← Retour aux lois
DEM

Renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l’État

Proposition de loi
Voir la fiche sur assemblee-nationale.fr →

Répartition des amendements

Par statut

DISCUTE 4 IRRECEVABLE_40 1
Tous les groupes

Amendements (5)

Art. ART. 3 • 20/02/2026 IRRECEVABLE_40
LFI-NFP
Contenu non disponible.
Art. ART. PREMIER • 20/02/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent d’instaurer un mécanisme pour encadrer les écarts de rémunération dans les agences et opérateurs de l’État, comme nous le proposons pour les entreprises privées.

En l’état, cet article n’est qu’un instrument pour jeter l’opprobre sur tous les opérateurs et « agences » de l’État, terme volontairement large devant permettre de pointer du doigt toutes les organisations remplissant une mission de service public, selon l’opportunité politique du moment.

L’exposé des motifs évoque « des écarts de rémunération importants, parfois supérieurs à ceux des membres du Gouvernement » étant notamment entendu que ces rémunérations importantes créeraient un phénomène « d’évaporation » des hauts fonctionnaires après un passage en agence.

Pourtant, le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les agences et opérateurs de l’État nuance franchement ce constat. Il constate que « le salaire moyen brut d’un dirigeant appartenant au « top 10 » des dirigeants les mieux rémunérés d’un opérateur s’élève à 7 986,58 euros en 2023, contre 16 799 euros dans les ministères ». Le rapport n’a pas plus été en mesure d’évaluer le prétendu effet d’évaporation des hauts fonctionnaires.

Nous avons déjà assisté à cette mascarade consistant à accuser les « agences » de tous les maux au prix de mensonges lors des débats sur le projet de loi de « simplification de la vie économique ». Toute la droite jusqu’au Rassemblement national ont alors tenté de supprimer des dizaines d’organisations cruciales pour servir leurs obsessions climatosceptiques et anti-sciences.

Pour autant, la commission d’enquête a effectivement révélé des écarts de rémunération faramineux et injustifiables. Il existe « quatre opérateurs présentent, en 2023, un salaire brut mensuel des dirigeants du « top 10 » qui est supérieur à cette moyenne ministérielle : la Société du Grand Paris ; le Centre national d’études spatiales ; l’Opéra national de Paris ; et l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (…) dans le monde de la culture, un haut dirigeant gagne davantage à l’Opéra national de Paris qu’en ministère ». Ce constat diffère selon les secteurs (« dans le domaine de l’environnement et de l’écologie, la situation est plus contrastée »).

Notre groupe propose donc d’instaurer un écart de rémunération maximal au sein des agences visées de manière à ce que l’écart maximal entre le salaire le plus bas et la rémunération la plus haute ne puisse y dépasser un facteur 10. Dans ce même objectif, nous proposons que le mécanisme de contrôle parlementaire prévu porte sur les 10 % de rémunérations les plus élevées, contre 3 % prévus dans le texte.

Ce mécanisme relève d’une évidence de justice sociale, dans un contexte où les effectifs sont continuellement menacés dans la fonction publique et où les salaires sont gelés, et alors que 82 % des Français·es se déclaraient incapables d’épargner à la fin du mois, tandis que 79 % déclaraient devoir « se serrer la ceinture » selon une étude Elabe de 2023.

Dispositif

 

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« trois »,

le mot :

« dix ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le montant annuel du salaire maximal ou de la rémunération maximale appliqué dans une agence ou un opérateur de l’État est calculé en intégrant tous les éléments fixes, variables ou exceptionnels de toute nature qui la composent, ne peut être supérieur à dix fois le montant annuel du salaire le plus faible versé dans la même agence ou opérateur. »

Art. ART. PREMIER • 20/02/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent d’évaluer l’opportunité d’instaurer un mécanisme pour encadrer les écarts de rémunération dans les agences et opérateurs de l’État, comme nous le proposons pour les entreprises privées.

En l’état, cet article n’est qu’un instrument pour jeter l’opprobre sur tous les opérateurs et « agences » de l’État, terme volontairement large devant permettre de pointer du doigt toutes les organisations remplissant une mission de service public, selon l’opportunité politique du moment.

