Transfert de la gestion du PACS aux communes
C Colette MélotLes Indépendants Sénatrice — Seine-et-MarneLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/10/2017Vous parlez des changements de prénom ; c'est aussi une question ancienne.
Mme Sophie Primas. C'est l'accumulation qui pose problème !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Enfin, vous m'interrogez sur le PACS, qui a effectivement été transféré aux mairies par la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle en novembre 2016. Vous estimez qu'il aurait été nécessaire de prévoir une compensation financière pour cette nouvelle attribution. (Oui ! sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. François Grosdidier. C'est dans la Constitution !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Cette question a été tranchée à l'occasion de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle par une décision du 17 novembre 2016. Le Conseil constitutionnel a décidé l'obligation pour l'État de compenser financièrement l'exercice de certaines compétences, mais cela ne s'applique pas à celles qui sont exercées au nom de l'État. Or le PACS est une mission exercée au nom de l'État. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jacques Grosperrin. C'est trop facile !
M. François Grosdidier. Cela ne vous interdit pas de le faire !
M. Gérard Collomb, ministre d'État. Malgré cette jurisprudence, nous avons aujourd'hui inscrit 22 millions d'euros de crédits, dont j'aurai l'occasion de vous parler.
Cela dit, dans la même décision, le Conseil constitutionnel a ajouté, s'agissant du PACS, que le montant des sommes en jeu n'était pas tel qu'il portait atteinte à la libre administration des communes concernées. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Sophie Primas. On vous le répète : c'est l'accumulation qui pose problème !
M. le président. La parole est à Mme Colette Mélot, pour la réplique.
Mme Colette Mélot. Monsieur le ministre d'État, je souhaiterais que vous puissiez au moins examiner la possibilité, pour les 284 communes qui devront assurer un service public pour des non-résidents – j'y insiste – d'obtenir non pas une compensation, mais une indemnisation spécifique, comme ce fut le cas pour l'instruction des passeports biométriques. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Indépendants - République et Territoires, du groupe Union Centriste et du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen.)
Source : senat.fr ↗
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