Renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l’État
Amendements (7)
Art. ART. 2
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement vise à renforcer l’effectivité du contrôle parlementaire en prévoyant la transmission du projet de contrat d’objectifs et de performance aux commissions des finances avant sa signature.
En l’état du texte, le Parlement ne dispose que d’un contrôle a posteriori, à travers le rapport annuel d’exécution. La transmission préalable du projet de contrat permet une information en amont des objectifs assignés, des indicateurs retenus et des engagements pris, dans une logique de transparence et de bonne gouvernance des opérateurs financés par des fonds publics.
Dispositif
Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :
« Le projet de contrat d’objectifs et de performance est transmis, pour information, aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat au moins un mois avant sa signature. »
Art. ART. 3
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement prévoit la transmission du projet de contrat d’objectifs et de moyens aux commissions des finances avant sa signature.
En prévoyant uniquement un rapport annuel d’exécution, le texte organise un contrôle essentiellement a posteriori. La transmission préalable du projet de contrat permet aux commissions compétentes d’apprécier, en amont, la cohérence entre les objectifs assignés à l’organisme et la trajectoire de moyens envisagée, notamment financiers et humains.
Dispositif
Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :
« Le projet de contrat d’objectifs et de moyens est transmis, pour information, aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat au moins un mois avant sa signature. »
Art. ART. 4
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à concilier l’autonomie reconnue à certains organismes, notamment les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, avec l’exigence de responsabilité attachée à l’utilisation majoritaire de financements publics.
Il maintient l’exception de principe, tout en prévoyant que celle-ci ne saurait s’étendre aux décisions de nature strictement budgétaire ou aux politiques de rémunération des dirigeants, dès lors que l’État assume la qualité de principal financeur.
Il ne remet pas en cause l’indépendance académique ou scientifique, mais renforce la cohérence entre financement public majoritaire et gouvernance financière.
Dispositif
Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :
« à l’exception des décisions relatives aux engagements financiers pluriannuels et à la rémunération des dirigeants. »
Art. ART. PREMIER
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement propose de porter de 3 % à 10 % la part des rémunérations les plus élevées soumises au contrôle annuel des commissions des finances.
Le seuil actuellement retenu concentre le contrôle sur un nombre très restreint de dirigeants. Un élargissement à 10 % permettrait d’inclure les cadres supérieurs et dirigeants intermédiaires occupant des fonctions stratégiques au sein des agences et opérateurs de l’État, dont le niveau de responsabilité et de rémunération peut être particulièrement significatif.
Dispositif
À l’alinéa 1, substituer au mot :
« trois »,
le mot :
« dix ».
Art. ART. 3
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement transpose la logique de temporalité de l’article 2 au présent article.
Dispositif
Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :
« II bis. – Le contrat d’objectifs et de moyens est conclu pour une durée par défaut de cinq ans. Il comporte une clause de revoyure au plus tard à l’issue de la troisième année, donnant lieu à un bilan d’étape et, le cas échéant, à une actualisation des objectifs et indicateurs. »
Art. APRÈS ART. 3
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Le présent amendement vise à donner une portée effective aux contrats d’objectifs et de performance ainsi qu’aux contrats d’objectifs et de moyens conclus avec les agences et opérateurs de l’État.
En cas d’écarts significatifs et persistants entre les objectifs fixés et les résultats constatés à l’issue de la période contractuelle, le Gouvernement serait tenu de présenter au Parlement les mesures envisagées, pouvant aller jusqu’à la réorganisation, la fusion ou la suppression de l’organisme concerné.
Dispositif
« Dans le cas où, à l’issue des périodes contractuelles mentionnées aux articles 2 et 3, des écarts significatifs et persistants entre les objectifs fixés et les résultats d’exécution sont constatés, le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois, un rapport présentant toute mesure de réorganisation, de fusion avec un autre organisme ou de suppression de l’agence ou de l’opérateur concerné. »
Art. ART. PREMIER
• 20/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Amendement rédactionnel.
Le présent amendement vise à clarifier que la part des rémunérations soumises au contrôle parlementaire s’apprécie au sein de chaque agence ou opérateur pris individuellement, et non de manière agrégée à l’échelle de l’ensemble des organismes mentionnés par le décret.
Cette précision sécurise l’interprétation du dispositif et garantit que le contrôle porte effectivement sur les rémunérations les plus élevées propres à chaque structure, en cohérence avec l’objectif de transparence et de bonne gestion des fonds publics.
Dispositif
À l’alinéa 3, après le mot :
« égard »,
insérer les mots :
« de chacune ».
Scrutins (0)
Aucun scrutin lié à ce texte.