L’exposé des motifs évoque « des écarts de rémunération importants, parfois supérieurs à ceux des membres du Gouvernement » étant notamment entendu que ces rémunérations importantes créeraient un phénomène « d’évaporation » des hauts fonctionnaires après un passage en agence.

Pourtant, le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les agences et opérateurs de l’État nuance franchement ce constat. Il constate que « le salaire moyen brut d’un dirigeant appartenant au « top 10 » des dirigeants les mieux rémunérés d’un opérateur s’élève à 7 986,58 euros en 2023, contre 16 799 euros dans les ministères ». Le rapport n’a pas plus été en mesure d’évaluer le prétendu effet d’évaporation des hauts fonctionnaires.

Nous avons déjà assisté à cette mascarade consistant à accuser les « agences » de tous les maux au prix de mensonges lors des débats sur le projet de loi de « simplification de la vie économique ». Toute la droite jusqu’au Rassemblement national ont alors tenté de supprimer des dizaines d’organisations cruciales pour servir leurs obsessions climatosceptiques et anti-sciences.

Pour autant, la commission d’enquête a révélé des écarts de rémunération faramineux et injustifiables. Il existe « quatre opérateurs présentent, en 2023, un salaire brut mensuel des dirigeants du « top 10 » qui est supérieur à cette moyenne ministérielle : la Société du Grand Paris ; le Centre national d’études spatiales ; l’Opéra national de Paris ; et l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (…) dans le monde de la culture, un haut dirigeant gagne davantage à l’Opéra national de Paris qu’en ministère ». Ce constat diffère selon les secteurs (« dans le domaine de l’environnement et de l’écologie, la situation est plus contrastée »).

Notre groupe propose donc d’instaurer un écart de rémunération maximal au sein des agences visées de manière à ce que l’écart maximal entre le salaire le plus bas et la rémunération la plus haute ne puisse y dépasser un facteur 10.

Ce mécanisme relève d’une évidence de justice sociale, dans un contexte où les effectifs sont continuellement menacés dans la fonction publique et où les salaires sont gelés, et alors que 82 % des Français·es se déclaraient incapables d’épargner à la fin du mois, tandis que 79 % déclaraient devoir « se serrer la ceinture » selon une étude Elabe de 2023.

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de plafonner le montant annuel du salaire maximal ou de la rémunération maximale appliqué dans agence ou opérateur de l’État calculé en intégrant tous les éléments fixes, variables ou exceptionnels de toute nature qui la composent, de manière à ce qu’il ne puisse être supérieur à dix fois le montant annuel du salaire le plus faible versé dans la même agence ou opérateur. »

Art. ART. 4 • 20/02/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de supprimer cet article.

Cet article prévoit que l’État disposera de la majorité au sein du conseil d’administration d’une agence ou d’un opérateur s’il en est le principal financeur, ce qui est le cas la quasi-totalité d’entre eux.

L’opportunité de cet article interroge grandement, puisque les articles 2 et 3 prétendaient déjà résoudre la question du « pilotage insuffisamment opérationnel » exercé par les administrations de tutelle, en rendant obligatoire la conclusion de contrats d’objectifs et de performance et des contrats d’objectifs avec chaque opérateur.

D’ailleurs, dans un rapport de 2021, la Cour des comptes ne recommande nullement de réformer la gouvernance de ces entités, estimant que le contrat d’objectifs serait un instrument suffisant pour renforcer « l’implication de l’État ».

Cet article semble donc uniquement voué à mettre définitivement sous tutelle ces entités.

Notre groupe soutient que la question de la gouvernance de chaque entité devrait être appréhendée au cas par cas.

Par exemple comment justifier que pour des opérateurs comme l’Office français de la biodiversité (OFB) ou l’ADEME, des représentants de l’État soient davantage représentés que des expert.es de ces questions ? Pour ne prendre que l’exemple de l’OFB, son conseil d’administration, composé de cinq collèges distincts, n’intègre des représentants de l’État que dans son premier collège, les autres conférant une place prépondérante et légitime aux représentants d’associations de protection de l’environnement, d’organisations agricoles, ou encore de collectivités territoriales.

La question de leur gouvernance est d’autant plus sensible que certaines d’entre elles doivent conserver une certaine autonomie.

