Rapport Spinetta
Olivier JacquinSER
Sénateur — Meurthe-et-Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/02/2018Les assises nationales de la mobilité ont, à cet égard, permis de faire remonter de très nombreuses propositions, y compris la nécessité de sortir des zones blanches de la mobilité. Vous savez sans doute que 80 % de notre territoire n'est pas couvert par une autorité organisatrice de la mobilité : par conséquent, personne ne s'occupe de proposer des solutions alternatives à la voiture individuelle dans ces territoires.
M. Jean-François Husson. C'est vrai !
Mme Élisabeth Borne, ministre. Le service public ferroviaire a clairement un rôle important à jouer dans notre politique de mobilité au service de tous les territoires. Mais, comme je le disais, aujourd'hui, nous sommes face à des impasses, à des coûts qui ne cessent de croître, à une dette qui ne cesse d'augmenter et à une qualité de service qui ne répond pas aux attentes de nos concitoyens.
Nos concitoyens le savent bien : ceux qui vivent avec angoisse le fait de prendre un train et qui se demandent s'ils vont arriver à l'heure au travail ; ceux qui constatent que, pendant qu'on inaugure quatre lignes à grande vitesse au cours des dix-huit derniers mois, 20 % de notre réseau ferroviaire font l'objet de ralentissements. Très concrètement, cela signifie par exemple qu'il faut une heure vingt-cinq minutes pour parcourir les 70 kilomètres séparant Niort de Saintes,…
M. Philippe Mouiller. Ça, c'est vrai !
Mme Élisabeth Borne, ministre. … et trente-cinq minutes de plus qu'avant pour aller aujourd'hui de Limoges à Paris. Nos concitoyens le vivent au quotidien.
Cela montre bien qu'une réforme s'impose, que le statu quo n'est pas possible. C'est bien dans l'objectif de redonner toute sa fierté à notre service public ferroviaire, auquel nous allons consacrer 36 milliards d'euros dans les dix prochaines années, soit 10 millions d'euros par jour pendant dix ans, de refonder le modèle ferroviaire que le Gouvernement a souhaité ce rapport pour définir une stratégie globale en termes de service public ferroviaire. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Mme Michèle Vullien et M. Vincent Capo-Canellas applaudissent également.)
M. le président. La parole est à M. Olivier Jacquin, pour la réplique en sept secondes, plus vite que le train ! (Sourires.)
M. Olivier Jacquin. Plus vite qu'un train de sénateur…
J'espère, madame la ministre, que ce train de réformes ne sera pas qu'une simple promesse de modernité rentable et concurrentielle ! (Applaudissements sur de nombreuses travées du groupe socialiste et républicain.)
Source : senat.fr ↗
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