Citoyens français emprisonnés à l'étranger
C Christine PrunaudCRCE Sénatrice — Côtes-d'ArmorLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2017Vous l'avez dit, il a été arrêté le 23 août dernier ; le juge de district israélien a confirmé, le 18 septembre, sa détention administrative ; la dernière audience en appel à l'encontre de cette décision de mise en détention s'est tenue à la Cour suprême israélienne de Jérusalem le 22 octobre. Ni notre compatriote ni ses avocats n'ont pu avoir connaissance des charges retenues contre lui.
Comme tous les Français détenus à travers le monde, Salah Hamouri bénéficie pleinement de la protection consulaire française, en conformité avec la convention de Vienne. Notre consul général lui a ainsi rendu visite sur son site de détention, et le consulat général était présent à chacune des audiences publiques auxquelles il a comparu.
Nous avons fait part aux autorités israéliennes de toute l'attention que nous portons à son cas et de notre préoccupation face à l'usage extensif de la détention administrative. En effet, je le rappelle, l'utilisation abusive et systématique de la détention administrative porte atteinte au droit à un procès équitable et aux droits de la défense. Nous demandons que l'ensemble des droits de notre compatriote soient respectés, et nous espérons sa libération. Nous sommes aussi intervenus pour demander que sa famille puisse lui rendre visite.
Soyez assurée, madame la sénatrice, de l'attention avec laquelle nous allons continuer de suivre la situation de M. Hamouri, et non pas seulement par des déclarations publiques. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à Mme Christine Prunaud, pour la réplique.
Mme Christine Prunaud. Je prends bonne note, madame la ministre, de l'attention que vous portez à cette affaire.
Les autorités françaises ont su engager des démarches similaires. Ce que vous avez pu exiger de la Turquie, un pays qui n'est pas non plus démocratique, pour la libération de Loup Bureau, nous souhaiterions que vous l'exigiez aussi pour Salah Hamouri, puisque ni l'un ni l'autre ne sont terroristes. Ce que nous voulons, c'est sa libération immédiate, et non pas dans deux, trois ou six mois.
M. le président. Veuillez conclure, ma chère collègue !
Mme Christine Prunaud. Telle est la volonté de beaucoup d'entre nous, sur ces travées, et de bien des associations.
Je vous saurais donc gré, madame la ministre, de bien vouloir être encore plus exigeante.
Source : senat.fr ↗
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