Sans titre
Répartition des amendements
Par groupe
Par statut
Amendements (3)
Art. APRÈS ART. UNIQUE
• 22/05/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, il est proposé que le Gouvernement remette au Parlement, dans un délai de deux ans, un rapport évaluant le coût réel du dispositif de compensation prévu par la présente loi ainsi que ses effets sur les communes, en particulier sur les territoires ruraux.
En effet, si la présente proposition de loi tend à étendre le bénéfice de cette compensation à l’ensemble des communes concernées, il demeure indispensable de vérifier qu’elle couvre effectivement les charges nouvelles supportées par les collectivités dans le cadre du service public de la petite enfance. L’enveloppe prévue de 86 millions d’euros apparaît largement insuffisante au regard des charges induites, l’Association des maires de France estimant qu’elle ne couvrirait que 50 à 80 % des dépenses nouvelles. Le 12 mai 2025, le Comité des finances locales a d’ailleurs rendu un avis unanimement défavorable sur les modalités de cette compensation.
Derrière l’affichage d’un prétendu service public de la petite enfance, le Gouvernement organise en réalité un service public au rabais, qui favorise le développement de structures privées lucratives et ne permet ni de répondre aux besoins des familles ni de garantir un véritable droit à l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire.
Cette insuffisance budgétaire s’inscrit par ailleurs dans un contexte de crise profonde du secteur, marqué par une pénurie de professionnel·les, une dégradation des conditions de travail, des fermetures de places en crèche liées aux difficultés de recrutement, ainsi qu’une montée en puissance des structures privées lucratives.
Elle compromet, en pratique, la mise en œuvre effective du service public de la petite enfance et la capacité des collectivités à répondre aux besoins des familles sur l’ensemble du territoire.
Dispositif
Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût réel du dispositif de compensation prévu par la présente loi ainsi que ses effets sur les communes. Ce rapport apprécie notamment l’adéquation de cette compensation aux charges effectivement supportées par les autorités organisatrices du service public de la petite enfance.
Art. APRÈS ART. UNIQUE
• 22/05/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement d’appel, les député·es du groupe parlementaire de La France insoumise souhaitent alerter sur le manque criant de moyens alloués aux autorités organisatrices pour l’exercice de leurs compétences au titre du service public de la petite enfance.
Entré en vigueur le 1er janvier 2025, le service public de la petite enfance alourdit significativement les missions des communes, sans que les moyens financiers correspondants leur soient effectivement garantis.
Si la présente proposition de loi va dans le bon sens en étendant le bénéfice de la compensation financière aux communes de moins de 3 500 habitants, elle ne répond pas au problème de fond : l’insuffisance structurelle des financements consacrés à ce service public, telle qu’elle résulte de la loi de finances pour 2025. L’enveloppe prévue de 86 millions d’euros apparaît largement insuffisante au regard des charges induites, l’Association des maires de France estimant qu’elle ne couvrirait que 50 à 80 % des dépenses nouvelles. Le 12 mai 2025, le Comité des finances locales a d’ailleurs rendu un avis unanimement défavorable sur les modalités de cette compensation.
Derrière l’affichage d’un prétendu service public de la petite enfance, le Gouvernement organise en réalité un service public au rabais, qui favorise le développement de structures privées lucratives et ne permet ni de répondre aux besoins des familles ni de garantir un véritable droit à l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire.
Cette insuffisance budgétaire s’inscrit par ailleurs dans un contexte de crise profonde du secteur, marqué par une pénurie de professionnel·les, une dégradation des conditions de travail, des fermetures de places en crèche liées aux difficultés de recrutement, ainsi qu’une montée en puissance des structures privées lucratives.
Elle compromet, en pratique, la mise en œuvre effective du service public de la petite enfance et la capacité des collectivités à répondre aux besoins des familles sur l’ensemble du territoire.
Dispositif
La Nation se fixe pour objectif de donner à toutes les communes les moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice de l’ensemble de leurs compétences dans le cadre du service public de la petite enfance.
À cette fin les communes quelle que soit leur population reçoivent les moyens humains et financiers nécessaires à l’exercice de l’ensemble des compétences du service public de la petite enfance. »
Art. APRÈS ART. UNIQUE
• 22/05/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Par cet amendement, les député·es du groupe parlementaire de la France insoumise demandent un rapport évaluant la pertinence des critères de répartition de la compensation financière versée aux autorités organisatrices du service public de la petite enfance.
L’article 188 de la loi de finances pour 2025 précise que l’accompagnement financier versé aux communes pour l’exercice de leurs missions d’autorité organisatrice tient "notamment compte du nombre de naissances et du potentiel financier par habitant de chaque commune". Ces critères, aujourd’hui retenus, sont toutefois partiels et inadaptés aux réalités territoriales. En pratique, le recours au seul nombre moyen de naissances constatées sur les trois dernières années et au potentiel financier par habitant ne rend pas compte des dynamiques démographiques récentes (arrivées/départs de familles), des coûts réels supportés par les collectivités, ni des besoins effectifs des familles (taux de couverture, amplitude horaire, accueil des enfants en situation de handicap).
De nombreux acteurs du service public de la petite enfance (élu·es locaux, fédérations d’acteurs de la petite enfance, syndicats de professionnel·les..) ont alerté sur ces limites.Ils constatent que la combinaison actuelle des critères favorise des répartitions qui ne coïncident ni avec les charges effectives des collectivités ni avec la demande réelle des familles. Le critère de potentiel financier, en particulier, conduit à une logique qui neutralise les besoins des territoires les plus fragiles au profit de collectivités plus aisées, au mépris du principe d’équité territoriale.
Compte tenu de ces observations, il est nécessaire que le Gouvernement remette au Parlement, au plus tard le 30 juin 2028, un rapport exhaustif évaluant la capacité des critères prévus à l’article 188 à refléter fidèlement les charges et besoins des autorités organisatrices du service public de la petite enfance.
Par cet amendement, les député·es du groupe de la France insoumise entendent garantir que la répartition des financements pour la petite enfance repose sur des critères objectifs, précis et adaptés aux réalités territoriales, afin de renforcer l’équité et l’efficacité du service public.
Dispositif
Au plus tard le 30 juin 2028, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la pertinence des critères de répartition de la compensation financière versée aux autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant, mentionnés à l’article 188 de la loi n° 2025‑127 du 14 février 2025. Ce rapport examine notamment leur capacité à refléter les charges réellement supportées par les collectivités territoriales ainsi que la nécessité de disposer de critères objectifs, précis et actualisables chaque année. Il formule également des recommandations visant à améliorer les modalités de répartition de cette compensation financière afin de mieux tenir compte des réalités territoriales et des besoins effectifs des familles en matière d’accueil du jeune enfant.
Scrutins (0)
Aucun scrutin lié à ce texte.