Bailleurs sociaux
P Philippe DallierLes Républicains Sénateur — Seine-Saint-DenisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/12/2017Nous avons beaucoup travaillé, au Sénat et à l'Assemblée nationale, dans le cadre d'un dialogue direct avec les bailleurs sociaux mené sous l'autorité du Premier ministre.
Ce qu'a fait le Sénat a été utile, cher Philippe Dallier. Vous avez omis de rappeler l'adoption d'un amendement que vous avez soutenu et qui a permis de dégager 700 millions d'euros de financement grâce au relèvement du taux de TVA de 5,5 % à 10 % : c'est l'œuvre du Sénat, et cela change considérablement les choses !
À ce titre, je tiens à rendre hommage à celles et à ceux qui ont participé à ce travail, notamment Sophie Primas, vous-même, Valérie Létard, Marie-Noëlle Lienemann ou Cécile Cukierman. Ce travail a été et restera utile. En effet, si nous avons abouti, sous l'autorité du Premier ministre, à la signature d'un protocole d'accord avec les entreprises sociales pour l'habitat – cela représente tout de même 60 % de la construction dans le domaine du logement social –, c'est dans une large mesure grâce au travail réalisé ici.
Pour ce qui concerne la conférence de consensus, qui a été proposée par le président du Sénat et acceptée par le Premier ministre, nous avons la volonté d'avancer ensemble. Rechercher un consensus, cela signifie non pas trouver des solutions à tout, mais travailler ensemble, s'écouter et faire avancer la question du logement. Nous le savons tous, parce que vous l'avez souligné souvent dans vos excellents rapports, un certain nombre de problèmes importants doivent être réglés dans ce domaine, la situation actuelle n'étant pas satisfaisante.
Dans l'attente de votre réplique, monsieur Dallier, voilà ce que je voulais vous dire amicalement ! (Sourires et applaudissements sur les travées du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen et du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Philippe Dallier, pour la réplique.
M. Philippe Dallier. Monsieur le ministre, à mes yeux, le Gouvernement a commis une erreur à l'égard du monde HLM, d'abord en le divisant, ce qui n'est pas une bonne chose, ensuite en refusant de se donner du temps pour évaluer les conséquences de votre politique.
Je pense également que vous avez commis une faute à l'égard du Parlement, et particulièrement du Sénat. J'ai en effet le sentiment, monsieur le ministre, que, malgré ce que vous avez dit, nous avons perdu notre temps. En effet, il n'y avait en vérité pas grand-chose à négocier. La nouvelle lecture à l'Assemblée nationale nous l'a malheureusement démontré. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur certaines travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
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