Avenir de l'usine Ford de Blanquefort
A Alain CazabonneUC Sénateur — GirondeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/03/2018Ce sujet est douloureux. En effet, le groupe Ford a annoncé le 27 février dernier sa décision de ne pas investir pour assurer l'avenir du site de Blanquefort, qui compte près de 1 000 salariés. Il s'agit d'une mauvaise nouvelle, que nous déplorons. Bruno Le Maire a eu l'occasion de le dire au président de Ford Europe, et il a tenu une réunion de crise avec les représentants des salariés et les élus concernés dès le 2 mars dernier. Il a obtenu que Ford maintienne le niveau des charges de l'usine jusqu'à la fin de 2019.
Il faut mettre à profit ce délai pour chercher des solutions durables pour le site. Pour l'État comme pour les salariés, le premier responsable de la pérennité du site de Blanquefort est le groupe Ford lui-même, qui, à ce jour, est bénéficiaire. C'est à Ford de proposer des solutions permettant d'assurer la pérennité de ce site industriel et de garantir que d'éventuelles restructurations qu'il pourrait décider soient menées de manière parfaitement responsable.
Il ne faut pas réitérer la mauvaise expérience de 2011, lorsque Ford avait tenté de céder le site à un industriel trop peu solide, puis avait été obligé de le reprendre quelques mois plus tard. Un groupe de travail de haut niveau a été constitué avec la direction de Ford et le délégué interministériel aux restructurations, M. Jean-Pierre Floris. Des comités trimestriels vont se tenir avec les salariés et les élus, à l'invitation du préfet.
Le 5 avril prochain, M. Floris se rendra chez Ford Europe, afin de discuter de façon très détaillée des mesures qui seront prises pour assurer la tenue de l'engagement de charges jusqu'à la fin de 2019, et ce dans les détails les plus techniques et opérationnels. Il pourra également évoquer les voies de pérennisation du site au-delà de cette date. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Alain Cazabonne, pour la réplique.
M. Alain Cazabonne. Madame la secrétaire d'État, j'ai bien noté ces engagements. Je crois qu'il est important de faire un geste fort, sans jeu de mots, à l'égard de ces entreprises qui viennent s'installer ici et créer des emplois, ce qui est une bonne chose. On peut même comprendre qu'elles demandent des aides en cas de difficultés, mais il est inadmissible qu'elles n'intègrent jamais dans leurs décisions la casse sociale qui vient derrière. Nous devons tous être unis pour leur faire comprendre qu'elles sont certes les bienvenues, mais qu'elles doivent être responsables jusqu'au bout. (Applaudissements sur les travées du groupe Union Centriste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)
Source : senat.fr ↗
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