Profession d'infirmier
Proposée par Nicole Dubré-Chirat (EPR)
L'essentiel
Cette proposition de loi vise à rénover le cadre législatif de la profession d'infirmier, en redéfinissant notamment les missions et le champ d'exercice de ces professionnels de santé, dont le statut reposait jusqu'ici sur des dispositions anciennes du code de la santé publique.
Le texte a été examiné en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 mars 2025. Les débats ont donné lieu à de nombreux scrutins sur les amendements, en particulier à l'article premier, adopté par 112 voix contre 0 et 44 abstentions, et à l'article 2, approuvé par 143 voix contre 1. L'ensemble de la proposition de loi a été adopté en première lecture par 142 voix pour, aucune contre et 2 abstentions. Une commission mixte paritaire étant parvenue à un accord, le texte qu'elle a élaboré a ensuite été adopté le 9 juin 2025 par 88 voix pour et aucune voix contre.
Qui a voté pour ou contre « Profession d'infirmier » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 9 juin 2025 par 88 voix pour, 0 contre et 0 abstention.
Ont majoritairement voté pour : SOC, EPR, LFI-NFP, DEM, HOR, DR, NI, ECOS, NI, RN, LIOT, UDDPLR.
Le détail du scrutin et les positions individuelles ↗Les rapports parlementaires sur ce texte
- Profession d'infirmier Rapport législatif · 03/06/2025 texte disponible
- Profession d'infirmier Rapport législatif · 05/03/2025 texte disponible
Le parcours de la loi
Les votes décisifs de la navette parlementaire. Chaque point est un parlementaire — survolez-le pour voir son vote et le contacter.
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi sur la profession d'infirmier (première lecture).Adopté 142 pour · 2 abs · 0 contre · 2 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
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Assemblée nationale CMPl’ensemble de la proposition de loi sur la profession d’infirmier (texte de la commission mixte paritaire).Adopté 88 pour · 0 abs · 0 contre · 2 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Roland Lescure221 interventions · 0 amendements
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Yannick NeuderDR51 interventions · 0 amendements -
Nicole Dubré-ChiratEPR47 interventions · 17 amendements -
Xavier BretonDR15 interventions · 0 amendements -
Stéphanie RistEPR14 interventions · 10 amendements -
Hendrik DaviECOS13 interventions · 20 amendements -
Cyrille Isaac-SibilleDEM11 interventions · 18 amendements -
Aurélien RousseauSOC10 interventions · 1 amendement -
Christine LoirRN9 interventions · 54 amendements -
Jean TerlierEPR9 interventions · 0 amendements
Répartition des amendements
Par statutAmendements (7)
Exposé des motifs
La reconnaissance du travail infirmier et le développement de l'exercice des infirmiers en pratique avancée est souhaitable et constitue un levier efficace pour améliorer l'offre et l'accès aux soins et remédier dans un certaine mesure aux déserts médicaux. La pratique avancée des infirmiers et les consultations infirmières peuvent notamment remplacer pour certains actes la médecine d'urgence ou de ville, et donc permettre de libérer du temps médical au bénéfice des patients.
Si cette substitution est intéressante, elle nécessite de s'assurer que la prise en charge des patients soient optimales et que les patients soient efficacement redirigés vers un médecin en cas de pathologie non bénigne afin de bénéficier d'une prise en charge adaptée. La coordination entre la médecine de ville et la pratique avancée apparaît fondamentale.
Aussi, sans remettre en cause la nécessité de la proposition de loi, cet amendement et l'article qu'il introduit visent à alerter sur une de ses conséquences possibles et appellent à la comprendre, à l'évaluer et à apporter des solutions.
Dispositif
Dans un délai d'un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l'articulation entre la pratique infirmière et la médecine de ville. Ce rapport fait état de l'évolution de la qualité des soins apportés aux patients dans le cadre d'une prise en charge complémentaire entre infirmiers et médecins, de l'efficacité du rôle des infirmiers dans l'orientation du patient et la coordination du parcours de soins, et du risque de non-sollicitation d'un médecin pour un patient dont la pathologie devrait pourtant le nécessiter.
Exposé des motifs
Les infirmiers exerçant dans les centres de soins infirmiers et les centres de santé ne sont pas toujours inclus dans les prises de décision concernant la profession. Dans certains textes de loi, la mention explicite de certains modes d'exercice conduit de fait à leur exclusion.
L’ajout de la mention « quel que soit le mode d’exercice » permet d’inclure, par définition, tous les infirmiers, indépendamment du cadre dans lequel ils exercent.
Cette modification vise donc à garantir que les dispositions légales s’appliquent de manière uniforme à l’ensemble des infirmiers, assurant ainsi une reconnaissance équitable de leurs compétences et de leurs missions.
Amendement écrit en collaboration avec les centres de soins infirmiers.
Dispositif
À l’alinéa 6, après le mot :
« infirmier »
insérer les mots :
« , quel que soit le mode d’exercice, ».
Exposé des motifs
La reconnaissance du travail infirmier et le développement de l'exercice des infirmiers en pratique avancée est souhaitable et un levier efficace pour assurer une meilleure prise en charge des patients, améliorer l'offre de soin et lutter contre les difficultés d'accès et les déserts médicaux. La pratique avancée peut notamment remplacer pour certains actes, la médecine d'urgence ou de ville, et donc permettre de libérer du temps médical au bénéfice des patients.
Si cette substitution est intéressante, elle n'est pas sans effet pour la médecine de ville avec une transformation potentielle de la patientèle de certains médecins, chez qui se concentreraient principalement des cas plus sévères et complexes à mesure que des infirmiers pourraient prendre en charge les cas les plus bénins. Cette modification substantielle de l'activité et de la pratique de la médecine de ville peut conduire à s'interroger sur un nouveau modèle de tarification dès lors que l'activité médicale serait significativement transformée.
Sans remettre en cause la nécessité de cette proposition de loi, cet amendement et l'article qu'il introduit visent à alerter sur une de ses conséquences possibles pour la médecine de ville et le système de santé en générale et appellent donc à la rédaction d'un rapport pour la comprendre, l'évaluer et apporter des solutions.
Dispositif
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les effets du développement de la pratique infirmière et de l’exercice des infirmiers en pratique avancée sur l’activité de la médecine de ville. Ce rapport fait état de l’évolution du nombre et du type de patients, notamment la complexité et la durée des consultations et soins requis, accueillis par la médecine de ville à mesure que l’activité infirmière en pratique avancée se développe. Il s’interroge sur les conséquences de ces éventuelles évolutions, notamment sur la rentabilité de l’activité sur certains territoires, et formule le cas échéant, des propositions pour préserver la viabilité économique de la médecine de ville.