Réaffirmer l’ambition climatique de la France au niveau européen
Proposée par Julie Laernoes (ECOS)
L'essentiel
Cette proposition de résolution européenne vise à réaffirmer l'ambition climatique de la France dans les négociations conduites au niveau de l'Union européenne. Les résolutions européennes n'ont pas de valeur contraignante : elles permettent à une assemblée d'exprimer une position sur un sujet relevant des compétences de l'Union, à destination du Gouvernement et des institutions européennes.
Le texte, composé d'un article unique, a été examiné le 3 février 2026. Un amendement présenté par Mme Laernoes a été adopté par 58 voix contre 17, avec 6 abstentions, tandis qu'un amendement de Mme Obono a été rejeté par 39 voix contre 33, avec 7 abstentions. L'article unique de la proposition de résolution a ensuite été adopté par 44 voix pour, 21 contre et 19 abstentions.
Qui a voté pour ou contre « Réaffirmer l’ambition climatique de la France au niveau européen » ?
L'Assemblée nationale a rejeté le texte le 3 février 2026 par 33 voix pour, 39 contre et 7 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : SOC, LFI-NFP, ECOS.
Ont majoritairement voté contre : EPR, DR, RN, DEM, UDDPLR, NI.
Le détail du scrutin et les positions individuelles ↗Les rapports parlementaires sur ce texte
- Réaffirmer l’ambition climatique de la France au niveau européen Rapport législatif · 26/11/2025 texte disponible
À lire sur ce texte
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Nadège AbomangoliLFI-NFP43 interventions · 3 amendements -
Charles FournierECOS15 interventions · 0 amendements -
Mathieu Lefèvre10 interventions · 0 amendements
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Danièle ObonoLFI-NFP8 interventions · 3 amendements -
Yaël MénachéRN7 interventions · 0 amendements -
Pierre-Henri CarbonnelUDDPLR7 interventions · 0 amendements -
Jean-Claude RauxECOS7 interventions · 0 amendements -
Anne Stambach-TerrenoirLFI-NFP7 interventions · 3 amendements -
Maud PetitDEM2 interventions · 0 amendements -
Céline CalvezEPR2 interventions · 0 amendements
Répartition des amendements
Par statutAmendements (4)
Exposé des motifs
Ce sous-amendement vise à préserver pleinement l’objectif poursuivi par l’amendement du groupe La France insoumise, à savoir la reconnaissance du rôle central de la sobriété dans la lutte contre le dérèglement climatique, tout en en sécurisant la rédaction sur le plan juridique et institutionnel. Il complète cette approche par la notion d’efficacité.
La notion de « règle verte », si elle s’inscrit dans un débat politique légitime, ne correspond toutefois à aucun principe juridique reconnu en droit français ou européen. Le maintien de cette référence pourrait ainsi introduire une ambiguïté normative et fragiliser la portée juridique et politique de la résolution.
La réécriture proposée permet de traduire l’orientation portée par l’amendement dans une formulation opérationnelle, en privilégiant le renforcement des politiques publiques visant à réduire durablement les consommations d’énergie.
Ce sous-amendement permet ainsi de préserver l’ambition environnementale de l’amendement initial tout en garantissant une rédaction plus robuste juridiquement afin de favoriser l’efficacité politique de la proposition de résolution.
Dispositif
I. – À l’alinéa 2, après le mot :
« sobriété »,
insérer les mots :
« et l’efficacité ».
II. – En conséquence, au même alinéa 2, substituer aux mots :
« principe central »,
les mots :
« principes centraux ».
III. – En conséquence, audit alinéa 2, substituer aux mots :
« la règle verte, c’est-à-dire organiser et planifier l’économie autour des besoins sociaux réels, afin de rendre la société plus sobre et efficace, tout en garantissant l’accès universel aux services essentiels et la satisfaction des besoins fondamentaux »,
les mots :
« le renforcement des politiques publiques visant à réduire durablement les consommations d’énergie ».
IV. – En conséquence, au même alinéa 2, substituer au mot :
« planification »
le mot :
« transition »
V. – En conséquence, au même alinéa 2, supprimer les mots :
« et de l’efficacité technologique »
Exposé des motifs
Alors que l’urgence climatique impose d’accélérer la sortie des énergies fossiles, les résultats de la COP30 ont été largement jugés insuffisants, notamment en raison de l’absence de toute mention explicite de cet objectif pourtant central. Cette situation contraste avec les engagements affichés par la France lors de la COP28, au cours de laquelle le Président de la République rappelait que la sortie des énergies fossiles constituait « la priorité des priorités » pour les pays les plus avancés.
Dans ce contexte, l’initiative de la Colombie d’organiser les 28 et 29 avril 2026, en amont des prochaines négociations climatiques, une première conférence internationale dédiée à la sortie des combustibles fossiles constitue une opportunité politique majeure pour faire progresser cet agenda au niveau international. Le silence opposé par la France à la proposition de coprésidence de cet événement interroge sur la constance et la lisibilité de sa position.
Le présent amendement vise donc à inviter le Gouvernement à s’engager pleinement, au niveau européen comme à l’international, afin de défendre une position ambitieuse et cohérente en faveur d’une sortie effective des énergies fossiles, notamment lors de la conférence de Santa Marta, et à œuvrer à l’émergence d’une position européenne commune en la matière.
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« – à peser de tout son poids au niveau européen et à l’international pour une sortie effective des énergies fossiles, notamment lors de la première conférence internationale sur la sortie des combustibles fossiles à Santa Marta en Colombie. »
Exposé des motifs
Amendement rédactionnel
Dispositif
À l’alinéa 28, supprimer les mots :
« dans le cadre des négociations interinstitutionnelles entre la Commission, le Conseil et le Parlement européen, prévues le 9 décembre 2025 ».
Exposé des motifs
Amendement rédactionnel
Dispositif
À la fin de l’alinéa 25, supprimer les mots :
« , lors de la session de négociation interinstitutionnelle européenne prévue le 9 décembre 2025 sur la révision de la loi européenne sur le climat ».