cette évolution témoigne d’une dynamique largement engagée de transition.
Pour autant, des difficultés persistent dans un nombre limité de situations spécifiques, liées notamment à des contraintes techniques, organisationnelles ou financières particulières. Ces cas demeurent aujourd’hui marginaux mais réels, et peuvent freiner localement la pleine mise en conformité avec les objectifs fixés.
Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de préserver l’ambition environnementale du dispositif tout en introduisant une souplesse d’application ciblée, permettant d’adapter temporairement le calendrier de mise en œuvre lorsque cela s’avère indispensable.
Il s’agit donc non pas de remettre en cause le principe de substitution des plastiques à usage unique, mais de garantir une transition réaliste, progressive et soutenable, tenant compte de la diversité des situations locales, sans pénaliser les collectivités confrontées à des contraintes objectivement avérées.
Dispositif
I. – Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :
« 1° bis Le sixième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Des dérogations temporaires peuvent être accordées par l’autorité compétente lorsque l’absence d’alternative techniquement ou économiquement viable est dûment justifiée, pour une durée maximale déterminée par décret. » ; ».
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« 3° Des dérogations temporaires peuvent être accordées par l’autorité compétente lorsque l’absence d’alternative techniquement ou économiquement viable est dûment justifiée, pour une durée maximale déterminée par décret. »