portant transposition de l’avenant n°3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage
L'essentiel
Ce projet de loi, déposé par le Gouvernement, a pour objet de transposer dans la loi l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 conclu entre les partenaires sociaux sur l'assurance chômage. Comme pour les précédents textes de ce type, il s'agit de donner une base légale aux stipulations négociées par les organisations syndicales et patronales gestionnaires du régime, le contenu de la réforme relevant de l'accord ainsi transposé.
Le texte, composé d'un article unique, a connu un parcours heurté. En première lecture, des amendements de suppression de l'article unique, présentés notamment par M. Monnet, ont été adoptés par 77 voix contre 32 et 8 abstentions. En deuxième lecture, les amendements de suppression déposés par Mme Lebon ont en revanche été rejetés par 168 voix contre 54, de même que les amendements de Mme Godard (155 voix contre, 76 pour, 1 abstention). L'article unique a alors été adopté par 186 voix contre 60 et 29 abstentions, puis l'ensemble du projet de loi le 2 juin 2026 par 353 voix pour, 114 contre et 37 abstentions. Le texte a été adopté en commission et poursuit son examen.
Qui a voté pour ou contre « portant transposition de l’avenant n°3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 2 juin 2026 par 353 voix pour, 114 contre et 37 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : RN, EPR, DR, DEM, HOR, LIOT, UDDPLR, NI.
Ont majoritairement voté contre : LFI-NFP, GDR, ECOS.
Voir le détail du scrutin et les positions individuelles →À lire sur ce texte
Le parcours de la loi
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Assemblée nationale deuxième lecturel'ensemble du projet de loi portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d'accord du 10 novembre 2023 relatif à l'assurance chômage (deuxième lecture).Adopté 353 pour · 37 abs · 114 contre · 1 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Amendements (3)
Art. ART. UNIQUE
• 13/04/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement de repli vise à prévoir une entrée en vigueur des dispositions prévues dans le présent projet de loi au 1er juin 2027.
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – Le présent article entre en vigueur le 1er juin 2027. »
Art. ART. UNIQUE
• 13/04/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement de repli vise à exclure les salariés âgés de 55 ans et plus des dispositions prévues dans le présent projet de loi. En effet, les travailleurs de plus de 55 ans sont d'ores et déjà extrêmement fragilisés : près de 15% d'entre eux ne sont ni en emploi ni en retraite, un sas de précarité accentué par la dernière réforme des retraites et les dernières réformes de l'assurance chômage; en outre, la mise en place de la contracyclicité en 2024 a fait perdre 9 mois de droit à indemnités aux travailleurs de plus de 55 ans, en passant de 36 à 27 mois. Si le présent projet de loi s'appliquait en l'état, ces travailleurs n'auraient plus droit qu'à 20,5 mois d'indemnisation et les plus de 57 ans n'auront plus droit au régime un peu plus favorable qui leur était jusqu'alors accordé (27 mois). Pour toutes ces raisons, les auteurs de cet amendement proposent que les salariés âgés de plus de 55 ans soient exemptés de la modulation des droits dans le cadre d'une rupture conventionnelle.
Dispositif
Après le mot :
« intéressés »,
insérer les mots :
« âgés de moins de 55 ans ».
Art. ART. UNIQUE
• 09/04/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
L’article unique du présent projet de loi introduit une nouvelle modulation de la durée d’indemnisation de l’assurance chômage, cette fois-ci en fonction du motif de rupture du contrat de travail. Or, sanctionner les salariés sur le seul motif que leur contrat a pris fin par une rupture conventionnelle, en réduisant jusqu’à 6,5 mois leurs droits à l’allocation chômage, constitue d’une part une rupture d’égalité de traitement avec l’ensemble des allocataires et d’autre part, une réorientation de la rupture conventionnelle à l’avantage exclusif des seuls employeurs. En effet, le contournement du licenciement par les employeurs n’est ici pas remis en cause. En outre, les salariés les plus âgés sont les plus durement pénalisés alors même qu’ils sont parmi ceux rencontrant les plus grandes difficultés du maintien dans l’emploi et du retour à l’emploi. Enfin, les économies escomptées, supportées par les seuls allocataires, reposent sur une appréciation volontairement faussée du déficit de l’Unédic ; en effet, la trajectoire économique de l’assurance chômage souffre non pas de supposées dérives ou « abus » dans le recours à la rupture conventionnelle, mais des décisions étatiques comme suffit à le démontrer le dernier rapport financier de l’Unédic : sans les prélèvements de l’État, le solde du régime aurait été de +2,0 Md€ en 2026.
Dispositif
Supprimer cet article.