Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions
L'essentiel
Cette proposition de loi entend instaurer une présomption de légitime défense au bénéfice des policiers nationaux et municipaux ainsi que des gendarmes ayant fait usage de leur arme dans les conditions déjà prévues par le code de la sécurité intérieure. Son article unique crée un article 122-6-1 du code pénal : la présomption pourrait être renversée si l'enquête judiciaire démontre un usage des armes manifestement disproportionné ou contraire au principe de nécessité absolue. Les auteurs invoquent l'augmentation des violences visant les forces de l'ordre et une judiciarisation de leurs interventions, source selon eux d'insécurité juridique.
Le texte a été examiné en première lecture à l'Assemblée nationale le 7 juillet 2026, dans une séance prolongée au-delà de vingt heures par 225 voix contre 129. Plusieurs amendements de suppression ou de modification du titre, déposés notamment par des députés de gauche, ont été rejetés, entre 98 et 117 voix pour, contre 224 à 234. L'ensemble de la proposition de loi a finalement été adopté par 313 voix pour, 199 contre et 5 abstentions.
Qui a voté pour ou contre « Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 7 juillet 2026 par 313 voix pour, 199 contre et 5 abstentions.
Ont majoritairement voté pour : RN, EPR, DR, DEM, HOR, LIOT, UDDPLR, NI.
Ont majoritairement voté contre : LFI-NFP, SOC, ECOS, GDR.
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Le parcours de la loi
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions (première lecture).Adopté 313 pour · 5 abs · 199 contre · 1 non-votantsChargement du détail des votes…
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Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Jean-François CoulommeLFI-NFP42 interventions · 138 amendements
Amendements (4)
Art. ART. UNIQUE
• 18/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe Rassemblement National entend proposer une réécriture de l'article unique de la proposition de loi, dont il partage l'objectif.
Néanmoins, la rédaction actuelle apparaît insatisfaisante en ce qu'elle méconnaît le principe d'atteinte actuelle et injustifiée qui sont des éléments constitutifs essentiels de la légitime défense.
Cette réécriture assurera donc un meilleur encadrement du dispositif prévu.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article 122‑6 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Dans l’exercice de ses fonctions et revêtu de son uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, est également présumé avoir agi en état de légitime défense le fonctionnaire de la police nationale, le militaire de la gendarmerie nationale ou le militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense qui s’est défendu ou a défendu autrui contre une atteinte actuelle et injustifiée. »
Art. APRÈS ART. UNIQUE
• 18/01/2026
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Art. ART. UNIQUE
• 08/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, le groupe Rassemblement National entend proposer une réécriture de l'article unique de la proposition de loi, dont il partage l'objectif.
Néanmoins, la rédaction actuelle apparaît insatisfaisante en ce qu'elle méconnaît le principe d'atteinte actuelle et injustifiée qui sont des éléments constitutifs essentiels de la légitime défense.
Cette réécriture assurera donc un meilleur encadrement du dispositif prévu.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article 122‑6 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« « Dans l’exercice de ses fonctions et revêtu de son uniforme ou des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, est également présumé avoir agi en état de légitime défense le fonctionnaire de la police nationale, le militaire de la gendarmerie nationale ou le militaire déployé sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense qui s’est défendu ou a défendu autrui contre une atteinte actuelle et injustifiée. » »
Art. APRÈS ART. UNIQUE
• 08/01/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement constitue une demande de rapport sur la formation dispensée aux fonctionnaires de la police nationale et aux militaires de la gendarmerie en matière de maniement et de recours aux armes. En effet, une meilleure protection juridique des forces de l’ordre s’agissant de l’usage de leurs armes doit s’accompagner d’une attention toute particulière à la formation. Ce rapport doit donc constituer une base de travail à ce sujet.
Dispositif
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la formation dispensée aux fonctionnaires de la police nationale, aux militaires de la gendarmerie nationale et aux militaires déployés sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L. 1321‑1 du code de la défense en matière de maniement et de recours aux armes. Ce rapport présente notamment un état des lieux du nombre d’heures de formation effectuées et des conditions de mise en place de ces formations. Il propose des mesures visant à renforcer l’accès à ces formations et à en améliorer la qualité.