Sur ce point, nos craintes sont d’autant plus fondées que c’est précisément la destruction de l’autonomie de certaines agences qui est recherché par le Gouvernement et ses appuis à droite. La dernière « agence » à en avoir fait les frais n’est autre que l’ANSES, puisque un décret publié quelques jours après l’adoption de l’abjecte loi « Duplomb » prévoit que ses décisions seront dorénavant contraintes en matière d’examen des pesticides par un calendrier fixé par un ministère de l’Agriculture entièrement acquis aux enjeux économiques de l’agrochimie – sans même associer ses autres Ministères de tutelle, pas même celui de la Santé.

Cette question se pose d’autant plus que la notion d’agence n’est pas définie dans la loi ce qui est particulièrement problématique ici. Si l’article exclut certes les associations, fondations, et établissements universitaires et scientifiques, il ne s’agit donc pas d’une garantie suffisante.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 3 • 20/02/2026 DISCUTE
LFI-NFP

Exposé des motifs

Par cet amendement, les député.es de la France insoumise proposent de supprimer cet article.

Cet article rend obligatoire la conclusion de contrats d’objectifs et de moyens (COM) pluriannuels pour l’ensemble des agences et opérateurs de l’État. Chaque contrat sera conclu entre l’entité et son ministère de tutelle.

Nous touchons aussi au véritable objectif de cette proposition de loi, ainsi que celui des partisans de suppressions et de fusions aveugles de ces organisations : la casse d’opérateurs de l’État remplissant des missions de service public, et leur mise sous la tutelle du Gouvernement.

Au-delà de cette mise sous tutelle, qui menacerait directement les organisations bénéficiant d’une nécessaire autonomie, la logique est bien celle de « maîtrise et de réduction progressive de la dépense publique », comme le dispose l’exposé des motifs. Et ce alors que la commission d’enquête sénatoriale sur le sujet a établi clairement que des économies d’échelle ne pourraient pas être réalisées de cette manière.

Alors que l’ancien Premier ministre F. Bayrou prétendait qu’il pourrait dégager 5,2 Mds d’euros d’économies sur les seules suppressions ou fusions d’agences et opérateurs, la commision d’enquête a établi que ces économies seraient dix fois inférieures (540 millions d’euros, et sur 2 ou 3 ans) et porteraient d’ailleurs essentiellement sur la mutualisation de fonctions support. La suppression de certaines instances consultatives, elle ne rapporterait qu’une poignée de millions.

Il s’agit bien de jeter l’opprobre sur toutes ces organisations, pour accélérer la privatisation de leurs missions. Cela passera d’une part par une destruction des emplois puisqu’en vertu de ces COM, chaque ministère de tutelle pourra « définir la trajectoire de moyens associée à ces objectifs, incluant, le cas échéant, les moyens financiers et humains ».

D’autre part, cela passera par la dictature des indicateurs de performance, que ce texte propose de généraliser via les contrats d’objectifs et de performance (article 2). Ce principe du management libéral poussé jusqu’à l’absurde engendre déjà burn-out, dépressions, perte de sens au travail et exposition accrue aux accidents du travail, et dans tous les secteurs.

Nous n’oublions pas les attaques en règle, anticlimatiques et antisciences qui se sont abattues ces derniers mois sur de nombreuses organisations essentielles et venant de tout le spectre de droite. Cela a été le cas de l’Agence de la transition écologique (Ademe) qui emploie 1 400 personnes, de l’Office national des forêts (ONF) qui emploie 8 000 personnes, de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui emploie 1 000 personnes, ou encore l’Office français de la biodiversité (OFB) qui compte 3 000 emplois.

Cet article doit d’autant plus nous inquiéter que le terme d’ « agence de l’État » n’est défini nulle part dans ce texte. Quelles seraient alors les organisations concrètement concernées par ces COM qui menaceraient leurs emplois ?

Les syndicats l’ont dit clairement : le prisme de la « restructuration » des agences abordé par le prisme des objectifs et des missions qui leur sont confiés sera une impasse tant que les moyens d’assurer leur mission ne leur seront pas donnés. Il convient donc d’abandonner l’introduction de contrats d’objectifs et de moyens obligatoires.

Dispositif

Supprimer cet article.

Scrutins (0)

Aucun scrutin lié à ce texte.