L’intérêt des enfants
L'essentiel
Issue des travaux de la délégation aux droits des enfants de l'Assemblée nationale, qui a mené seize auditions depuis décembre 2023, cette proposition de loi entend réformer la protection de l'enfance, décrite par ses auteurs comme un dispositif sous tension : 381 000 mesures de protection prononcées en 2022, dont 208 000 enfants confiés hors du domicile parental, et une hausse de 20 % en dix ans du nombre d'enfants suivis par l'aide sociale à l'enfance.
Le texte prévoit d'interdire les établissements privés lucratifs et de renforcer les contrôles des lieux d'accueil, ramenés de cinq à trois ans, d'élargir les compétences du juge des enfants en matière d'autorité parentale, de droit de visite et d'hébergement, et de transformer l'ordonnance de placement provisoire en ordonnance de protection provisoire, sur le modèle de celle existant pour les victimes de violences conjugales. Il vise aussi à garantir les mêmes droits, l'accès à la complémentaire santé solidaire et aux bourses d'études supérieures à tous les enfants protégés, quel que soit leur mode de placement. Examinée en première lecture, la proposition de loi a été adoptée. Lors de la discussion, l'amendement n° 107 de Mme Hamelet à l'article 4 a été rejeté par 18 voix contre 8, avec 3 abstentions.
Qui a voté pour ou contre « L’intérêt des enfants » ?
L'Assemblée nationale a rejeté le texte le 29 janvier 2026 par 8 voix pour, 18 contre et 3 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : RN.
Ont majoritairement voté contre : LFI-NFP, EPR, DEM.
Voir le détail du scrutin et les positions individuelles →À lire sur ce texte
Le parcours de la loi
Les votes décisifs de la navette parlementaire. Chaque point est un parlementaire — survolez-le pour voir son vote et le contacter.
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi relative à l'intérêt des enfants (première lecture).Adopté 35 pour · 0 abs · 0 contre · 2 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Clémence GuettéLFI-NFP205 interventions · 42 amendements -
Perrine GouletDEM56 interventions · 52 amendements -
Charlotte Parmentier-LecocqHOR36 interventions · 0 amendements -
Isabelle SantiagoSOC17 interventions · 43 amendements -
Marine HameletRN14 interventions · 30 amendements -
Ségolène AmiotLFI-NFP11 interventions · 42 amendements -
Gabrielle CathalaLFI-NFP10 interventions · 42 amendements -
Christine LoirRN9 interventions · 39 amendements -
Ayda HadizadehSOC9 interventions · 28 amendements -
Yoann GilletRN9 interventions · 19 amendements
Amendements (9)
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 16/01/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 7
• 16/01/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 3
• 16/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent article propose de permettre au juge pour enfants, lorsqu’il constate que les parents ne respectent pas de manière répétée leurs obligations parentales, de les enjoindre à suivre un stage de parentalité. Cette mesure vise à prévenir les situations de maltraitance ordinaire en offrant un encadrement éducatif et préventif aux parents, plutôt que de se limiter à des sanctions pénales ou administratives.
En favorisant la responsabilisation et la formation des parents, cette disposition contribue à protéger l’enfant, à soutenir l’exercice responsable de l’autorité parentale et à promouvoir des pratiques éducatives respectueuses de ses droits et de son développement.
Dispositif
Le troisième alinéa de l’article 371-1 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque les titulaires de l’autorité parentale ne respectent pas leurs obligations de façon répétée, le juge pour enfant peut les enjoindre à suivre un stage de responsabilité parentale. »
Art. APRÈS ART. 4
• 16/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent article vise à renforcer la protection de l’enfant en rendant obligatoire la prise en compte de son consentement dans ces situations. Ainsi, en cas de violences avérées, le juge des enfants doit rechercher l’accord de l’enfant avant toute décision relative aux droits de visite et d’hébergement.
Cette mesure permet de concilier le respect des droits des parents avec la priorité absolue donnée à l’intérêt supérieur de l’enfant, en lui offrant la possibilité de s’exprimer et de ne pas être confronté à un parent violent sans son accord.
Dispositif
Après la deuxième phrase du quatrième alinéa de l’article 375‑7 du code civil, est insérée une phrase ainsi rédigée : « En cas de violences avérées commises par un des titulaires de l’autorité parentale, le juge des enfants recherche le consentement de l’enfant à l'exercice des droits de visite et d’hébergement. »
Art. APRÈS ART. 7
• 16/01/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 7
• 16/01/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 7
• 16/01/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 16/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
L’hébergement des mineurs en hôtel ou en résidence de vacances ne garantit ni la sécurité, ni le suivi éducatif et social nécessaire. Actuellement, ces solutions sont tolérées « pour répondre à des situations d’urgence », ce qui laisse place à des pratiques ponctuelles mais parfois inadaptées.
Cet amendement supprime cette exception afin d’interdire strictement l’hébergement hôtelier ou en résidence de vacances pour tout mineur, garantissant ainsi un cadre d’accueil sécurisé et adapté à leurs besoins. Une dérogation reste prévue uniquement pour la mise à l’abri dans le cadre de la pré-évaluation de minorité des MNA.
Dispositif
À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 221‑2-3 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « répondre à des situations d’urgence ou » sont supprimés.
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 16/01/2026
IRRECEVABLE_40